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 Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)

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Message#Sujet: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Ven 3 Oct - 12:00

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Penny ne dormait pas très bien ces derniers temps, il y avait pas mal de chose qui traversait son esprit et qui l'empêchait de trouvait un sommeil réellement réparateur. Pourtant, elle était une bonne dormeuse en temps normal. Elle ne passait pas son temps à dormir non plus, mais quand elle s'installait dans son lit, elle partait généralement pour une bonne nuit de sommeil. Mais ce n'était plus le cas ces derniers temps. La jeune femme vivait dans la maison qu'elle avait partageait avec Joshua. Il n'y avait aucune raison qu'elle parte, cette maison était la sienne. Mais évidemment, l'endroit était truffé de souvenir, de petits détails qui rappelaient à la Fée sa solitude. Cependant, Penny savait parfaitement qu'il n'y avait pas que cela. Elle craignait aussi pour sa vie, entre autre, puisqu'elle avait compris que quelques personnes en voulaient aux créatures magiques. Comprenant au passage que quelques personnes étaient au courant également. Et s'il n'y avait que cela encore. Andrew, il accaparait bien souvent son esprit ces derniers temps. Penny ne connaissait pas grand-chose de cet homme, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir régulièrement des pensées pour lui et le pire c'était qu'elle souriait dès qu'elle l'avait en tête. Ce n'était pas saint, Penny savait parfaitement que ce n'était pas une bonne chose. Mais elle n'y pouvait rien. Elle était donc réveillée depuis très tôt le matin et commençait à tourner en rond dans sa maison. Elle s'était installée près de la cheminée pour lire un livre, mais cela ne suffisait pas à occuper son esprit. Elle jeta un coup d'œil à la fenêtre, le soleil était en train de se lever. Il était peut-être temps pour elle de sortir et de faire un tour.

La jeune femme recevait ses parents à dîner le soir même, elle avait donc quelques provisions à aller chercher au marché. Ce dernier devait déjà être ouvert, il était toujours ouvert très tôt. Et en y allant aussi tôt, elle allait pouvoir éviter la foule, ce qui n'était pas plus mal. La jeune femme se prépara donc et rassembla quelques étoffes qu'elle avait brodé elle-même. C'était ce qu'elle offrait en échange pour obtenir des denrées. Penny sortit donc de sa maison, après avoir enfilé un gros manteau. Le temps n'était pas trop mauvais, mais quand le jour venait à peine de se lever, la température n'était pas très grande. Elle marcha donc jusqu'au centre du village, où se trouvait le marché. Elle avait eu raison de venir aussi tôt, c'était bien plus agréable. Elle troqua quelques étoffes contre de la viande, des légumes et même des sucreries qu'elle rangea dans son panier. Elle était en train d'observer la pêche matinale quand elle heurta quelqu'un.


« Oh, Déa ! » S'exclama-t-elle en découvrant qui était cette personne qu'elle avait bousculée par mégarde. Déa, son amie, c'était une coïncidence agréable. Penny offrit une étreinte amicale à son amie, avant de reprendre. « Comment tu vas ? »

Ce n'était pas pour rien que la jeune femme posait cette question à son amie, elle savait parfaitement que ce n'était pas forcément la grande forme ces derniers temps. Elle avait su pour son ami qui avait disparu, ignorant cependant son retour. Elle s'inquiétait donc réellement pour elle.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Sam 4 Oct - 14:32


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
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éa se sentait bien plus légère, depuis quelques jours. Depuis, à vrai dire, le retour de Léo. Elle qui, dernièrement, avait ce comportement si taciturne qui semblait tout simplement contraire à sa propre nature, semblait avoir retrouvé cette joie de vivre qui lui allait bien mieux. Certes, la jeune sirène n'était pas au bout de ses tourments, loin de là, en définitive, elle avait retrouvé son meilleur ami, mais celui-ci était toujours amoureux d'une autre et elle, résigné à supporter ces sentiments qui ne seraient jamais réciproques. Mais après tout, elle pourrait bien tolérer cette situation, puisqu'au moins, Léo était en vie, au moins, il était hors de danger. Elle redevenait donc cette "bonne vieille Déa", elle souriait pour un rien, discutait de tout avec tout le monde avec une légèreté totale.  Elle se sentait légère, oui, comme une plume. Et en allant faire ses courses au marché ce jour là, elle comptait bien se faire plaisir. Elle allait oublier de veiller à sa ligne un temps et se gaver de nourriture grasse. Oh, et elle trouverait bien quelque chose pour Léo, histoire de fêter comme il se doit son retour. Elle avait bien été tentée d'organiser une soirée en son honneur, mais en considérant les personnes qu'elle aurait dû inviter, elle avait préféré s'abstenir, entre Jane que Déa était bien sûr incapable d'apprécier et qui éveillait en elle une profonde jalousie et Andrew, contre lequel elle n'aurait rien eu si la réputation des Hellsing ne circulait pas parmi les créatures et si il ne passait pas son temps à la regarder bizarrement, comme s'il attendait l'occasion de la tuer (paranoïa ou vérité, ça), elle ne pensait pas que c'était l'idée du siècle. Pas grave, elle saurait bien le dérober à Hardwick pour au moins célébrer sa liberté dignement. C'était assez guillerette, donc, qu'elle zyeutait chaque étal se servait de-ci de là, mettait le tout dans son panier, échangeait ses faibles ressources, et c'était toute affairée à cette occupation que son regard tomba sur Penny, qui venait de l'interpeller. Un large sourire s'afficha sur les lèvres de Déa. La sirène et la fée avaient bien eu quelques différends toutes les deux, mais leur amitié s'en était toujours relevée et renforcée. Déa était vraiment heureuse de la voir, et elle s'empressa de la rassurer quand elle lui demanda comment elle allait. Parce qu'elle savait bien que la jolie blonde s'inquiétait pour elle.

-Je vais bien. Léo est revenue.
Elle avait le sourire jusqu'aux oreilles en prononçant ces mots. Elle avait préféré commencer par cette exclamation, ainsi, il n'y aurait plus d'inquiétude à avoir pour elle, et elle pourrait se concentrer sur Penny. Elle n'avait pas l'air d'aller trop mal, mais elle portait toujours le deuil de son mari, elle comprenait bien que les choses n'étaient pas simples pour elle. Et toi alors ? Tu as l'air radieuse.

Ou en tous cas, elle semblait aller bien mieux à chaque jour qui passait. Se pouvait-il que, pour l'une comme pour l'autre, la situation soit en passe de s'améliorer ? Déa se sentait d'humeur à le croire, en effet. Et d'humeur aussi à passer un peu de temps à bavarder avec son amie.




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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 7 Oct - 12:55

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Déa et Penny se connaissaient depuis très longtemps, elles étaient amies depuis autant de temps. Parfois, il arrivait qu’elles se disputent, qu’elles ne soient pas d’accord sur certains points et qu’elles soient mêmes en froids. Mais jamais leur amitiés n’avait pris un coup, elle s’était même renforcée. Penny tenait énormément à la jeune femme, elle était une amie sincère pour elle. Le genre de personne sur qui elle savait qu’elle pouvait compter et qui avait été là quand elle avait vécu des moments difficiles. Celle qui savait également son secret, qui connaissait sa nature. Les deux femmes pouvaient parfaitement se comprendre concernant ces détails, elles étaient toutes les deux différentes des autres humains. Alors évidemment, Penny ne manqua pas de prendre rapidement de ses nouvelles. Elle savait parfaitement que Déa vivait à son tour des moments difficiles, elle était au courant pour la disparition de Léopold. Et elle savait aussi que Déa était très proche de l’homme et donc que sa disparition n’était clairement pas à prendre à la légère. Penny se doutait bien que l’homme avait dû avoir un souci avec une créature magique, elles n’étaient pas toutes aussi « bonnes » que les deux amies. Rapidement, la sirène apprit à son amie que Leopold était donc de retour. Rapidement, Penny afficha un grand sourire, répondant à celui qui s’affichait sur le visage de son amie. C’était une magnifique nouvelle et la fée était donc rassurée. Déa ne pouvait qu’aller mieux maintenant que son meilleur ami était de retour.

« Oh, c’est une superbe nouvelle ça ! Que s’est-il passé alors ? »

Evidemment, elle était assez curieuse de savoir ce qui était arrivé. La disparition de quelqu’un, ce n’était quand même pas rien. Surtout que, du peu qu’elle avait entendu parler de ce Léo, il ne semblait pas être du genre à disparaitre sans donner des nouvelles de son plein gré. Ainsi donc, la fée ne pouvait pas s’empêcher de croire que quelque chose lui était arrivé. Penny espérait en tout cas que les choses allaient bien pour l’homme, même si elle pensait que c’était effectivement le cas. S’il n’allait pas bien, sans doute que Déa ne sourirait pas à ce point. La jeune femme fut un peu surprise quand son amie mentionna le fait qu’elle était radieuse. Elle ne s’en rendait pas vraiment compte, même si elle sentait bien qu’elle allait de mieux en mieux. Elle ne pouvait évidemment pas oublier Joshua et la peine qu’elle ressentait concernant sa mort, mais elle était tout de même sur une pente montante. Elle savait bien de toute manière qu’elle ne pouvait pas arrêter de vivre, qu’elle devait continuer sans lui.

« Tu trouves ? » Lui demanda-t-elle sincèrement étonnée. Etrangement, son esprit ne put se retenir de se diriger vers Andrew, sans aucune raison apparente. Elle afficha même un sourire un peu gêné. « Je vais bien. Je vais mieux oui. »

Que pouvait-elle dire d’autre ? Est-ce que c’était réellement honteux d’aller bien alors qu’elle devrait encore être en deuil de son époux. Sans doute, la jeune femme savait bien que certaines personnes la trouvaient trop bien. Mais il ne la connaissait pas tout simplement.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 7 Oct - 18:53


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
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éa hésita à apprendre à son amie ce qui était arrivé à Leopold. Non pas qu'elle veuille lui faire des cachotteries, loin de là, mais elle n'était pas certaine que Léo veuille qu'elle partage cette information à la légère (même si la sirène savait bien que Penny ne la partagerait pas, elle n'était pas de ces individus avides de ragots à qui l'on ne pouvait rien dire de crainte de voir le ragot être répété, modifié, amplifié...), et puis, elle voulait avant tout être au plaisir d'avoir retrouvé son meilleur ami, d'avoir retrouvé l'homme qu'elle aimait. Les horreurs qu'elle avait vécu en contrepartie, elle ne voulait pas y songer, elle préférait les occulter complètement de son esprit. Ça ne servait à rien de se faire inutilement du mouron pour quelque chose qui s'était produit, pour quelque chose qui ne pouvait pas être changé, il valait mieux regarder vers l'avenir. Mieux valait, donc, occulter la question et ne plus y revenir... Même si l'avenir en déciderait peut-être différemment. Ce sorcier qui avait enlevé Léo n'était pas mort. Il était toujours là, en vie, quelque part, et il pourrait bien demander vengeance et réparation, réclamer le sang qu'il n'avait pas pu faire couler. Mais cette fois, Déa ne le laisserait pas faire, cette fois, elle serait là. Et si il fallait qu'elle subisse l'enfer qu'il avait subi avant elle, elle le ferait sans hésitation. Parce qu'elle était prête à tout sacrifier pour lui... Y compris elle-même.

-Un sorcier...
répliqua-t-elle de façon évasive, et de manière à éluder tout complément d'information.

Lorsqu'on était une créature, l'on savait que les disparitions humaines n'étaient jamais sans raison, alors forcément, Penny et Déa savaient. Et puisque ni les fées, ni les sirène n'étaient vraiment très amis avec les sorciers... Après, elle ne pouvait pas lui en dire beaucoup plus. Elle n'y tenait pas trop, c'est vrai, mais en plus, Léo ne lui avait pas donné énormément d'informations. Il avait été enlevé par un sorcier, il avait réussi à s'enfuir, c'est tout ce qu'elle savait. Et pour sa part, ce qui importait le plus pour le moment, c'était de se concentrer sur les belles choses. Comme, par exemple, le sourire qu'elle voyait sur le visage de Penny. Son amie allait mieux, et Déa était soulagée de la voir ainsi. Elle n'était clairement pas de ces personnes qui allaient la juger parce qu'elle ne vivait pas dans la constante dépression de la perte de son mari. Elle l'avait immensément aimé, Déa le savait. Mais il fallait bien continuer à vivre. Penny était une femme forte, et il n'y avai pas de honte à cela. Au contraire, Déa admirait la façon dont elle savait se relever de la pire épreuve imaginable.

-Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de te voir aller mieux.
Elle marqua une pause, un peu hésitante. Tu n'as pas besoin de te sentir gênée, tu sais. Joshua... il ne voudrait pas que tu passes tes journées à te morfondre. Ce sourire te va si bien.


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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Lun 13 Oct - 23:23

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Un sorcier, Penny n’avait pas besoin de plus de parole pour comprendre. Leopold avait disparu à cause d’un sorcier, la jeune femme comprenait donc un peu mieux la situation. Elle ne connaissait pas les détails du coup, Déa ne lui apprenait rien après tout, mais elle cernait quand même bien plus la situation. La fée n’avait pas besoin de plus d’explication de toute manière, les sorciers n’étaient pas les plus agréable des créatures. Ils n’étaient pas tous à mettre dans le même panier évidemment, comme toutes les fées et toutes les sirènes n’étaient pas bonnes. Mais la plupart des sorciers étaient quand même mauvais, cela n’étonnait même pas la jeune femme que Leopold ait été enlevé. Il avait énormément de chance d’être encore en vie donc, Penny était réellement heureuse pour son amie. Elle savait parfaitement que Déa avait des sentiments pour le jeune homme, même si ce dernier n’était pas au courant. Avant sa disparition, la sirène s’était confiée. Penny avait bien tentée de d’expliquer à son amie qu’elle ne devait pas garder ses sentiments pour elle, qu’elle devait se confier à ce Leopold, mais elle comprenait que ce n’était pas une situation facile. L’amour, ce n’était jamais une chose aisée de toute manière.

« Je vois… »

Se contenta-t-elle donc de répondre, avant que le sujet ne tourne vers elle. Penny ne pouvait pas nier le fait qu’elle se sentait bien mieux, qu’elle remontait clairement la pente. Les semaines qui avaient suivis le décès de Joshua avait été pénible, mais elle ne pouvait pas continuer de se morfondre de toute manière. Même si elle était gênée et ne le cachait pas apparemment. Ou alors, Déa la connaissait simplement trop bien. Les paroles de la sirène firent réellement plaisir à la jeune femme, elle était heureuse de les entendre. Et elle avait sans aucun doute besoin de les entendre d’ailleurs. Parce qu’elle culpabilisait grandement.

« Merci… » Dit-elle dans un souffle, ne pouvant pas s’empêcher de rougir tout de même. Si seulement les choses pouvaient se contenter d’être facile. Déa avait parfaitement raison, Joshua n’aurait pas aimé qu’elle arrête de vivre à cause de son décès, mais quand même. « Je ne sais pas si tu as entièrement raison pour autant. » Reprit-elle, avant de prendre le bras de son amie et de l’entraîner avec elle. Elle n’avait pas spécialement envie de continuer de discuter devant ces étales, les ragots faisaient vite le tour du village. Et autant dire que Penny n’avait aucune envie que des ragots sur elle tourne dans les bouches des commères du village. « J’ai… rencontré un homme. »

Penny ne savait pas réellement si elle devait mentionner ce détail, parce qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle devait penser de cette rencontre. Enfin, cela faisait un moment qu’elle avait rencontré Andrew, mais à chaque moment qu’ils passaient ensemble, les choses s’emblaient avancer de plus en plus. Et clairement, elle ne pensait pas que c’était une bonne chose. Non pas qu’elle n’appréciait pas la présence de l’aîné des Hellsing, bien au contraire. Cependant, c’était pas raisonnable.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 14 Oct - 20:31


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
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éa fronça légèrement les sourcils quand, après l'avoir remercié, elle lui apprit qu'elle n'était pas convaincue que les propos de la sirène était valide. Et pourquoi donc ? Penny avait le droit au bonheur autant que n'importe qui d'autre. Peut-être même plus que n'importe qui d'autre, d'ailleurs. Elle était une femme exceptionnelle, d'une douceur et d'une gentillesse rare, et qui n'avait pas été pourtant épargnée par les pires horreurs de l'existence. Elle méritait d'être heureuse. Et Joshua n'y aurait pas disconvenu un seul instant. Déa ne l'avait pas aussi bien connu que sa fiancée, mais elle savait à quel point il l'aimait, elle était la prunelle de ses yeux, jamais il ne tolèrerait de la voir se morfondre, pas pour lui. Alors non, elle ne comprenait pas... mais finalement, la réponse à cette question qu'elle n'avait pas eu le temps de formuler lui fut donnée. Elle avait rencontré un homme.

-Oh...


Vraiment ? Déa ne su pas dissimuler sa surprise concernant cette nouvelle. Elle ne s'était pas un seul instant imaginé une telle chose. Elle avait vu Penny tomber amoureuse de Joshua, elle avait vu ces deux-là être fous l'un de l'autre, ils étaient, à ses yeux, ce qui se rapprochait le plus du concept d'âmes soeurs, même plus que les myrihandes, qui en étaient pourtant pour de vrai. Alors l'entendre parler d'un autre homme, elle trouvait ça surprenant. Qu'on s'entende bien, ce n'était pas une honte à ses yeux. Penny était humaine, son fiancé était décédé depuis un moment, à présent, il était tout à fait dans son bon droit que de ne pas vivre ad vitam aeternam dans le deuil de Joshua, elle n'avait pas à fermer son coeur à qui que ce soit d'autre. En fait, si cet homme qui, visiblement, prenait de la place dans sa vie, parvenait à l'ouvrir ne serait-ce qu'un peu à la joie, s'il savait faire naître sur son visage ce si radieux sourire au sujet duquel elle la complimentait un peu plus tôt, alors elle voulait bien aller trouver ce type et le remercier. Et elle ne voulait surtout pas que Penny se fasse le moindre reproche ou éprouve une honte quelconque, Joshua n'aurait pas voulu qu'elle cesse de vivre. Elle ne devait pas culpabiliser. En tous cas, Déa comptait abonder dans ce sens.

-Tu sais, t'as pas à te le reprocher.
Elle lui adressa un sourire encourageant. Et alors, cet homme, il s'appelle comment ? Il ressemble à quoi, je le connais ?

Toute l'espièglerie du monde se lisait sur son visage. Elle aimait l'idée de parler de tout ça avec légèreté, d'une part parce que Déa pensait que Penny en avait besoin, de légèreté, d'autre part parce qu'elle en avait assez, que l'on s'apesantisse sans cesse. C'était comme si l'individu, de manière générale, s'il avait de l'esprit, devait l'avoir tourmenté... Elle en savait quelque chose, elle qui encaissait encore les fiançailles de son meilleur ami avec cette fichue bécasse. Alors elle voulait être heureuse pour Penny, juste heureuse, et n'envisager que le meilleur.


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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mer 22 Oct - 11:38

Déa & Penny
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Penny ne savait pas réellement si elle avait utilisé la bonne formule, elle ne savait pas vraiment comment elle pouvait dire les choses. Sans aucun étonnement, Déa fut surprise des mots de la Fée. Cette dernière n'en voulait pas à son amie, elle l'aurait été tout autant qu'elle à sa place. Cependant, on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait rencontré un homme. Ou du moins, pas comme certain pourrait le comprendre. C'était tellement compliqué en fait, tous étaient tellement compliqués depuis la mort de Joshua. Avec lui, les choses s'étaient passées si naturellement. Elle l'avait vu, leurs regards s'étaient croisés et ils s'étaient aimés dans la foulée. Il n'y avait pas plus simple, il n'y avait pas même plus puissant. Penny aimait croire que son mari était son âme soeur, l'homme avec lequel elle aurait du passer le reste de ses jours, avec lequel elle aurait aimé le faire. Malheureusement, le destin en avait décidé autrement et la mort les avait séparés brisant ainsi le serment qu'ils s'étaient faits. Alors oui, Penny avait rencontré quelqu'un, mais ce n'était pas clair encore. Il n'y avait évidemment rien avec Andrew, mais la jeune femme ne pouvait pas nier qu'elle l'appréciait. Elle aimait ces moments qu'ils passaient ensemble, elle ne pouvait pas s'empêcher de voir son coeur s'emballer et son visage s'illuminer quand elle le croisait. L'aimait-elle ? Elle n'en savait rien vraiment. C'était différent. Avec Joshua elle l'avait su dans la seconde et évidemment son coeur continuait de battre pour son défunt époux. Pouvait-elle retomber amoureuse ? Peut-être, elle n'avait pas décidé de vivre en vieille femme seule comme beaucoup espérait qu'elle devienne, mais cela ne serait jamais comparable avec ce qu'elle avait vécu avec Joshua. Rien ne pourrait être comparable et aussi puissant que l'amour qu'elle avait porté à son époux. Et pourtant, un nouveau sourire s'afficha sur son visage quand Déa commença à lui poser des questions sur cet homme.

Penny ne pouvait pas nier apprécier la légèreté de cette conversation que son amie entamait. Cela faisait du bien un peu d'arrêter de penser aux conséquences et de se concentrer simplement sur les faits. En tant que jeunes femmes normales, les deux amies se retrouvaient à parler d'homme. La Fée n'avait besoin de personne pour culpabiliser, elle le faisait parfaitement bien toute seule. Depuis quelque temps, son esprit semblait complètement tourné vers Andrew ce qui l'ennuyait en vérité. Cela aurait été tellement plus simple qu'elle se contente de terminer sa vie en veuve éplorée, mais elle était jeune, de la vie il lui en restait plein normalement.

« Il est... » Penny sentit le rouge monter dans ses joues, se trouvant plus que ridicule. Comme si elle avait encore l'âge de jouer les adolescentes gênées devant les questions d'une de ses copines en pensant à l'homme de ses rêves. « Merveilleux. » C'était sans doute le mieux qu'elle pouvait faire pour décrire Andrew. Elle lui trouvait énormément de qualité, mais de là à toutes les énumérer. Elle préféra se concentrer sur un autre détail. « Il s'appelle Andrew... Andrew Hellsing. Je ne sais pas si tu le connais. »

Elle ne connaissait finalement rien de l'homme et elle n'avait pas fait le rapprochement entre les autres habitants du village.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Jeu 23 Oct - 21:10


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
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e toute évidence, Penny était complètement sous le charme de cette homme qui savait si sûrement lui redonner le sourire. Peut-être même n'avait-elle même pas conscience de ce qu'elle éprouvait, mais cela se voyait, cela se lisait sue son visage. Elle était un véritable rayon de soleil, et voir tant de chaleur sur son visage était vraiment plaisant. Déa avait souffert en même temps que son amie (moins, certes, mais tout de même) quand Joshua était mort, et c'était un véritable déchirement pour elle que de voir quelqu'un à qui elle tenait aller aussi mal, et souffrir, et ne pas savoir quoi faire. Heureusement, Penny était une femme forte, elle avait su relever la tête, et au lieu de se noyer, elle avait refait surface. Et d'autant mieux que cet homme l'y avait visiblement aidé. Et de la meilleure façon possible... Déa devinait qu'il ne s'était rien passé entre eux encore. Elle connaissait son amie et sa pudeur naturelle, suffisamment pour savoir qu'elle ne se précipitait pas dans les bras de quelqu'un, même quelqu'un qui lui plaisait, sans avoir prit le temps nécessaire et avoir su faire preuve de la distance adéquate. De ce côté là, il est évident que les deux jeunes femmes ne se ressemblaient pas franchement... Quoique Déa s'était très nettement assagie dernièrement. Depuis Léo, à vrai dire... Même si elle finissait définitivement par croire que replonger dans ses vieux travers était encore la meilleure chose à faire à l'heure actuelle vu l'état calamiteux de la situation. Elle avait voulu croire qu'au moins pour l'une d'entre elles, la situation était en passe de s'améliorer, et c'était avec un sourire certain qu'elle avait accueilli la remarque de Penny au sujet de l'homme dont elle s'était éprise. Malheureusement, le sourire s'effaça bien vite. Évidemment, c'était trop beau.

-Andrew Hellsing...
répéta-t-elle plus pour elle-même que pour son interlocutrice.

Oui, bien sûr qu'elle connaissait Andrew Hellsing. Pour deux raisons qui ne lui plaisaient pas franchement. Et l'une d'entre elles ne devrait pas plaire davantage à Penny. Andrew, elle l'avait connu par l'intermédiaire de Léo, dont il était le meilleur ami... et non, ce n'est pas pour autant que tous les trois étaient devenus les meilleurs amis du monde, peut-être parce que Déa n'avait jamais su encadrer ce type (parce qu'elle était jalouse ? Pensez-vous ! ), ou peut-être parce qu'Andrew, Déa le savait bien, avait la ferme intention de le tuer. C'était après coup que la sirène avait eu vent de la réputation des Hellsing. Et malheureusement... celle-ci n'allait pas plaire à Penny... Mais Déa ne pouvait pas se taire à ce sujet. Si Andrew s'était rapproché de la jeune femme, c'était certain, c'était pour la manipuler. La sirène ne pouvait pas garder ça pour elle, surtout si son amie était en danger. Et là, elle l'était, clairement. Les Hellsing n'étaient pas du genre à faire la moindre distinction entre les êtres magiques.

-Je le connais, oui... Je suis désolée, Penny, il ne faut plus que tu le vois.



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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mer 29 Oct - 19:27

Déa & Penny
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Penny avait bien envie de se le cacher à elle-même, mais elle ne pouvait malheureusement pas nier ce qu’elle ressentait pour Andrew. C’était tellement mal pourtant, elle s’en voulait clairement. Mais alors qu’elle parlait de l’homme avec Déa, il était plus que clair qu’il lui faisait de l’effet. Elle n’arrivait pas à dire autre chose que le fait qu’il était merveilleux, elle avait presque l’impression d’être une adolescente devant son premier coup de cœur. La jeune femme cependant ne pouvait pas accepter ce qu’elle ressentait réellement, elle ne voulait pas l’accepter. Parce que ce n’était pas convenable, parce qu’elle n’avait pas le droit. Joshua était mort depuis un moment certes, mais elle était quand même une veuve. Même si elle n’avait pas besoin de terminer sa vie en tant que veuve, elle n’avait même pas encore trente ans, cela ne l’empêchait pas de culpabiliser. Elle ne se referait pas de toute manière, même si Déa lui assurait qu’elle avait le droit d’être heureuse, elle se sentait responsable de l’être. Son âme sœur n’était pas plus, elle avait du mal à se dire que sa vie pouvait être belle malgré tout. Mais il semblait que cela soit finalement trop beau. Penny annonça le nom d’Andrew à Déa comme cette dernière le lui avait demandé et ne manqua pas la disparition de son sourire. La jeune femme sentit un frisson parcourir son corps, elle n’aimait pas réellement l’expression de la sirène. Elle ne dit rien cependant, alors qu’elle répétait le nom de l’homme, attendant seulement qu’elle continue.

Quand Déa dit à son amie qu’elle ne devait pas revoir Andrew, un milliard de question traversa son esprit. Elle ne comprenait vraiment pas comment son amie pouvait lui dire qu’elle ne devait pas le revoir. Déa avait forcément une bonne raison, Penny ne pouvait pas croire qu’elle disait cela juste comme ça. Elle le connaissait, elle savait donc quelque chose sur lui. Quelque chose de grave sans aucun doute, pour qu’elle lui dise ainsi de ne pas le revoir. La fée ne pouvait pas croire qu’il puisse y avoir une ombre sur Andrew, pourtant il semblait bien que cela soit le cas. Le cœur de la jeune femme se mit à battre rapidement alors qu’elle reprenait la parole.


« Pourquoi ? »

Ce fut la seule chose qu’elle parvint à dire, la voix légèrement cassée. Elle ne savait vraiment pas comment prendre les paroles de son amie et elle espérait qu’elle soit plus claire dans ses explications. Penny avait confiance en Déa, elle savait bien qu’elle ne disait pas cela en l’air. Mais elle avait besoin de comprendre quand même, de plus de détails. La jeune femme ne demandait qu’à croire son amie, elle ne pouvait que plus faire confiance à la sirène qu’à Andrew en réalité, mais elle avait besoin d’explication. Elle allait forcément lui dire de toute manière, elle ne pouvait pas s’arrêter maintenant. Elle avait soit trop dit, soit pas assez dit. Alors puisqu’elles se trouvaient à ce stade, Penny attendait donc des explications de Déa.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Jeu 30 Oct - 17:18


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D

éa ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir que d'être sur le point de briser les illusions de son amie. Elle avait été si heureuse de la voir aller mieux, se dire qu'elle allait perdre son si beau sourire à cause d'elle, ça la dégoûtait. Mais tout de même, elle ne pouvait pas lui cacher une vérité aussi rigoureuse et stricte. Andrew Hellsing ne pouvait la fréquenter que parce qu'il avait l'intention de se servir d'elle... Dans tous les cas, cette situation ne pouvait pas être heureuse. Cet homme avait sur les mains le sang de dizaines et dizaines de créatures... Déa n'irait pas jusqu'à dire que toutes ne le méritaient pas, mais le jeune homme ne faisait aucune distinction entre ces individus, lui et sa famille les exterminaient tous autant qu'ils étaient, sans avoir l'ombre d'un scrupule. Penny feraient partie du nombre, si elle décidait d'accorder sa confiance et son coeur à un homme pareil. Naturellement, elle lui demanda "pourquoi", Déa était au moins satisfaite de découvrir que son amie était prête à entendre ce qu'elle avait à lui dire. Leur amitié pouvait sembler parfois fragile, mais au final, malgré les fêlures, elle résistait à tout, même aux à priori. Et l'une ne donnait jamais de conseil mal avisé à l'autre. En l'occurrence, la sirène espérait parvenir à faire entendre raison à Penny, sans pour autant l'attrister trop... Challenge difficile, mais les amis étaient faites pour cela aussi, non ? Se remettre mutuellement sur pied ? Même si pour le moment, c'était surtout de Penny qu'il était question, Déa référait se concentrer sur elle et laisser ses ennuis aux oubliettes.

-Il appartient à la famille des Hellsing... et les Hellsing ont... une certaine réputation, auprès des créatures. Et ce ne sont pas des rumeurs.
Elle marqua une pause, ancra son regard dans celui de son amie, espérant qu'elle ne se braquerait pas et la prendrait au sérieux.  Ce sont des chasseurs de créatures. Et Andrew ne fait pas exception.

Elle se sentait obligée de le préciser. Qu'elle n'aille pas croire que si sa famille était ainsi, lui avait choisi de prendre un chemin différent. Déa en savait beaucoup sur lui, et pour cause, il lui fallait d'autant plus se défier de lui qu'elle était souvent amenée à le rencontrer, par l'intermédiaire de Léo, il était tout sauf un enfant de choeur. Il se coltinait une réputation de chasseur chevronné, et il ne faisait rien pour l'améliorer, au contraire, il l'entretenait avec beaucoup de ferveur. Bref, il avait complètement embrassé la cause de ses ancêtres, il ne faisait pas semblant. Et Penny ne devait pas tomber dans ses filets... Même si, malheureusement, elle était dans tous les cas en danger, maintenant. Si il l'avait prise pour cible, qu'elle se montre conciliante ou qu'elle décide de lui échapper, ça ne changerait rien, son objectif était clair. Il la voulait morte, c'était évident. Et Déa se promettait de tout faire pour que cela n'arrive jamais.




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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 4 Nov - 15:37

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Penny avait énormément de questions qui tournaient et tournaient dans sa tête, alors qu’elle attendait une réponse de la part de son amie. Si cette dernière lui annonçait qu’elle ne devait pas voir Andrew Hellsing, c’était qu’elle devait avoir une bonne raison. Déa ne lui dirait jamais cela sans avoir quelque chose pour le confirmer, alors forcément la Fée commençait à angoissait. Elle ne connaissait rien du jeune homme au final, mise à part le peu qu’ils avaient discutés. Son amie devait donc connaitre un détail qu’elle ignorait et clairement, Penny avait peur. Et elle avait bien raison d’avoir peur. Le cœur de la jeune femme battait très rapidement en attendant que Déa reprenne la parole, ce qu’elle fit au bout de quelques secondes. Quand la sirène commença, la jeune femme ne comprit pas de suite où elle voulait en venir. Pourquoi les Hellsing avaient une réputation chez les créatures, ils en étaient également ? Et puis finalement, elle reprit après une pause et tous devint bien plus clair. Penny cru sentir son cœur arrêter de battre quand elle comprit qu’ils étaient des tueurs de créatures, qu’Andrew en était un également. La jeune femme n’avait pas envie de croire une telle chose, alors qu’Andrew c’était montré si adorable avec elle depuis qu’ils se connaissaient. Mais elle ne pouvait pas non plus mettre en doute les paroles de son amie. Il leur arrivait d’être d’un avis différent, de se disputer de temps à autres, mais les deux amies étaient proches. Penny savait bien qu’elle ne lui dirait pas cela si ce n’était pas sérieux.

« Des chasseurs ? » Demanda-t-elle, posant une main au niveau de sa bouche, n’attendant pas une réponse à sa question. Elle avait parfaitement compris qu’ils étaient des chasseurs et qu’Andrew était comme eux. Et le pire dans tout cela, c’était qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de faire le lien avec le décès de Joshua. Est-ce que cette famille de chasseur avait un rapport avec la mort de son époux ? Malheureusement, elle ne parvenait plus à enlever cette idée de sa tête. Et clairement, la jeune femme avait envie de crier et de pleurer en découvrant cette nouvelle. Mais elle ne le fit pas, ce n’était ni le lieu, ni le moment. « Merci de m’avoir prévenu. »

Elle avait cependant ses yeux humides quand elle s’adressa à Déa. Il était clair qu’elle ne devait pas revoir Andrew, pour sa sécurité. Même si, logiquement, s’il l’avait dans le collimateur, elle n’était pas plus en sécurité. C’était tout bonnement incroyable, comment un homme tel que lui pouvait-il être un monstre ? Penny n’était pas idiote, elle savait bien que certaines créatures étaient dangereuses pour les humains, mais ce n’était pas une raison. Penny n’était pas une menace, Joshua n’en était pas une et sa famille non plus. Malheureusement, les humains n’étaient pas forcément mieux que ces mauvaises créatures, raison pour laquelle les Fées n’avaient pas spécialement envie de se faire remarquer.

« Je n’en savais rien… il faut que je prévienne ma famille. »

Ils devaient savoir pour la réputation des Hellsing, afin d’être prêt à se protéger au cas où.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 4 Nov - 20:43


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
D

éa éprouvait une sincère empathie à l'égard de Penny. Avoir le coeur brisé, elle savait ce que cela faisait, et de toute évidence, le coeur de son amie était en miette à cet instant précis. Elle s'en voulait presque d'avoir été celle qui avait ainsi mis fin à ses illusions, et si brusquement, en plus. Penny avait cru pouvoir prétendre au bonheur, et on le lui retirait, et avec une violence incroyable. Enfin... Elle avait bien été obligée de le lui dire, tant qu'il n'était pas trop tard et que la jeune femme pouvait encore protéger sa vie (quoi qu'il n'était jamais une bonne chose que d'être dans le collimateur d'un Hellsing). Dans tous les cas, Déa se promettait d'être plus que jamais présente pour Penny, afin qu'elle encoure le moins de risques possibles, d'une part, et parce qu'elle aurait très clairement besoin de soutien moral, la sirène en était tout à fait certaine. Elle la sentait bouleversée, et elle se blâmait de ne pas être la personne la plus douée qui puisse être pour dispenser les conseils les plus sages et adresser les mots les plus rassurants. Elle ferait de son mieux, à son échelle, tout de même, pour soutenir la jeune femme. Elle parlait de prévenir sa famille. Ce semblait judicieux, effectivement. Toutes les créatures, du moins celles qui ne représentaient aucun danger, devraient être avisées de la situation, et de l'existence des chasseurs. Ceux qui les premiers se laissaient prendre étaient, après tout, ceux qui se faisaient également abattre en premier.

-Je t'accompagnerai, si tu veux...
Elle savait que ce ne serait pas un moment simple pour elle,  alors si Penny se sentait le besoin d'être soutenue, d'être entourée, elle ne comptait pas la lâcher. D'autant qu'elle s'inquiétait quand même. Si Andrew Hellsing voulait sa peau, il allait être difficile de lui échapper à moins d'avoir la sienne avant. Tu sais, si tu veux, tu pourrais venir habiter chez moi... enfin, le temps que ça se tasse, tout ça...

Elle imaginait que ces prochains jours allaient être compliqués pour Penny, au delà des dangers qu'elle encourait, et rester chez elle, ce serait non seulement un risque inutile, si Andrew décidait de s'en prendre à elle, mais le meilleure moyen pour elle de ruminer et de déprimer, surtout qu'elle vivait encore dans la maison dans laquelle elle avait emménagé avec Joshua. Déa n'aurait rien contre le fait de faire de Penny, même temporairement, sa colocataire. À elle aussi, d'ailleurs, ça ne lui ferait pas de mal  que de ne pas être seule les temps prochains... Bientôt, la rumeur allait enfler, il n'y aurait plus une seule personne dans le village à ne pas savoir que Leopold Ridley et Jane Hardwick allaient se marier, et franchement, subir seule le contrecoups qu'elle essuyait déjà, en se contentant de vider son bar, c'était pas franchement ce qu'elle voulait, ni le mieux pour elle. Mieux valait qu'elle joue les amies exemplaires. Au moins, elle serait utile, au moins, sa vie aurait du sens.




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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 11 Nov - 12:26

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
C’était sans aucun doute trop beau finalement, pour que ça soit vrai. Penny aurait dû se douter qu’il y avait quelque chose de malsain dans cette histoire. Andrew semblait si… parfait. Même encore maintenant, la jeune femme peinait réellement à lui trouver des défauts. Rien en lui n’avait contredit cette perfection, elle n’y avait vu que du feu. La fée s’en voulait amèrement d’être tombée dans un piège comme celui-ci. Toutes ses illusions venaient à présent de tomber et on ne lui reprendrait plus. La jeune femme ne mettait évidemment aucun doute dans les paroles de Déa, elle savait que si elle lui disait une telle chose ce n’était pas pour rien. Les Hellsing étaient effectivement des chasseurs et ils n’y pouvaient rien. Les créatures ne pouvaient pas survivre contre des chasseurs, Penny savait de quoi elle parlait. Parce qu’elle se doutait bien que l’un d’entre eux était l’assassin de son époux. Joshua n’était pas mort à cause d’une autre créature, c’était forcément un humain qui l’avait tué. Et quel humain pouvait-il s’en prendre à lui de cette manière en dehors d’un Hellsing. Cette idée glaçait clairement le sang de la veuve. En plus de trahir la mémoire de Joshua (même si elle avait le droit au bonheur, mais la conscience était dur à apaiser), elle l’avait fait avec une personne qui pourrait bien être son assassin. Andrew Hellsing pouvait effectivement être le tueur de son époux et elle était tout bêtement tombée amoureuse de lui. Amoureuse oui, ça lui sautait au visage. Même si elle voulait nier l’évidence depuis le début, elle ne pouvait plus le faire à présent. Cette révélation avait le don de la faire souffrir, parce qu’elle se rendait compte que l’homme qu’elle aimait n’était pas celui qu’elle croyait.

Elle devait prévenir sa famille, c’était un fait. Mais elle ne voyait vraiment pas comment le faire. Elle en parlerait sans doute en premier lieu à Sven, c’était avec lui qu’elle se sentait le plus proche. Mais pour les autres, c’était plus compliqué. Cependant, il était important qu’ils le sachent. Parce qu’ils n’avaient rien de malveillant, ils devaient se méfier des chasseurs de créature. Les fées étaient de base un peuple pacifique, qui ne demandait que l’harmonie. Evidemment, il y avait toujours des êtres plus maléfiques que les autres, mais ils ne devaient pas tous payer pour eux. Penny n’était pas un danger pour les humains, tout comme le reste de sa famille.

« Je veux bien oui. »
Répondit-elle quand Déa lui proposa de l’accompagner pour en parler avec sa famille, toute aide était la bienvenue, avant qu’elle ne mentionne l’idée qu’elle vive chez elle. Penny appréciait vraiment le geste, qui tombait clairement à pic, mais elle se sentait mal à l’aise. Elle n’avait pas envie d’être un poids pour son amie après tout. « Tu es sûre… je ne voudrais pas te déranger… ou te mettre en danger. »

Si Andrew Hellsing avait décidé de s’en prendre à elle (que cette idée la faisait souffrir), il était clair qu’elle ne serait pas sauve en se contentant de vivre ailleurs. Le village n’était pas grand, il allait forcément la retrouver.
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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Mar 11 Nov - 19:23


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
D

éa comptait bien tenir sa promesse à l'égard de Penny, et l'accompagner quand elle irait apprendre le danger à sa famille. Elle devinait que ce serait loin d'être simple, comme moment, et si elle pouvait se montrer utile de quelque manière que ce soit, alors elle ne s'en priverait pas. Elle avait envie de se prouver qu'elle pouvait encore être une amie digne de ce nom... Et surtout, elle avait sincèrement envie d'aider son amie. Elle voyait bien à quel point elle était chamboulée, elle n'avait pas la moindre intention de la laisser tomber, c'est maintenant qu'elle avait besoin de soutien. Et c'était pour cela aussi qu'elle lui avait proposé de venir passer quelques temps chez elle. Non seulement ce serait plus sûr pour elle si quelqu'un pouvait veiller constamment sur elle, mais en plus de cela, elle pourrait se changer un peu les idées. La maison qu'elle avait partagé avec son époux n'était pas franchement le lieu idéal pour qu'elle se remette les idées en place et parviennent à dépasser cette épreuve. Si cela était possible. La sirène fut donc ravie de l'entendre accepter sa proposition. Certes, elle émit quelques réserves, lui disant qu'elle ne voulait surtout pas la déranger ou la mettre en danger, mais Déa comptait bien balayer ces craintes et ses doutes d'un geste. Pour sa part, héberger Penny quelques temps, c'était bien la meilleure chose qui pouvait lui arriver, elle avait terriblement besoin d'une compagnie amie, pouvoir en avoir une au quotidien lui ferait très clairement un bien fou.

-Tu ne me mettras pas en danger. Tu sais, je crois que les Hellsing m'ont dans le collimateur depuis un moment, de toute manière.


Elle ne le croyait pas, elle en était sûr. À chaque fois qu'elle croisait le chemin de Kathleen Hellsing, il lui semblait que celle-ci n'attendait que le meilleur moment de la confondre et de la traquer. C'est à peine si elle ne se baladait pas un verre d'eau à la main en la croisant juste pour pouvoir le lui renverser dessus et avoir enfin une preuve probante. Quant à Andrew... Déa n'avait jamais véritablement su dire s'il était simplement possessif et n'appréciait pas de devoir partager son meilleur ami avec quelqu'un d'autre ou si lui aussi avait flairé le piège. Bon, du coup, lui proposer de rester chez elle ne la mettrait pas forcément à l'abri, mais où qu'elle aille désormais, ils le sauraient rapidement, rien ne savait rester secret en leurs terres bien longtemps, mais au moins, elles seraient là pour veiller, l'une sur l'autre.

-Et pour être tout à fait honnête, ça me fera du bien d'avoir de la compagnie, ces prochains temps.

Et pour cause, si on ne venait pas très vite lui rappeler que sacrifier sa vie pour un type désintéressé n'était pas une solution d'avenir, elle pourrait vraiment être à deux doigts de faire une véritable connerie. Peut-être que toutes les deux étaient des cas désespérés, en terme de vie sentimentale, tout du moins, mais elles seraient d'autant plus fortes en affrontant leurs soucis respectifs ensemble.


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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Sam 15 Nov - 11:18

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Penny appréciait réellement la proposition de son amie, elle ne pouvait pas nier qu’elle avait réellement envie d’accepter. Cependant, la jeune femme ne voulait pas causer de tort à son amie. Si Andrew Hellsing était bien l’homme froid, capable de la manipuler pour mieux la tuer, il n’hésiterait pas à s’en prendre à Déa. Surtout qu’elle était une sirène, l’une de leurs cibles visiblement s’ils s’en prenaient à toutes les créatures. Bien sûr, Penny ne savait pas que la jeune femme était déjà dans le collimateur des chasseurs. Dans ce village, c’était à se demander comment Penny avait pu ignorer tous cela. Andrew était proche de Leopold, qui lui-même était proche de Déa. Mais la fée n’y avait pas prêté réellement attention. Quand Déa parla donc du fait que Penny ne la mettra pas plus en danger qu’elle ne l’était déjà, la jeune femme ne fut pas spécialement rassurée. Mais au moins, elle pouvait veiller l’une sur l’autre comme cela. De toute façon, elle ne se faisait pas d’illusion, elle ne serait pas sauve en restant dans le village (en allant dans la forêt non plus). Même si dans un premier temps les Hellsing pouvaient ignorer l’endroit où elle se trouvait, ils ne tarderaient pas à le découvrir. A moins qu’elle passe son temps enfermée dans une cave, et encore. Donc puisqu’elle n’était en sécurité nulle part, autant qu’elle soit en compagnie d’une personne dont elle avait envie d’avoir la compagnie. Clairement, Penny se doutait bien qu’elle allait avoir besoin de la présence de son amie dans les prochains temps.

« Bon alors, y’a pas de raisons de m’inquiéter. »
Du moins, concernant ce sujet-là. La jeune femme savait que son amie n’allait pas si bien que cela, à cause de son histoire avec Leopold. La fée connaissait les sentiments de la jeune femme pour l’homme, tout comme elle avait entendu la rumeur parlant de son mariage prochain (avec une autre personne qu’elle évidemment). Il semblait que les deux amies avaient d’autres points communs, celui d’avoir des soucis affectifs. En toute objectivité, elle trouvait que Leopold faisait une grosse erreur en épousant cette fille qu’elle ne connaissait pas. Il était fait pour Déa, elle le sentait au fond d’elle. Et elle ne pensait pas cela simplement parce que ça lui faisait mal de voir son amie souffrir. « On va faire deux pierres, deux coups alors. »

La jeune femme afficha un sourire rassurant à son amie, avant de finalement la prendre dans ses bras. Ses problèmes n’étaient rien en comparaison de ceux de Déa, du moins c’était ce qu’elle pensait. La situation avec Andrew était compliquée, mais de toute façon elle avait toujours su que c’était une erreur. Au moins, les choses étaient claires à présent. Elle avait besoin de soutient, mais la sirène en avait encore plus besoin. Et Penny n’avait pas l’intention de faire autre chose que de lui en donner. Elle n’aimait pas quand son amie n’était pas bien.

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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Sam 15 Nov - 13:42


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
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uoi que l'on en pense et quoi que l'on en dise, l'amitié, l'amitié sincère qui s'épargnait toute ambiguïté (pas comme celle de Déa pour Léo, donc) était certainement le lien le plus fiable et le plus précieux que tout individu puisse posséder. Bien sûr, il y avait les liens familiaux, mais ce n'était jamais là que des liens auxquels vous vous trouvez obligés, ce n'était pas quelque chose que l'on était en droit de décider, et quelque part, ça avait donc une valeur complètement différente. Quant aux liens amoureux, ils étaient fourbes, malsains, et s'ils donnaient l'impression d'une intensité grisante tout d'abord, arrivait vite le moment où il fallait supporter le revers de la médaille, et la douleur qui en résultait était à nulle autre comparable. Oui, l'amitié, c'était ce qui pourrait et saurait les aider, leur permettre d'affronter toutes les épreuves, et de finalement s'en sortir tête haute. Pour cette raison, la jeune femme tenait particulièrement à soutenir Penny, et elle comptait bien faire tout son possible afin qu'elles puissent l'une et l'autre faire le deuil de sentiments inacceptables et aller de l'avant. La seule perspective de vivre avec Penny un moment, de ne pas être seule et de ne pas la laisser seule lui faisait beaucoup de bien, et elle voulait croire que son amie envisageait les choses de la même manière. Dans tous les cas, la sirène avait grand hâte de commencer cette "colocation", et elle espérait bien qu'elles ne mettraient pas longtemps toutes les deux à mettre leurs promesses à exécution. Déa poussa un profond soupir, comme si elle relâchait tout à coup toute la tension, quand Penny la serra dans ses bras. C'était typiquement de ce genre de gestes d'affection qu'elle manquait cruellement, dernièrement. Quand leurs bras se séparèrent, Déa adressa un sourire des plus sincères à son amie.

-Tu emménages quand tu veux, je t'aiderais à déménager tes affaires.
Cette perspective la fatiguait d'avance même si, fort heureusement, leurs deux maisons n'étaient pas trop éloignées l'une de l'autre, mais que ne ferait-elle pas au nom de la promesse qu'elles venaient de se faire. Et si "quand tu veux" peux être le plus tôt possible, crois-moi, ça m'arrange. Elle s'autorisa à plaisanter, afin de détendre une atmosphère que leurs problèmes respectifs (qui n'étaient clairement pas des moindres) avaient passablement alourdi. Par contre, pour le ménage... j'espère que t'es pas trop maniaque. Elle lui adressa un clin d'oeil... Elle aurait bien aimé affirmer qu'elle plaisantait... mais pas vraiment, en vérité. Mais elle pourrait bien fermer les yeux sur ses quelques travers, non ?

Et puis, Déa se promettait de faire quelques efforts pour que ça se passe aussi bien que possible. Elle s'était très vite installée seule dans sa maison, et les seules personnes qui y venaient n'y faisaient jamais qu'un détour (en passant par sa chambre, généralement)  avant de repartir. C'était la première fois que quelqu'un allait vraiment y passer un certain temps. En conséquence, elle pouvait bien faire l'effort, au moins un peu, afin que les choses se passent le mieux possible.



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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Dim 23 Nov - 15:32

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Cela faisait un peu étrange à Penny de s’imaginer vivre avec Déa. Elle avait vécu avec ses parents, avant de partir vivre avec Joshua, elle ne s’était jamais retrouvée en collocation avec une amie. Cependant, cela ne pouvait être que bien. Les deux femmes allaient sans doute avoir besoin de temps pour trouver leurs marques, mais la fée savait qu’elles allaient y arriver. Parce qu’au fond, elles avaient besoin l’une de l’autre. La jeune femme ne se voyait pas réellement retourner chez elle, maintenant qu’elle savait ce qu’elle savait et que Déa lui avait proposé de s’installer avec elle. Elle avait même envie de ne pas trop trainer à venir s’installer chez son amie. Déa se proposait même pour l’aider. Penny ne pensait pas emmener trop d’affaire, au final sa maison était remplit de chose dont elle ne s’en servait jamais. Mais elle appréciait quand même le coup de main, parce que même si les deux maisons n’étaient pas très loin, elle en aurait évidemment bien besoin. Et elle aimait encore plus entendre la sirène lui dire qu’elle voulait que cela arrive rapidement. Penny avait un peu peur de s’imposer, mais elle savait que Déa avait besoin d’elle autant que l’inverse. Les deux amies étaient en pleine période sentimentale difficile.

« Si tu veux, on peut faire ça… dès ce soir. » Penny devait bien avouer qu’elle se sentirait plus soulagée de venir directement chez son amie. Elle ne savait pas si elle arriverait à passer une nuit encore dans la maison qu’elle avait partagé avec Joshua, surtout après ce que son amie venait lui avait apprendre. Elle préférait largement pouvoir se rendre chez Déa de suite, ça l’arrangeait donc de comprendre que c’était de même pour elle. « Ne t’en fais pas, je serais une colocataire idéale ! »

Déjà qu’elle avait un peu le sentiment de squatter, elle n’allait pas se montrer difficile. De toute façon, le ménage c’était vraiment un tout petit détail. La jeune femme n’allait pas ennuyer Déa parce qu’elle était un peu bordélique. Au pire, Penny ne faisait rien de ces journées, elle s’occuperait de la maison. Au final, les deux femmes pourraient même ressembler à un parfait petit couple. Cela ferait du bien un peu à la fée de s’occuper de quelqu’un, c’était son truc. Elle aimait se rendre utile et quand ce n’était pas le cas, elle se sentait mal. Cela ne la dérangeait pas donc de se consacrer à quelqu’un, ça lui permettrait en plus de ne pas trop penser aux soucis qu’elle avait vu tomber dans sa vie sans pouvoir agir. Alors qu’elle pensait avoir une vie normale, elle se trompait lourdement.

« Je te cocotterais de bons petits plats en plus. »

La fée afficha un grand sourire, elle aimait bien cuisiner en plus. Bon, elle n’allait pas non plus se montrer trop oppressante, mais elle voulait vraiment prendre soin de la sirène. C’était qu’elle trouvait quand même important d’être présent pour ses amies, l’amitié était bien plus durable que tout le reste.

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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Lun 24 Nov - 17:15


Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
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enny n'avait aucun besoin de convaincre Déa, cette-dernière était dors et déjà convaincue que la jeune femme serait une colocataire idéale. Déjà qu'elle était une amie plus qu'idéale. C'est vrai, des amis, Déa en avait un certain nombre, mais elle finissait toujours par se brouiller avec eux. C'est qu'elle avait un caractère fort, et même si elle savait se montrer d'une loyauté sans bornes auprès de ceux qu'elle aimait, elle pouvait aussi très vite taper sur votre système. Ce n'était jamais le cas avec Penny, cette jeune femme était d'une patience d'ange, et quand bien même elles avaient déjà eu leurs différends, ces derniers s'étaient toujours résolus le plus pacifiquement du monde, elle était le genre de personne avec qui il devait être un véritable bonheur de vivre, tout comme il était déjà agréable de passer du temps avec elle. Si l'une devait finir par taper sur le système de l'autre, la sirène savait très bien dans quel sens cela se passerait. Déa n'était pas franchement facile à vivre quotidiennement. Déjà, elle était une grosse bordélique, ensuite, elle pouvait souvent manquer de gêne et de savoir-vivre, enfin, elle était incapable de faire cuire des pâtes sans que cela ne se transforme en parcours du combattant. Alors oui, c'est vrai, Déa apporterait à Penny tout le soutien psychologique et la protection qu'elle désirait dans l'épreuve qu'elle traversait, mais elle ne pouvait pas promettre comme le faisait son amie d'être la colocataire idéale. Elle se contenterait de faire des efforts, déjà, et ce serait déjà beaucoup.

-J'en salive d'avance.
répondit-elle à l'évocation des bons petits plats que son amie lui promettait de préparer. Déa avait déjà pu goûter à la cuisine de Déa, elle savait qu'elle se régalerait. De toute manière il n'était pas difficile de faire mieux qu'elle culinairement parlant. Est-ce que ça te dirait qu'on aille un peu chez nous, histoire de fêter ça autour d'une bonne bouteille ?

Elle avait insisté sur le "chez nous", puisque même s'il allait falloir attendre que tout se mette en place, sa maison allait devenir la leur au moins temporairement. De la vie, de l'agitation et du mouvement dans sa pauvre baraque, elle savait déjà que ça lui ferait beaucoup de bien, elle allait pouvoir se focaliser sur autre chose que sur ses pauvres soucis personnels, et ses peines de coeur qui lui donnaient à elle-même l'impression de n'être rien d'autre qu'une ravissante idiote. Bien sûr, la bouteille n'était pas indispensable, mais ce mousseux traînait dans son placard depuis des lustres, elle le gardait pour une bonne occasion, celle-ci semblait parfaitement appropriée. En plus, ça leur permettrait de se poser un peu, et ça pourrait être amusant d'observer sa maisonnée (qui devait être dans un état pas possible, mais elle allait éviter d'y songer) en imaginant comment l'agencer aux vues d'accueillir Penny dans les meilleures conditions possibles. Déa éprouvait un véritable regain d'enthousiasme, elle en était plus qu'heureuse. Elle avait l'impression que son ciel s'éclaircissait un peu. Elle espérait qu'il en était de même pour Penny.


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Message#Sujet: Re: Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons. (pv Déa)   Jeu 4 Déc - 12:30

Déa & Penny
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
Penny avait bien envie de croire qu’elles pouvaient s’en sortir très bien en devenant colocataires. Elles pouvaient très bien s’entendre en vivant ensemble, cela risquait même d’être plus que bénéfique. La fée se doutait bien qu’elle aurait du mal à être seule les prochains temps, tout comme Déa. C’était donc un bon compromis et cela lui ferait du bien d’être un peu en compagnie de quelqu’un. Elles avaient eu leurs différents, elles s’étaient parfois prises la tête, mais tous cela c’était rapidement arrangé. Parce que le lien d’amitié qu’elles avaient était plus fort que tout le reste. Penny savait donc qu’elles seront bien ensemble, mais elle ne demandait aucunement à son amie de devenir la colocataire idéale. Elle souhaitait simplement que Déa reste la même, comme elle avait l’intention de rester également la même. Cela serait parfait tout simplement, elles n’avaient pas besoin de se forcer à quelque chose. Et quand Penny mentionnait le fait qu’elle allait concocter des petits plats à sa nouvelle colocataire, c’était simplement parce qu’elle aimait cela. Ça lui manquait de cuisiner pour quelqu’un d’autre, comme elle le faisait quand Joshua était encore en vie. C’était un peu son caractère en même temps, elle aimait prendre soin des autres avec de petites attentions de ce genre. Mais on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle avait réellement l’occasion de le faire ces derniers temps. Quand Déa mentionna leurs « chez nous », cela fit un peu bizarre à Penny. Mais elle allait bien devoir s’y faire, puisqu’elle avait l’intention de s’installer rapidement chez Déa qui allait donc devenir chez elle par la même occasion donc.

« Allons-y ! » Dit-elle avec énormément d’entrain, même si elle n’était pas non plus du genre à boire de l’alcool juste comme cela. Mais elle savait que c’était le genre de Déa et son emménagement chez elle méritait bien qu’elles fêtent ça. Cela ne leur ferait pas de mal en plus. « On ira chercher mes affaires après. »

Les deux amis n’avaient donc plus qu’à se rendre dans la maison qu’elles allaient partager. Penny allait forcément avoir besoin d’un peu de temps pour réellement se faire à l’idée qu’elles allaient vivre réellement ensemble, que ce n’était pas juste comme cela pour quelque jour. Bon évidemment, elles n’allaient sans doute pas vivre toute leur vie ensemble, quoi que vu la situation dans laquelle elles se trouvaient on ne pouvait pas dire qu’elles s’en sortaient dans leur vie sentimentale, mais ce n’était quand même pas anodin. Penny suivit donc Déa jusqu’à chez elle (chez elles). Elle connaissait bien cette maison, elle avait eu l’occasion de s’y rendre quand même quelque fois depuis qu’elles étaient amies. Mais elle la voyait soudainement différemment puisqu’elle était en train de s’imaginer vivre ici. Et plus les secondes passaient, plus elle avait hâte et elle se sentait heureuse. Evidemment, elle ne pouvait pas oublier les raisons qui avaient poussé la sirène à inviter son amie fée à habiter en sa compagnie, mais elle n’avait pas vraiment envie d’y penser pour l’instant.

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