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 Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)

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Message#Sujet: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Mar 30 Déc - 1:23

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Gwenn comme à son habitude s’était rendu à la taverne, afin de consommer une grande quantité d’alcool. Son but était évidemment de s’enivrer, parce que bientôt la pleine lune allait revenir. A chaque fois, c’était un moment difficile pour la jeune femme, qui allait devenir un monstre. Elle craignait à chaque fois de faire une victime, plus encore que cette pauvre Ambre. La jeune fille avait eu de la chance, elle avait réussi à échapper au monstre. Mais rien ne pouvait garantir à la louve que les choses se passeraient bien dans le futur encore, qu’elle parviendrait à se contrôler. Gwenn vivait dans la peur de tuer (ou pire, transformer) quelqu’un. Elle ne se voyait pas vivre avec cela sur la conscience, elle peinait déjà difficilement à vivre avec sa condition de loup-garou. L’alcool était donc un bon remède, même si la plupart de ses connaissances (en dehors de Jane, mais elle était loin d’être une simple connaissance) pensaient le contraire. Elle avait besoin de se vider la tête, afin de ne pas trop ruminer des jours prochains qui allaient être difficile. La jeune femme aurait bien retrouvé sa meilleure amie (comme elle faisait bien souvent), mais elle était occupée avec son fiancé. Gwenn pouvait parfaitement comprendre que la jeune femme ne puisse pas se rendre entièrement disponible pour elle, même si elle était certaine qu’elle l’aurait fait si elle lui avait demandé (sauf qu’elle n’avait pas osée faire cela à Leopold), elle avait sa propre vie après tout. Jane avait de la chance de pouvoir enfin voir un meilleur tournant pour elle, elle allait se marier, avoir une vie normale. La louve ne voulait donc pas gâcher entièrement la vie de son amie en l’entraînant dans ses problèmes, qui seraient incapable de se régler eux, sauf quand elle allait mourir sans doute.

Cela faisait donc plusieurs minutes qu’elle se trouvait au comptoir de la taverne, enchainant les verres. Elle aimait la solitude, c’était son truc, mais la jeune femme devait bien avouer qu’elle se retrouvait plus à se morfondre qu’autre chose quand elle était seule. Elle tourna alors son regard vers la salle, cherchant du regard une potentielle compagnie. Elle ne faisait pas cela souvent, mais elle cherchait effectivement à sociabiliser. Evidemment, elle n’avait pas l’intention d’aborder quelqu’un de complètement inconnu, il ne fallait pas lui en demander trop non plus. Quand elle vit une jeune femme qu’elle connaissait, un sourire s’afficha sur le visage de la louve. Elle attrapa son verre et s’approcha de la table où se trouvait Déa.


« Salut, je peux me joindre à toi ? »

Elle avait un peu l’impression d’être une petite fille en quête d’amie, mais tant pis. Elle connaissait un peu Déa, elles avaient déjà eu l’occasion de passer un peu de temps ensemble. Mais on ne pouvait pas non plus dire qu’elles étaient si proches que cela. De quoi sans doute discuter tranquillement en évitant les sujets fâcheux, comme le fait que la pleine lune était sur le point d’arriver.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Sam 3 Jan - 1:18


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
D

éa avait toujours été une grande amatrice des excès en tous genre, il n'était pas rare de la voir rentrer chez elle plusieurs nuits d'affilée au bras d'hommes différents, de la croiser au cours de soirées alcoolisées, au cours desquelles elle ne se privait jamais de boire plus qu'à son tour, il lui était arrivé de consommer des substances illicites... bref, elle était bien loin d'être un exemple... mais malgré tout, il était impossible de la catégoriser parmi ceux qui en faisaient trop pour de bon, personne n'irait dire de Déa qu'elle était droguée, alcoolique, ou nymphomane, on irait plutôt dire qu'elle profitait de la vie et de sa jeunesse, c'est tout, et quelque part, ce n'était pas faux. Elle considérait que toutes ces folies étaient de son âge, et qu'elle songerait bien à s'assagir plus tard... Sauf que ça, c'était avant. Non, elle n'était pas pour autant droguée, alcoolique ou nymphomane, seulement, il était assez simple de voir qu'elle n'agissait plus au nom des mêmes motifs qu'avant, et donc, glissait sur une pente particulièrement dangereuse. Elle ne fumait plus parce qu'elle se trouvait au cours d'une soirée enfumée, et qu'il fallait suivre le reste, elle fumait parce que l'herbe avait le don de lui faire oublier. Elle ne ramenait pas des gens chez elle pour passer du bon temps, elle ramenait des gens chez elle pour goûter au contact d'autres corps, espérant fermement (mais sans trop y croire) qu'un jour, l'un de ces corps saurait pour de bon lui faire oublier tous les autres, et surtout le sien. Bref, c'était toujours une question d'oubli. Oublier son amour impossible, oublier Léo, oublier ce satané mariage, oublier qu'elle n'était qu'une pauvre gourde sans cervelle, et si elle se terrait à la taverne et buvait profusion de verres d'alcool, c'était toujours au nom de ces mêmes motifs. L'oubli... Et c'est à cela qu'elle s'appliquait alors que, seule à sa table (ce qui ne lui serait jamais arrivé avant – elle ne voyait pas l'intérêt de se rendre à la taverne sans être accompagnée, autrefois, à moins d'en ressortir en bonne compagnie, ça va de soi), elle vidait soigneusement la bouteille qu'elle venait d'acheter, remplissant son verre aussitôt qu'il se vidait, et il se vidait à une vitesse folle. Elle ne remarqua pas immédiatement que quelqu'un s'approchait de sa table, les yeux rivés vers sa boisson, ce ne fut que lorsque Gwenn fut arrivée à son niveau et lui adressa la parole, demandant si elle pouvait se joindre à elle qu'elle comprit qu'elle n'allait bientôt plus se morfondre seule. Elles allaient pouvoir se morfondre à deux. Merveilleux ! Évidemment, Déa n'allait pas refuser de la compagnie, d'autant qu'elle en avait bien besoin... Et puis Gwenn, pour le peu qu'elle la connaissait, était une jeune femme très sympathique.

-Bien sûr, joins toi à moi, je t'en prie.
Lui dit-elle dans un sourire. Enfin, je te préviens quand même que c'est à tes risques et périls, j'ai tendance à être de mauvaise compagnie, dernièrement.

Et pour cause, dernièrement, elle avait l'impression qu'elle ne savait plus rien faire d'autre que de se plaindre. C'était peut-être le cas.











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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Lun 12 Jan - 23:47

Jane & Gwenn
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Ecumer les bars, c’était son truc. Quand on cherchait Gwenn et qu’on ne savait pas précisément où elle se trouvait, il suffisait de se rendre à la taverne. La jeune femme aimait faire le pilier de comptoir, en vidant l’alcool. Le soir venu de toute façon, si elle ne se trouvait pas à la taverne, elle se trouvait chez elle (ou chez Jane) à vider ses placards et surtout ses bouteilles d’alcool. Sa vie était donc très monotone au final, quand la lune ne se trouvait pas pleine dans le ciel. Il y avait constamment un tas de chose lui brouillant l’esprit, la rendant négative. En même temps, on ne pouvait pas dire qu’elle faisait réellement en sorte de retirer son brouillard. Ce n’était évidemment pas en restant à la taverne qu’elle allait pouvoir arranger les choses, qu’elle allait pouvoir reprendre sa vie en main. Quand elle décida de s’approcher de Déa, ce qu’elle faisait rarement quand même, c’était dans l’optique de tout simplement ne pas passer la soirée seule. Elle fut heureuse que Déa accepte qu’elle s’installe avec elle, qu’elles puissent partager un moment ensemble donc. La louve n’eut pas besoin qu’on le lui dise deux fois avant de s’installer sur la chaise en face de celle de Déa, lui adressant un sourire.

« Ah oui, toi aussi ? »
Demanda-t-elle sans se montrer réellement surprise. Est-ce que c’était parce qu’elle avait eu le sentiment qu’elle broyait du noir comme elle, qu’elle avait décidé de l’approcher ? Peut-être, en tout cas elle n’était pas étonnée. « Deux mauvaises compagnies, ça doit bien s’entendre non ? »

Il n’y avait de toute façon pas énormément de différent cas dans la taverne, soit les gens venaient noyer leurs chagrins dans l’alcool, soit ils cherchaient juste un partenaire pour de l’exercice physique. Si Déa avait été de cette deuxième sorte (ce qui n’empêchait pas d’être un mélange des deux évidemment), elle ne serait pas seule à cette table. Si Déa était à ce point déprimée, ce que ses paroles semblaient décrire, Gwenn ne savait pas si elle allait réellement lui apporter quelque chose. Mais au moins, le temps allait peut-être passer plus vite à deux. Gwenn pourrait très bien lancer la conversation sur les différents sujets qui les rendaient triste et morose, mais ce n’était sans doute pas la solution pour passer le temps. Si la jeune femme avait décidé d’aborder Déa, ce n’était pas pour pleurer sur son épaule, pour ça elle avait Jane (pauvre Jane).

« Je trouve que l’alcool laisse parfois à désirer ici. » Cela ne l’empêchait pas d’y venir très régulièrement, mais du mauvais alcool c’était de l’alcool quand même. « J’ai de meilleure bouteille chez moi. »

Un sujet comme un autre, elles avaient l’alcool en commun après tout. Au vu de la bouteille presque vide qu’il y avait sur la table, Déa n’était pas en reste pour lever le coude. Bon après, la jeune femme en avait sans doute rien à fiche des bouteilles qu’elle avait chez elle, mais c’était une façon de ne pas laisser le silence s’installer.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Mar 13 Jan - 18:19


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
A

insi, elle n'était pas la seule à broyer du noir. Apparemment (et étant donné le visage qu'elle arborait, Déa la croyait sans le moindre mal), Gwenn avait largement de quoi noyer dans l'alcool, son lot de soucis et de chagrins, sans aucun doute plus importants que les siens, d'ailleurs. Déa savait bien qu'elle n'était pas la personne la plus à plaindre dans cette terre, elle avait souvent le sentiment de vraiment faire un caprice de gamine en ne se ressaisissant pas rapidement. Après tout, c'était seulement d'une peine de coeur qu'elle souffrait, des peines de coeur, tout un chacun en avait son lot au quotidien, et ils finissaient toujours par s'en remettre. Elle, elle devait faire preuve de mauvaise volonté, à coup sûr. Enfin bon... La sirène n'était pas prête encore à retrouver sa joie de vivre, elle allait encore déprimer un peu, tant qu'à faire. Mais au moins, elle déprimerait en bonne compagnie. après tout, Gwenn était charmante, et puis, les esprits malheureux avaient toujours tendance à se retrouver, à se reconnaître et à s'apprécier dans leurs plus grands moments de détresse, se serait parfait. Déa sourit en entendant son interlocutrice se plaindre de l'alcool servi dans cette taverne dont elle semblait pourtant être un pilier de bar. Déa ne pouvait pas spécialement en juger. Ce n'était pas tant l'alcool que la sensation qu'il entraînait qui l'intéressait vraiment quand elle consommait des boissons de cette nature. Elle était, par conséquent, tout à fait incapable de distinguer un bon cru d'une piquette terrible. Mais elle croyait sans mal Gwenn, la jeune femme paraissait tout à fait s'y connaître dans ce domaine.

-Dans ce cas, qu'est-ce qu'on fout encore ici ? On a qu'à aller chez toi.
fit-elle dans un sourire espiègle.

Quoi ? Elle était venue ici pour passer du bon temps. Elle ne demandait pas forcément à ce que la soirée se déroule comme cela se passait souvent quand elle quittait un lieu comme celui-ci pour rejoindre la maison d'un villageois (c'était plus fort qu'elle, et ces derniers temps, même si c'était mal vu, c'était encore pour elle la meilleure façon de s'oublier et d'oublier ses déboires) mais au moins, elles pourraient parler plus tranquillement toutes les deux, d'une, et ensuite, elles n'auraient plus à s'attirer le regard inquisiteur de ceux qui, s'ils se trouvaient là, pourtant ne devaient pas forcément être mieux lotis qu'elles. Qu'ils observent, qu'ils parlent, qu'importe. Si Déa songeait effectivement profiter des réserves de Gwenn, elle pourrait toujours trouver le moyen de se faire pardonner cette légèreté et cette présomptions. Ses hôtes se plaignaient rarement d'elle, pour sa propre défense.

-Comme ça, tu pourras me raconter tes malheurs en long, en large et en travers.


Après tout, il est souvent plus simple de se plaindre en long, en large et en travers de ses problèmes à quelqu'un que l'on ne connaît que peu, on craint moins le jugement, et on peut se laisser aller à dire à peu près ce que l'on veut, et puis, Déa était tout de même curieuse, c'est vrai, de savoir ce qui lui arrivait, à cette pauvre Gwenn. À tous les coups, c'était quelque chose qui allait reléguer au second plan tous ses soucis, qui n'auraient alors d'autre choix que de paraître plus que minimes.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Jeu 29 Jan - 21:58

Jane & Gwenn
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De l’alcool, c’était de l’alcool. Gwenn ne cherchait pas spécialement à boire de la top qualité, c’était d’ailleurs pour ça qu’elle se trouvait souvent dans la taverne alors qu’elle ne trouvait pas les boissons servis de très bonne qualité. Tant que quelque chose de fort pouvait passer dans sa gorge et l’enivrer, c’était parfait. Après tout, cela ne servait à rien de cacher le problème, la jeune femme était alcoolique. Elle avait besoin de sa dose, sinon elle ne se sentait pas bien. Elle ne faisait rien pour changer les choses bien sûr, sinon elle tenterait de se passer de l’alcool. Au contraire, elle évitait à tout prix de sentir le manque d’ailleurs. Elle n’avait aucune envie de tenter quoi que ce soit contre son problème, de toute façon sa vie ne ressemblait à rien de stable donc. A quoi bon tenter d’être une fille bien, quand on se transformait en monstre une fois la pleine lune haute dans le ciel ? Même si elle ne supportait pas spécialement sa vie actuelle, elle savait que les choses seraient encore plus dures si elle tentait de ne pas « s’amuser ». L’alcool, ce n’était donc pas un souci s’il n’était pas de bonne qualité. Gwenn s’accommodait assez bien de la piquette de la taverne, même si elle préférait de quand même les bouteilles qu’elle gardait chez elle. Mais ces bouteilles au moins n’étaient pas distribué à des idiots fréquentant la taverne (oui, elle s’insultait plus ou moins d’idiote pour le coup), elle gardait cet alcool pour de meilleures compagnies. D’ailleurs, Déa ne manqua pas de proposer qu’elles se rendent chez la louve pour le consommer.

« Bonne question ! » On ne pouvait pas dire que Gwenn soit le genre de femme très sociable, mais il y avait des moments comme celui-ci, où elle appréciait de s’octroyer de la bonne compagnie. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais la louve avait le sentiment que la jeune femme sous ses yeux était d’une très bonne compagnie, ce n’était pas pour rien qu’elle avait décidé de l’aborder de toute façon. « Allons-y ! Mais je t’épargnerais mon histoire. »

Ce n’était pas que la louve n’aimait pas se pencher sur ses soucis et se plaindre à longueur de temps, elle le faisait quand même énormément, mais elle n’avait pas envie de tourner ses pensées de cette manière. Elle n’avait pas envie de déprimer toute la soirée parce qu’elle allait repenser à l’homme qu’elle avait perdu, à sa famille morte et à sa nouvelle condition. Gwenn se leva donc, puisqu’elles n’avaient plus l’intention de rester dans cet endroit. Les regards se tournèrent vers elle, mais cela faisait bien longtemps que la louve ne prêtait plus attention à ce genre de détail. Elle conduit donc Déa jusqu’à chez elle, qui ne se trouvait vraiment pas loin.

« Fais comme chez toi ! »
Dit-elle à peine avaient-elles passé la porte, se dirigeant vers sa réserve de bouteille. Il n’y avait pas grand-chose à manger dans sa maison, mais de l’alcool il y en avait quasiment tout le temps. Elle déposa donc deux verres sur la table basse, les remplissant à ras bord. « Tu m’en diras des nouvelles ! »

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Dim 1 Fév - 19:15


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
A

llez, le reste de la soirée allait donc avoir lieu chez la jeune femme. C'était loin de déplaire à Déa, c'est certain. Les meilleures soirées (qui s'accompagnaient généralement des meilleures nuits) étaient celle qui terminaient dans l'intimité d'un chez-soi, et Déa devait bien avouer être curieuse de découvrir l'endroit où vivait celle qu'elle ne pouvait s'empêcher d'observer sous un angle que Gwenn n'apprécierait peut-être pas si elle s'en rendait compte, celui du désir. Elle considérait qu'on en apprenait beaucoup sur une personne rien qu'à son intérieur. C'était révélateur des goûts de la personne en question, et de ses aspirations. Puisque la jeune femme était visiblement très secrète, et pas de nature à trop en dire sur elle, même après plusieurs verres, elle aurait au moins cette satisfaction-là, celle d'en découvrir plus par ce biais précis... même si elle n'abandonnait pas complètement l'idée d'en découvrir plus. C'est qu'elle était coriace, quand elle le voulait (eh si) et quand quelqu'un excitait sa curiosité, elle avait besoin de satisfaire cette curiosité en question. Elle était vraiment intriguée par le parcours de Gwenn, par ce qui avait pu la mener où elle se trouvait dorénavant. Dans cet état précis, avec cette mentalité précise. Oui, il y avait bel et bien une part de voyeurisme à tout cela, et elle ne comptait pas vraiment s'en cacher. Se repaître des malheurs d'autrui, parce que la vie semble ainsi moins morne, c'est dans la nature humaine, non ? C'était aussi dans sa nature, toute sirène était-elle.

-Quel dommage, j'aurais vraiment voulu connaître toute l'histoire dans ses détails les plus sordides. Je te jure que je n'aurais même pas fait semblant de compatir. J'aime bien entendre les gens raconter leurs vies, et plus elles sont horribles, plus c'est satisfaisant... c'est comme lire un bouquin, tu vois ? Elle sourit. Ouais, après ça, je m'étonnerais pas que tu veuilles rien me dire.

Heureusement, avant qu'elle ne rajoute pas davantage de conneries (car oui, c'en était, et pourtant elle était loin d'avoir dépassé son seuil de tolérance en terme d'alcool, elle comptait bien s'en mettre plein l'estomac), elles venaient d'arriver dans la demeure de Gwenn. Déa se permit d'observer l'intérieur sans même faire semblant d'être discrète avant de prendre la jeune femme au mot et donc, de faire comme chez elle, en s'affalant sur le canapé, son sourire ne quittant pas ses lèvres alors que Gwenn venait les fournir en bouteille, lui proposant l'un de ses millésimes. Déa y porta les lèvres avec gourmandises. La sirène n'était ni connaisseuse, ni difficile en termes d'alcool. Elle pouvait très bien se contenter d'une simple piquette, et y trouver son compte, du moment que la boisson savait lui faire de l'effet. Il n'empêche que cette bouteille là était particulièrement savoureuse. Déa avait dors et déjà la certitude qu'elles ne feraient pas long feu, toutes ces bouteilles, surtout qu'elle se sentait plus que jamais d'humeur à picoler.

-Tu mentais pas. Ça n'a rien à voir avec la vinasse qu'ils servent à la taverne.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Dim 22 Fév - 17:38

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Ce qu’on pouvait dire, c’était que Déa avait une manière bien à elle de pousser quelqu’un à parler de soi-même. Elle aimait entendre les autres parler de leurs vies de merde, parce que cela lui donnait l’impression de lire un bouquin. C’était une façon de voir et surtout de dire les choses. Gwenn ne s’offusqua pas de ces paroles, elle pouvait bien penser comme elle le voulait. Les vies de merde, apparemment ça courrait pas mal les rues. On ne pouvait pas dire que le monde était rose bonbon non plus. Avec toutes ces créatures (plus ou moins horribles) qui courraient les rues et la forêt, il était difficile de croire que la vie était belle. Celle de Gwenn ne l’était pas en tout cas, ce n’était pas pour rien qu’elle avait sombré mollement dans l’alcoolisme. Les deux femmes arrivèrent donc chez Gwenn, qui ne tarda pas à remplir deux verres pour elle. Quand il s’agissait d’alcool, on pouvait clairement compter sur elle. Elle avait de quoi faire en réserve et les rares fois où ce n’était pas le cas, elle s’arrangeait pour en trouver ailleurs. La louve sourit à la remarque de la jeune femme, qui appréciait l’alcool apparemment. Gwenn s’installa à son tour, vidant son propre verre. Elle observa un peu Déa, elle devait bien avouer être curieuse vis-à-vis d’elle. Cela se voyait qu’elle n’était pas complètement heureuse, la louve le ressentait en tout cas. Sans doute parce qu’elle avait trop souvent eu l’occasion de voir le regard de Déa dans son propre reflet dans un miroir. Mais à côté de cela, elle semblait si remplit d’énergie, si pétillante.

« Tu apprécies à ce point entendre les gens se plaindre de leurs vies ? »

Lui demanda-t-elle sans la moindre honte ou hésitation. C’était que de toute façon, elle avait une bonne quantité d’alcool dans le sang déjà alors au bout d’un moment, elle se laissait bien plus aller. Gwenn se demandait si les paroles de la jeune femme n’avaient pas simplement été ironique, elle ne percevait pas toujours ces détails. Elle n’avait pas spécialement envie de se méprendre, de se tromper dans les intentions de Déa. Gwenn devait bien avouer qu’elle était un peu curieuse, que l’inconnue l’intriguait énormément. La louve avait tendance à se morfondre sur son sort, sans ouvrir son regard sur ce qui se trouvait autour d’elle. Ce n’était pas pour rien qu’elle n’avait pas réellement fait de nouvelles connaissances depuis des mois.

« Parce que si c’est le cas, tu pourrais complètement être servit avec moi. »

Elle rit, ce qui arrivait assez peu souvent ces derniers temps. Cela l’amusait en effet de tourner un peu dérision sa situation. Elle remplit de nouveau les verres, n’aillant pas l’intention de les laisser vides bien longtemps. Après tout, elles étaient là pour continuer leurs soirées de débauche, cela serait dommage de ne pas continuer de boire. Même si quand on se trouvait en compagnie de Gwenn, il était difficile d’échapper longtemps à cette substance.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Dim 22 Fév - 20:21


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
C'

était sans doute horrible et indigne que d'admettre de la sorte aimer écouter les récits de vie des autres, en espérant qu'ils soient les plus tristes et / ou horrifiants possibles, mais c'était le cas de Déa, et il y avait longtemps qu'elle ne s'en cachait pas et avait décidé de complètement l'assumer. Après tout, à quoi bon prétendre le contraire ? Ceux qui le faisaient, la plupart du temps, étaient soit complètement égoïstes (et dans ce cas, c'était complètement à leur honneur) soit de gros menteurs. C'est dans la nature d'humaine que d'apprécier l'horreur chez les autres, comme l'on s'observe dans un miroir, comme il est dans la nature humaine d'apprécier la violence quoi qu'on en pense. Déa ne se pensait ni horrible, ni violente pour autant... Elle se disait plutôt qu'elle avait fait un travail suffisant sur elle-même pour se reconnaître aussi bien ses qualités que ses défauts en tant qu'être... humain ? Si cela pouvait se dire pour une sirène. Elle comptait encore moins s'en cacher en présence de la charmante Gwenn, alors qu'elle avait déjà un mini coup dans le nez et qu'elle se sentait d'humeur non pas à jouer les épaules réconfortantes, mais à inviter son amie à cracher ses emmerdes un bon coup pour après se laisser inonder de pensées positives, et de cet alcool bien meilleur que celui qui pouvait être servi à la taverne. Quels arnaqueurs, ces tenanciers, sérieusement.

-Écouter les gens se plaindre, c'est une de mes grandes passions dans la vie.
affirma-t-elle entre deux gorgées d'alcool. Ça permet de relativiser ses propres problèmes. Elle sourit. C'est totalement égoïste de ma part, tu sais ? J'aime bien me dire que finalement, ma vie n'est pas si minable que ça... Et vu ce que j'imagine de la tienne, je pense que j'aurais carrément raison, sur ce coup là.

Est-ce qu'elle était sérieuse ou est-ce qu'elle plaisantait ? Un peu des deux. Bien sûr, elle n'était quand même pas cruelle au point de rire du malheur d'autrui sans compatir ou se sentir mal pour l'autre. Mais bon, il fallait tout savoir relativiser, quand même. Dans tous les cas, de son expérience de la boisson, les problèmes venaient toujours sur le tapis à un moment ou à un autre. Autant que ce soit là, maintenant, tout de suite, qu'elles puissent passer à autre chose... Et Déa avait en tête quelques idées de distractions qui, elle l'espérait sans pouvoir en être certaine, serait du goût de son hôtesse.

-Mais bon, après, c'est comme tu veux, hein ! Je vais pas te forcer la main non plus.


Même si c'était un tout petit peu ce qu'elle avait commencé à faire tout de même, si elle était un rien honnête. Non pas non plus qu'elle veuille à tout prix déprimer un bon coup en écoutant la tragique histoire de Gwenn (et Déa n'imaginait pas à quel point elle l'était, en réalité), mais elle était convaincu que ça ne ferait de mal à aucune des deux, en définitive.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Sam 21 Mar - 23:41

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Se plaindre et se pencher sur ses soucis étaient des activités qui plaisaient énormément à Gwenn, fallait bien l’avouer. Ce n’était pas pour rien qu’elle plongeait si souvent dans l’alcool, qu’elle écumait les tavernes, elle avait des raisons de le faire. Elle voulait noyer son chagrin dans l’alcool, afin d’y penser le moins souvent. Cependant, cela ne l’empêchait pas d’en parler très souvent quand même, surtout avec Jane d’ailleurs. Le fait qu’elle soit déjà assez imbibé d’alcool aidait en plus à ce qu’elle parle plus de sa condition. Elle ne pensait cependant pas le faire avec Déa quand même, mais cette dernière semblait aimer entendre les autres personnes raconter leurs malheurs. Gwenn pouvait bien comprendre les raisons qui la poussaient à aimer ça, elle devait trouver sa vie tellement mieux après ça. Quoi que Gwenn était certaine que Déa n’avait pas une vie parfaite non plus, mais avec elle, elle était servi en histoire de merde. Si la louve n’avait pas bu autant d’alcool, elle n’aurait peut-être pas pris la peine de se pencher sur sa vie misérable. Sauf qu’elle avait bu et elle se trouvait en très bonne compagnie. Elle ne savait pas pourquoi, mais Déa lui plaisait vraiment bien et ça ne la dérangeait pas de raconter son histoire. Elle ramena ses jambes vers elle, les installant sur le canapé sans quitter Déa du regard. Elle vida son verre d’un trait, avant de prendre la parole.

« Et bien si ça peut t’aider. » Dit-elle comme si elle n’acceptait de parler que pour faire plaisir à Déa, alors qu’elle devait bien avouer que ça lui faisait un peu plaisir aussi. Se morfondre un bon coup avant de passer à autre chose, quelque chose de plus agréable par exemple. Elle ne pensait pas que la jeune femme soit le genre de personne à juger quelqu’un en plus, elle ne prenait donc pas vraiment de risque. Elle remplit son verre cependant, ainsi que celui de Déa, avant de reprendre. « Je te fais la version courte, sinon ça va durer des heures. » Elle rit un peu, ce qui ne collait pas forcément avec le récit qu’elle s’apprêtait à faire, mais tant pis. Le but n’était pas qu’elle tombe dans la déprime après tout. « J’ai perdu mes parents quand j’avais quatre ans, ils ont été assassinés par… un monstre. » Gwenn ne pouvait pas dire directement que c’était un vampire, elle ne savait pas si Déa connaissait les créatures (elle ne pouvait pas imaginer qu’elle en soit une). « J’ai passé le reste de mon enfance avec un grand-père qui m’a à peine adressé la parole. Quand il est mort à son tour, j’ai pris avec plaisir mon indépendance. Et un jour, j’ai fait la rencontre de James. Il était… parfait. » Gwenn ne parlait que très rarement de James, c’était toujours un peu douloureux. « On était fiancé, on allait se marier et il a été assassiné. » Encore un et par un vampire aussi, mais elle ne pouvait toujours pas en parler. « C’est là que j’ai commencé à… trainé dans les tavernes. Et je suis tombée très bas, je pensais ne pas pouvoir avoir pire et pourtant… j’ai été agressé et je suis différente aujourd’hui. »

C’était fini. Gwenn ne pouvait pas entrer trop dans les détails, mais les grandes lignes étaient là. Cela lui faisait bizarre de raconter entièrement son histoire à quelqu’un, de ne pas se concentrer sur un seul détail (sa transformation en loup-garou qui était le plus récent par exemple).

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Dim 22 Mar - 18:32


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
Q

uand Déa affirmait tout à l'heure aimer écouter les problèmes des autres car cela lui permettait de relativiser les siens propres, elle ne croyait pas si bien dire... Il faut dire que tous ceux qui avaient bien voulu s'apesantir sur leurs ennuis auprès d'elle lui avaient rappelé combien il était idiot de se morfondre pour une simple histoire d'amour à sens unique. Des déconvenues sentimentales, tout le monde était amené à en vivre au cours de sa vie, et tout le monde vous dira qu'on finit toujours par en guérir, à un moment ou à un autre. Ça prenait juste plus ou moins de temps, et visiblement, chez Déa, le mal était plus que coriace. Mais après tout, ce n'était pas pour autant une grande tragédie personnelle ou familiale que ce qu'elle était en train de subir alors que Gwenn, elle, avait véritablement souffert. Ses parents avaient été assassinés alors qu'elle était encore trop jeune, suffisamment pour peu à peu perdre d'eux tout souvenir. Quand elle parla de monstre, Déa devina qu'il devait s'agir d'une créature, un vampire, un loup-garou... un sorcier, peut-être ? Cela arrivait malheureusement, et bien trop souvent, en notre terre. Ça n'en rendait pas moins le récit terrible et abominable. Aucun enfant au monde ne méritait de vivre un tel traumatisme. Gwenn avait été élevée par un aïeul, qui visiblement ne lui avait rien accordé de l'amour dont un enfant a indispensablement besoin. Puis rebelotte, son fiancé assassiné. À ce stade, on ne pouvait même plus parler de poisse, on pouvait parler de malédiction. Pauvre Gwenn. Elle ne méritait clairement pas tout ce qui lui était arrivé. Déa ne souhaiterait pas même cela à sa pire ennemie, d'ailleurs (quoique si, en fait, Jenkins et Hardwick n'avaient qu'à crever)... et elle, de son côté, pouvait bien envoyer balader ses mono problèmes de midinette, elles dont les parents étaient toujours envie, qui avait eu une enfance équilibrée, et qui n'avait pas à déplorer la mort du moindre fiancé. Et le pire dans tout ça, c'est que le petit récit déprimant de la jeune femme n'était pas fini, loin de là. La suite n'était pas des plus limpides, mais toute créature qu'était Déa, et familière des créatures par conséquent, il semblait à la sirène devinait la nature de l'agression qui l'avait rendue différente : un vampire ou un lycan, sans doute... Tu m'étonnes que la pauvre fille soit devenue une alcoolique avérée ! Il en aurait fallu bien moins à Déa pour finir dans le même état.

-Je suis vraiment désolée.
Et ces mots étaient sincères. Il pouvait lui arriver de compatir sans le penser, surtout pour faire bonne figure, mais là ce n'était pas le cas, difficile de ne pas être touché et désolé d'une histoire à ce point frappante et perturbante. Tu sais... être différent n'est pas forcément un mal. Au contraire, tu peux te servir de cette force pour te rendre plus forte.

Hors contexte, le discours semblait niaiseux à Déa. "Ta différence fait ta forte", non mais quelle connerie. Mais le but de la sirène n'était pas tant de dire que tous les individus étaient uniques et donc merveilleux, juste de dire qu'être immortel comme un vampire ou se transformer en bête féroce comme un loup-garou pouvaient être des pouvoirs plutôt cools si on décidait de les assumer.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Mar 14 Avr - 13:45

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
C’était rare que Gwenn prenne le temps de raconter toute sa vie à quelqu’un, surtout à une personne qu’elle ne connaissait pas. Elle venait de rencontrer Déa, elles ne savaient rien l’une de l’autre. Enfin, maintenant, la sirène savait bien plus de chose sur la louve que l’inverse. Elle connaissait toute sa vie, ou presque, les détails les plus sordides en tout cas. Bizarrement, l’alcoolique dû bien avouer que cela lui fit du bien de parler de sa vie, des horreurs qu’elle avait vécu, à une parfaite inconnu. C’était rare qu’elle mentionne tous ces détails d’un coup, qu’elle parle de toutes les emmerdes qu’elle avait pu connaitre dans sa vie. Et en même temps, cela ne faisait que lui rappeler que depuis sa naissance, elle n’avait fait que connaitre des embuches. Mais au moins, Déa pouvait comprendre pourquoi la louve se retrouvait dans un état comme celui-là, pourquoi elle passait son temps à boire et à écumer les tavernes. Il devait n’y avoir que Jane qui était capable de réellement comprendre la jeune femme, maintenant Déa peut-être. Gwenn haussa des épaules quand elle entendit Déa lui dire qu’elle était désolée. Son but n’était pas non plus de trop s’apitoyer sur son sort, même si c’était ce qu’elle faisait à longueur de temps au final, elle ne voulait pas vraiment que Déa compatisse. D’ailleurs, si elle lui avait parlé de sa vie c’était bien parce que la jeune femme appréciait d’entendre les malheurs des autres. Au moins, elle devait être servit là.

Déa s’attarda un instant sur un détail que la jeune femme avait raconté de sa vie, le fait qu’elle était maintenant différente. Gwenn n’était pas entrée dans de longues explications, les créatures n’étaient pas connues de tout le monde après tout. Elle ne savait pas si Déa les connaissait, elle était loin d’imaginer qu’elle puisse être différente aussi. Du moins pour le moment, puisque les paroles de la sirène lui mettaient finalement le doute. Gwenn remplit son verre et celui de la jeune femme, alors qu’elle lui parlait. Faire de sa différence une force ? La jeune femme savait bien que beaucoup considérait que c’était une « bonne » chose d’être une créature, que cela permettait d’être fort, différent, unique. Sauf qu’elle peinait vraiment à voir les choses comme ça. En quoi se transformer en monstre une fois par cycle de lune pouvait-elle réellement fait d’elle une femme forte ?

« J’ai du mal à voir les choses comme ça. »
Même si elle savait que sa vie allait être plus simple si elle arrivait à enfin accepter sa condition. Mais ce n’était pas vraiment parce qu’elle désirait l’accepter qu’elle pouvait le faire. Elle était tombée au fond du gouffre, elle avait cru pouvoir s’en sortir, avant de plonger finalement encore plus profond. A quoi bon se prendre encore un revers de la manche en essayant de se relever. « Tu en sais quelque chose toi ? De ce que ça fait d’être différente ? »

Après tout, Déa semblait sûre d’elle dans ses propos. Se pourrait-il qu’elle soit aussi une créature ?

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Jeu 16 Avr - 16:35


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
C'

est sûr, il était toujours plus simple d'assumer sa différence quand on était né avec cette différence, et que notre situation nous permettait de l'apprécier pleinement, sans avoir pour autant à porter cette différence en étendard. Déa avait peut-être tout faux, mais elle était convaincue que son interlocutrice venait de lui avouer à demi-mot qu'elle était une créature... Ou plutôt qu'elle en était devenue une. Ça ne laissait par conséquent que deux options (enfin, trois en réalité, mais la sirène était convaincue que tous les myrihandes étaient au complet) : vampire ou loup-garou. Dans un cas comme dans l'autre, apprécier sa nouvelle condition pouvait être vraiment difficile, voire impossible. Bon, Déa, pour sa part, considérait que si l'on prenait le meilleur partie de sa situation, on pouvait la savourer à fond, mais elle était mal placée pour faire la morale à la jeune femme alors qu'elle n'arrivait pas à respecter pour elle-même ses propres leçons d'optimisme. Oui, il fallait tirer le meilleur parti de chaque chose, mais pour sa part, elle n'arrivait pas à retirer quoi que ce soit de positif du mariage de Léo avec Jane, et de la fin de leur amitié. Enfin, il n'était pas question d'elle ! Et encore heureux, franchement ! Ouais, elle pouvait comprendre, en vérité, que ce soit dur, tout à coup, de se trouver dans une condition qu'on a pas choisi, à supporter quelque chose qui devenait "dans votre nature" sans que vous ayez rien à demander à qui que ce soit. Mais puisque c'était une situation immuable, il fallait l'accepter, pas le choix, et si c'était vraiment ce don souffrait Gwenn, Déa avait bien envie de lui venir en aide. Et elle lui en donnait la possibilité, d'ailleurs, lui demandant ce que ça pouvait bien faire d'être différente. Elle avait l'impression de l'entendre lui poser la question que la sirène s'était elle-même posée. Es-tu une créature ? Si oui laquelle ? elle décida de répondre franchement à sa question. Tant pis si elle se tromperait. Au pire, son interlocutrice ne la croirait pas, et Déa arguerait qu'elle disait absolument n'importe quoi parce qu'elle était complètement bourrée.

-Être différent, c'est jamais qu'une question de point de vue. Parmi les miens, je suis considérée comme quelqu'un d'on ne peut plus normale...
Elle marqua une légère pause. Je suis une sirène. Alors tu vois, je sais ce que ça fait d'être un peu ...hors normes, on va dire.

Après, pour être honnête, la normalité était une notion à complètement reconsidérer en notre terre. Si les humains étaient vraiment la norme, alors pourquoi la plupart des habitants vivants en notre terre avaient, en vérité, une spécificité qui devaient dépasser de loin l'entendement de l'être humain lambda ? Être une créature, c'était, au fond, la norme par excellence. Ça ne rendait pas forcément plus agréable la situation, c'est sûr, surtout quand l'"anormalité" vous tombait dessus alors que vous vous contentiez très bien d votre nature précédente. Mais le destin aime à se jouer de la moindre âme qui respire. Il fallait faire avec.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Lun 11 Mai - 23:44

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Gwenn se demandait vraiment si la jeune femme avec qui elle discutait était une créature ou non. Elle lui posa d’ailleurs indirectement la question, lui demandant si elle savait ce que cela faisait d’être différent. La jeune femme était loin d’espérer que Déa puisse être un monstre comme elle, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire que cela serait peut-être une bonne chose qu’elle soit une créature effectivement. Parce qu’ainsi, elles auraient un point commun. Visiblement, les deux jeunes femmes n’avaient pas la même vision de la vie. Gwenn aurait bien aimé voir les choses comme Déa. Cela lui faciliterait grandement la vie en réalité même. Sauf que la lycane était tout simplement incapable d’imaginer sa différence comme une force. Sinon elle le ferait sans doute, mais au lieu de cela elle se contentait de fondre dans l’alcool. Parce qu’elle était incapable de supporter le changement de sa vie, le fait qu’elle ne soit plus la même qu’autrefois. Déa prit la parole, expliquant alors qu’elle était une sirène. Gwenn avait bien la confirmation qu’elle était une créature, qu’elle était différente tout comme elle. Au détail prêt qu’elle était née ainsi.

« On a pas mal de point commun alors. » Dit-elle doucement dans un sourire. « Je suis une lycane ».

Peu de personne était au courant finalement, en dehors des quelques créatures qu’elle côtoyait et les membres de sa meute. Elle n’aimait pas en parler, elle n’aimait pas révéler son secret à d’autres personnes. Parce que cela signifiait que pendant un moment, elle acceptait le fait qu’elle était une bête sauvage. Le fait qu’elle n’était plus la jeune femme qu’elle était autrefois et qu’elle aimerait encore être. Gwenn s’en serait sans doute mieux sortit si elle avait été une créature dès le début, si elle n’en était pas devenue une après une agression.

« C’est pas tant le fait de ne plus être normal le problème… » Elle ne savait même pas au fond pourquoi elle commençait à parler comme ça avec Déa, ce qui la poussait à se confier de la sorte à une presque inconnue. Même si elle se sentait parfaitement en confiance avec la sirène, comme si elle pouvait tout lui dire sans être jugé. En évitent sans doute de mentionner qui était sa meilleure amie. « J’ai peur… de moi. » Elle marqua une courte pause avant de reprendre. « De ce que je suis capable de faire, quand je deviens un monstre. J’ai déjà failli tuer une fille. » En dehors de Jane, personne n’était au courant de son petit souci avec Ambre. « Et c’est pas juste que j’aurais pu la tuer mais… je sais au fond de moi que j’en avais envie. »

Gwenn ne savait vraiment pas pourquoi elle racontait tout ça à la jeune femme. Elle n’en aurait sans doute rien à faire. Elles ne se connaissaient presque pas après tout, on ne pouvait pas dire qu’elles étaient amies. Et pourtant elle lui disait ce qu’elle n’avait même pas dis à Jane.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Dim 17 Mai - 19:48


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
E

n un seul mot, la jeune femme avait pour de bon écarté tout malentendu, et lui avait finalement donné le résumé total des raisons de son mal-être actuel. Ce mot ? Lycane. Manifestement, elle ne devait pas l'être depuis bien longtemps. Elle avait dû être mordue récemment, et visiblement, elle avait quelques difficultés à supporter sa situation nouvelle. Déa le comprenait très bien, ou devinait tout du moins ce que cela devait faire. Elles avaient beau avoir en commun d'être des créatures, elles étaient tout de même l'une et l'autre très différentes, car leurs situations l'étaient. Déa était une sirène de naissance. Elle n'avait jamais eu à s'"habituer" à sa situation, pour elle, c'était la norme, pour elle, il n'y avait pas d'autres façons de vivre, et elle profitait du moindre de ses pouvoirs, les appréciait, même, quitte à en abuser à certains moments. Gwenn n'avait pas choisi ce qui lui arrivait, et c'était là une différence des plus sérieuses, que l'on ne pouvait pas mettre de côté, d'autant que les lous-garous étaient tout de même des créatures à part. Les vampires ne décidaient pas toujours de leur sort, mais ils pouvaient l'adopter, et surtout, malgré les quelques inconvénients liés à leur condition, ils étaient dans la capacité de se contrôler un minimum. Pour les lycans, de ce que Déa en avait compris, ce n'était pas le cas. La bête prenait le pas sur l'humain. C'est une situation que l'ondine aurait profondément détesté, sans le moindre doute. N'avoir plus de contrôle sur soi... Le plus grand désagrément lié à sa nature était qu'elle ne pouvait pas spécialement traîner dehors quand il pleuvait... Comparativement à ce que devait vivre Gwenn, ce n'était évidemment rien...

D'ailleurs, cette-dernière lui fit bien comprendre que c'était effectivement là ce qui la pesait à ce point. Elle avait failli tuer une jeune fille... et même, elle avait senti qu'elle le désirait. Ce devait être là une expérience particulièrement déplaisante, tout sauf agréable. D'ailleurs, Déa grimaça à l'évocation de cela. Mais la jeune femme à qui elle s'adressait, et qui commençait à profondément la toucher dans son propos, n'y était pour rien dans ce qui lui arrivait. Un simple instrument aux prises avec un destin trop difficile à accepter, trop dur à supporter. Oh, comme elle connaissait bien cela ! Même si sa situation à elle ne rencontrait pas d'extrêmes identiques. La sirène se sentait la nécessité d'encourager et d'apaiser la jeune femme, même si elle ne savait pas grand chose d'elle, au final. Peut-être parce que, même si elle en savait peu, elle se retrouvait face à l'un des plus grands secrets de son âme, l'un des plus sombres aussi sans doute, elle ne pouvait pas ni ne voulait d'ailleurs en faire un moindre usage.

-Tu es quelqu'un de bien, Gwenn. Je te connais pas, mais je suis certaine de ça... Il y a bien quelque chose qui a arrêté ton geste, non, quand tu as failli tuer cette fille ? C'est bien une preuve, tu crois pas ?


Ou alors la gamine avait peut-être joué de chance et la louve de malchance, mais Déa préférait ne pas avancer cette théorie d'avance, dans l'espoir d'avoir vu juste sur le coup et de pouvoir un peu rassurer son interlocutrice.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Jeu 4 Juin - 10:05

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Gwenn n’aimait pas parler de ce moment où elle avait failli tuer Ambre, il y avait peu de personne au courant au final. La jeune femme ne savait vraiment pas pourquoi elle racontait tout cela à Déa, qui était quand même une parfaite inconnue. Mais ça lui faisait du bien quand même, sinon elle ne parlerait pas de cette manière. La lycane n’appréciait pas vraiment quand les autres découvraient qu’elle était un monstre, parce qu’elle était incapable d’assumer sa nouvelle condition. Elle ne comprenait pas comment les autres faisaient, même si elle se doutait bien que les années pouvaient aider. Elle était jeune encore, elle n’avait que quelque lune d’existence en tant que loup-garou, mais elle ne se sentait pas capable d’assumer sa nouvelle nature. Comment pouvait-elle faire comme si de rien n’était alors qu’elle était capable de tuer quelqu’un, sans scrupule, à chaque pleine lune ? Gwenn ne voyait sans doute pas plus loin que le bout de son nez, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire que si elle était devenue une autre créature, cela se serait sans doute mieux passé. Parce que quand on était un lycan, on était tout simplement impossible de se contrôler et il était impossible de choisir sa voix. Gwenn était devenue une bête assoiffée de sang et cette bête demandait à prendre le contrôle une fois par cycle lunaire.

Déa tenta de la réconforter, lui disant qu’elle était quelqu’un de bien même si elle ne la connaissait pas. Effectivement, les deux jeunes femmes ne se connaissaient pas du tout, mais elles se confiaient l’une à l’autre. Enfin, surtout Gwenn en réalité, elle avait un peu l’impression d’accaparer toute la discussion. Les paroles de la sirène étaient rassurantes, mais encore une fois la jeune femme avait dû mal à vraiment les prendre en compte. Ce n’était pas qu’elle ne croyait pas la jeune femme, mais Gwenn était focalisée sur le fait qu’elle avait failli tuer cette jeune fille, qu’elle avait voulu la tuer. Oui, au plus profond d’elle, Gwenn avait vraiment le sentiment d’avoir voulu la tuer. Elle n’y était pas parvenu, quelque chose l’avait retenu, mais elle ne pouvait pas jurer que c’était simplement elle.

« J’espère. »


Répondit-elle doucement, on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle était positive. En même temps, elle ne savait pas l’être. Depuis des années elle avait le sentiment que le destin avait décidé de s’acharner sur elle, elle parvenait à peine à sortir la tête de l’eau. En même temps, elle ne cherchait pas vraiment à le faire. A quoi bon tenter d’avoir une meilleure vie, puisque celle-ci allait forcément être détruite.

« Je suis désolée, je dois vraiment d’ennuyer avec mes problèmes. » Dans le genre dépressif, on ne devait pas faire mieux que la lycane. Lancée comme elle était, elle pouvait continuer comme ça pendant des heures. Ce n’était pas pour rien qu’en temps normal, elle se contentait de se plonger dans l’alcool pour oublier ses nombreux soucis.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Jeu 4 Juin - 22:06


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
D

éa ne s'en tirait pas trop mal, généralement, pour rassurer et consoler les autres. C'est que, d'ordinaire, elle avait un tempérament plutôt positif et enjoué, du genre à préférer voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide, et à vouloir communiquer cela à autrui. Ce don, chez elle, avait pour le moins prit du plomb dans l'aile à partir du moment où, à son tour, elle avait eu besoin d'être rassurée et consolée, s'était sentie mal à son tour. Elle n'avait pas à se plaindre. Les amis avec lesquels elle avait su se montrer rassurante et compréhensive tantôt avaient à présent le talent et la gentillesse de lui rendre la pareille. Mais ça ne suffisait pas toujours. Elle ne pensait pas avoir pour autant tout perdu de ce talent consolateur. Après tout, elle avait bien réussi à rassurer et aider Penny, par exemple (quoi que l'exemple était plutôt mauvais au vu de ce qu'elle découvrirait plus tard, mais elle n'en avait pas encore conscience), ou encore Nessa... et à présent, elle s'appliquait à faire de même avec cette presque inconnue qu'était pour elle Gwenn Le Clearc'h... Elle ne savait pas trop... Elle trouvait qu'il y avait quelque chose de presque... Touchant dans la détresse de cette jeune femme (qu'elle serait sans doute mois à même d'apprécier si elle connaissait la nature exacte de ses fréquentations, ce qui finirait peut-être, qui sait, par arriver). Ceci dit, elle n'était pas certaine que son discours soit bien efficace, son interlocutrice semblait lui avoir répondu plus pour lui faire plaisir que par conviction. Ah, la dépression et ses dérives...

-Tu ne m'ennuies pas. Je te l'ai déjà dit, j'adore écouter les malheurs des autres.


Et oui, elle ne plaisantait qu'à moitié en disant. C'est qu'elle avait une bonne oreille, et que, de son côté, ça lui permettait de relativiser ses propres problèmes. Les relativiser d'autant mieux que oui, c'est un fait, ses problèmes n'étaient vraiment pas grand chose même si elle en faisait une montagne. Qu'était-ce qu'un chagrin d'amour, après tout ? Ce n'était rien. C'était même une tragédie quotidienne. Mais elle se révélait au final plus fragile qu'elle ne l'aurait supposé de prime abord.

-Et puis t'as pas à t'excuser, tu sais.
Elle lui adressa un sourire sibyllin. C'est ça, l'avantage avec le fait qu'on se connaisse pas, t'as pas à te préoccuper de ce que je pense, et moi j'ai aucun intérêt à répéter quoi que ce soit de ce que tu me diras.

Il était bien connu, après tout, que se livrer à quelqu'un que l'on ne connaissait pas le moins du monde, même à qui on avait jamais parlé, était toujours plus simple et un bon exutoire. Et qu'est-ce que Déa y gagnait, elle ? Pas grand chose, en apparence, mais ça l'empêchait de se concentrer sur ses propres préoccupations, et vraiment, ça ne lui faisait pas de mal. Cette conversation n'était pas forcément très légère, mais elle avait l'impression que, quelque part, elle pouvait leur être bénéfique à toutes les deux.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Ven 26 Juin - 15:16

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Gwenn avait l’habitude de se plaindre de son sort, elle ne pouvait pas le nier. Ce n’était pas pour rien qu’elle se noyait dans l’alcool, parfois en public, elle pensait ses soucis insurmontables. Alors qu’elle ne parvenait surtout pas à voir plus loin que le bout de son nez. Elle ne parvenait pas à réaliser que ses soucis n’étaient pas forcément des problèmes, qu’elle faisait un fromage de petite chose. En attendant, elle se contentait de se plaindre même si cela la gêné pour le coup avec Déa. Elles ne se connaissaient pas vraiment et pourtant, Gwenn déballait sa vie et ses ennuis. Cela parce que la sirène lui avait affirmé qu’elle aimait bien entendre les malheurs des autres, mais quand même il y avait des limites. Du moins, c’était ce que la lycane pensait jusqu’à ce que Déa lui confirme qu’elle ne l’ennuyait pas. Soit, si elle insistait comme cela, c’était qu’elle ne devait vraiment pas avoir de souci dans le fait que la lycane passe son temps à pleurer sur son sort. Sort pour lequel, elle ne faisait pas grand-chose pour arranger la situation. Mais Déa avait raison quand elle affirmait que les choses étaient plus facile parce qu’elles ne se connaissaient pas. C’était vrai, cela n’allait rien changer pour Gwenn que Déa la juge ou non. C’était peut-être pour cette raison qu’elle n’avait eu aucune difficulté à parler de tous ce qu’elle avait vécu. Même si du coup, les deux inconnues avaient une discussion assez lourde pour une première conversation.

« En même temps, je t’avoue, ça me dérangerait pas de te connaitre mieux. »

Clairement, Déa faisait une bonne impression à la jeune femme. Gwenn se sentait à l’aise en sa compagnie, ce qui arrivait quand même assez rarement ces derniers temps. En même temps, la jeune femme ne faisait pas vraiment d’effort pour approcher des autres, pour se lier avec des personnes qu’elle ne connaissait pas. En dehors de Jane et de quelques membres de la meute, elle n’avait pas vraiment de proche. Et encore, les membres de la meute étaient des proches sans qu’elle ne le veuille vraiment. Elle risquait sans doute pas de s’en sortir si elle continuait de s’isoler, enfin on ne se refaisait pas en peu de temps.

« Enfin, pour le coup, tu me connais beaucoup plus que moi je te connais en fait »

Gwenn avait principalement parlé d’elle-même, elle ne connaissait rien de la vie de la sirène en dehors du fait qu’elle était une créature de l’eau. Elle ne savait même pas pourquoi la jeune femme avait eu le moral dans les chaussettes au point de vouloir écouter ses problèmes. Au point de chercher une façon de se sentir mieux et de minimiser ses propres ennuis. Mais peut-être que Déa n’allait avoir aucune envie qu’elles se connaissent mieux, aucune envie de créer un lien entre elles. On ne pouvait pas dire que la lycane était vraiment le genre d’amie agréable.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Sam 27 Juin - 13:36


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
C'

est vrai, depuis le début de cette conversation, Déa avait pris grand soin de ne pas parler d'elle, et de se concentrer plutôt sur son interlocutrice. Non pas qu'elle soit immensément pudique, ça non, ça ne la dérangeait pas tant que ça de parler d'elle, mais elle n'était pas autocentrée au point de vouloir le faire à tous prix. D'autant qu'elle avait eu le sentiment que son interlocutrice avait plus besoin de se confier qu'elle, même si ce n'était pas forcément simple, c'est vrai, de parler et de se confier à quelqu'un qui, de son côté, se contentait d'écouter sans piper mot. Soit, peut-être fallait-il que la sirène se dévoile un peu plus. Elle le devait bien à la jeune femme, qui, après tout, avait fait des efforts, et de sérieux efforts pour se livrer à une totale inconnue, et par ailleurs, elle ne l'avait pas fait à moitié. La jeune femme décida donc de se livrer au jeu. Pour ce que ça lui couterait, de toute façon. Ce n'était pas comme si elle avait grand chose à cacher la concernant. Son plus grand secret, c'était sa condition de sirène, et pour le coup, elle l'avait déjà révélée à Gwenn. Ce n'était donc pas une si grande épreuve que de parler d'elle, et elle se plia à l'exercice avec un léger sourire aux lèvres.

-Tu sais, y'a pas grand chose à savoir sur moi. Je m'appelle Déa, j'ai 26 ans, je suis journaliste... Comme je te l'ai déjà dit, je suis une sirène. À part ça...
Oui, à part ça quoi ? J'aime... tout ce qui me donne l'impression d'être vivante et... Elle marqua une pause. Est-ce qu'il fallait se repaitre de confidences pour que son interlocutrice la trouve digne de confiance ? Dans ce cas, eh bien... Autant lui apprendre ce qu'il y avait sans doute de plus essentiel à savoir sur elle pour l'heure, si essentiel que cela conditionnait même son existence entière. Et j'aime mon meilleur ami, aussi, si tu veux tout savoir. Qui s'est marié y'a pas longtemps, histoire que ce soit encore plus drôle. C'est à peu près la chose la plus palpitante à savoir sur ma vie.

Ce qui était bien la preuve qu'il n'y avait pas grand chose à savoir à son sujet, et que sa vie n'était pas bien palpitante. Elle savait s'en contenter, avec Léo, puisque l'épicurienne se contentait de cueillir le jour, de savourer tous les plaisirs de la vie, et ça lui suffisait à être bien, parfaitement bien dans sa peau et dans sa tête. Bref, ça allait quand elle ne devait pas s'interroger sur sa propre vie et ses propres besoins. Sauf qu'au final, ce n'était peut-être pas se complaire dans la fête, les excès et butiner de coeur en coeur, qui devait l'aider à se trouver et à être heureuse. Léo serait bien plus efficace, mais on obtient pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Et tout le monde n'était sans doute pas destiné à être heureux. Ce luxe, en tous cas, semblait devoir lui être toujours refusé.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Lun 20 Juil - 21:39

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Ce n’était pas forcément bien vue de sa part, de demander ainsi à Déa de lui parler d’elle. Mais Gwenn devait bien avouer qu’elle était quand même curieuse de connaitre un peu plus Déa. La sirène était un vrai mystère pour elle, en dehors du fait qu’elle était justement une sirène. C’était déjà énorme, quand on savait que ce genre d’information devait normalement rester secret. La lycane ne passait pas son temps à crier sur tous les toits qu’elle se couvrait de poil à chaque pleine lune. Déa ne devait donc pas mentionner sa queue à tous les passants qu’elle croisait, même si elle l’avait fait avec elle. La situation était différente aussi, elle avait compris que Gwenn avait un mal-être profond. Mis à part cela, la lycane ne savait cependant rien de la jeune femme et elle avait bien envie d’en savoir plus. Elle fut soulagée quand Déa se mit à lui parler d’elle. Elles avaient le même âge, c’était qu’un détail mais cela sauta quand même aux yeux de la jeune femme. Déa était journaliste et donc une sirène. Gwenn l’écouta parler, sans dire quoi que ce soit, attentivement. Quand elle ajouta qu’elle aimait tout ce qui lui donnait le sentiment d’être vivante, elle ne put qu’apprécier cette vision de la vie. C’était peut-être ce que la jeune femme faisait aussi, de son côté, même si elle avait quand même plus tendance à s’apitoyer sur son sort. Elle aimerait vraiment pouvoir se contenter de profiter de la vie, comme le faisait Déa apparemment.

Et puis la jeune femme reprit son récit, parlant alors de son meilleur ami dont elle était amoureuse et qui venait justement de se marier. Même si cela parlait de mariage, et que forcément, ça lui rappela Jane, elle ne fit pas le lien entre le jeune marié et la sirène. Des mariages, il y en avait régulièrement dans le village. Elle se concentra bien plus sur cette histoire d’amour à sens unique. Gwenn trouvait soudainement qu’elle se plaignait bien trop de son sort. Bien sûr, elle n’avait pas une vie parfaite (elle avait même une vie merdique), mais pour l’heure son cœur la laissait tranquille. C’était une chose de perdre l’homme qu’on aimait, c’en était une autre que d’aimer quelqu’un qui ne partageait pas ses sentiments.

« Il ne sait pas ce qu’il perd. »

Affirma-t-elle, en croyant vraiment ce qu’elle était en train de dire. Evidemment, si elle avait su de qui il s’agissait, elle n’aurait peut-être pas parlé comme ça. Quoi qu’en même temps, quand elle apprendrait ce qui se tramait dans la tête de Jane, elle pourrait considérer que Leopold avait plus de chance de s’en sortir avec une autre. Mais pour l’heure, elle ignorait tout de cette histoire de faux mariage et elle pensait sincèrement que Léo et Jane vivaient heureux (même si elle voyait quand même bien que sa meilleure amie était troublée).

« Ma meilleure amie s’est mariée aussi, il y a pas longtemps. » Dit-elle en remplissant les verres d’alcool. « L’amour ça craint de toute façon. »

C’était une bonne conclusion.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Lun 20 Juil - 22:15


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
D

éa esquissa un sourire un peu triste à la remarque de son interlocutrice. Oui, en effet, selon toutes vraisemblances, Léopold ne savait pas ce qu'il perdait. Ou du moins, il savait qu'il la perdait, et sans s'en moquer, il ne considérait pas que ce soit un prétexte suffisant pour aller se précipiter dans ses bras. Déa n'allait pas énumérer par le menu ses qualités en affirmant que Léo ne pourrait pas trouver mieux qu'elle, surtout qu'elle avait sûrement bien plus de défauts au compteur que de qualités, mais elle pensait quand même être celle qu'il fallait pour le jeune homme. Parce qu'il n'y avait absolument aucune chance que Jane Hardwick le soit. Léo méritait d'aimer quelqu'un qui l'aimait en retour, non ? Et elle savait pertinemment que personne ne l'aimerait jamais autant qu'elle-même, qui ne pensait pas, d'ailleurs que l'on pouvait éprouver cela aussi fort avant de prendre conscience de la façon dont ses sentiments pour son "meilleur ami" avaient évolué (s'ils n'avaient pas été comme ça dès le départ, bien qu'elle ait su le nier, du moment qu'elle ne croyait pas la place qu'elle se réservait dans son coeur menacé)... Oui, il ne savait pas ce qu'il manquait. Malheureusement, à ce stade, elle doutait fort qu'il soit à même de s'en rendre compte. À moins qu'Hardwick fasse un grosse, grosse connerie... Ce qui allait se produire, d'ailleurs, même si elle n'y croyait pas... et même là, Léo était tellement aveuglé par les étoiles qu'elle lui avait foutu dans les yeux par elle ne savait quel maléfice ! À croire que c'était elle, la sirène qui était capable de séduire n'importe qui sur commande. Oui, elle était au trois quart de mauvaise foi, mais elle était sûre que même si on ôtait toute cette hypocrisie de ses pensées, cela ne changeait rien au fait que la demoiselle était une sale manipulatrice.

Tout en remplaçant leurs verres, Gwenn lui apprit que sa meilleure amie s'était mariée récemment. Ah. Ok... Déa ne savait pas trop si elle était supposée commenter quelque chose. Personne n'était à l'abri de se faire passer la bague au doigt un jour, après tout... Et il arrivait que certains couples soient heureux... non ? En même temps, dire que sa meilleure amie s'était mariée, et ajouter quelques secondes plus tard que l'amour, ça craignait, ça lui donnait pas forcément l'impression qu'elle vivait dans le bonheur le plus total. Dans tous les cas, Déa ne pouvait qu'entendre toute la sagesse de cette maxime. Oh que oui, l'amour était sans l'ombre d'un doute le pire sentiment humain qui sache exister.

-Je te le fais pas dire.
affirma-t-elle, son sourire de tantôt, à la fois amusé et un peu blasé, n'ayant pas quitté son visage. Aux amours qui craignent ! fit-elle alors, invitant son interlocutrice à trinquer avant de vider la moitié de son verre en une gorgée. Son regard se posa ensuite sur Gwenn. La pauvre, avec un fiancé assassiné, il est certain que son pauvre coeur n'avait pas le moins du monde été ménagé. Et donc, ta meilleure amie, son mariage, ça se passe si mal que ça ?

Si elle savait...








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Jeu 13 Aoû - 11:43

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Parler mariage et amour c’était bien beau, mais ça n’aidait pas vraiment Gwenn à avoir le moral. La jeune femme était très heureuse pour sa meilleure amie, du moins elle le serait jusqu’à ce qu’elle découvre tout ce qui se tramait dans sa vie. La lycane ne connaissait pas encore les détails des emmerdes de Jane, mais elle avait bien vu que la jeune femme n’était pas au meilleur de sa forme. Une jeune mariée ne devait pas broyer du noir comme elle le faisait en tout cas. Gwenn ne l’aurait pas fait si elle avait eu la chance de pouvoir épouser l’homme qu’elle avait eu pour fiancé avant qu’il ne lui soit arraché violemment par le destin. Quand Gwenn affirmait que l’amour craignait en le pensant vraiment, elle pensait surtout que le problème avec l’amour c’était qu’on s’attachait bien trop aux autres. Ce n’était pas pour rien que la jeune femme avait décidé à jouer les asociales. En dehors de quelques loups-garous et Jane, la jeune femme ne s’approchait pas tellement des autres. Elle n’avait pas envie de se faire de nouvelles amitiés, elle n’avait pas envie de tomber dans les bras du destin qui s’amusait clairement à lui mettre des bâtons dans les roues. La jeune femme sourit quand la sirène qui partageait de l’alcool avec elle confirma ses dires, avant de lever son verre aux « amours qui craignent ». Elle trinqua avec elle, avant de vider une nouvelle fois son verre. Gwenn était arrivée à un stade où elle ne savait plus combien de verre elle venait de boire (tout au long de la journée d’ailleurs), sa tête était suffisamment embrouillée pour qu’elle se sente assez bien. C’était cette sensation qu’elle recherchait à chaque fois qu’elle ingérait de l’alcool. Elle avait besoin de se vider l’esprit, de ne plus penser à ce qui était négatif dans sa vie. Ou alors d’y penser, mais de ne pas s’en soucier parce qu’elle se sentait bien. Il n’y avait que l’alcool qui lui permettait ce miracle.

Alors qu’elle remplissait de nouveau les verres (elle n’avait pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin quand même), Déa posa une question sur le mariage de Jane. Gwenn ne connaissait pas encore les détails de la vie de sa meilleure amie, qui n’avait pas encore eu le courage de se confier. Quand elle le saurait, elle comprendrait bien mieux la situation. En attendant, la lycane voyait simplement la jeune femme trop triste pour vraiment apprécier le mariage qui venait d’avoir lieu.

« J’en sais trop rien en fait. »
Dit-elle lentement. Elle n’avait pas spécialement envie de rentrer dans les détails. « On peut juste dire que Jane a une vie compliquée. »

Ce n’était pas pour rien que les deux amies s’entendaient à ce point, elles avaient des points communs. Mais Gwenn n’avait pas envie de s’attarder sur la vie de sa meilleure amie avec Déa, parce qu’elle n’était pas du genre à parler des problèmes des autres. Elle se contentait de prononcer son prénom, c’était déjà amplement suffisant…

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Ven 14 Aoû - 23:57


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
E

n vérité, Déa ne savait pas vraiment pourquoi elle avait posé cette question à Gwenn au sujet du mariage de sa meilleure amie. Pour ce qui était de prouver qu'elle aimait à poser des questions indiscrètes, c'était fait depuis un bon moment déjà, depuis le début de leur discussion, à la vérité, mais là, on parlait d'une fille qu'elle ne connaissait pas... ou du moins qu'elle pensait ne pas connaître. Ça n'avait aucune raison de la concerner. Mais voilà, ça l'intéressait vraiment. Peut-être parce que la sirène avait toujours été avide de potins, quels qu'ils soient, ou tout simplement parce qu'entendre le récit d'autres amours malheureuses lui permettrait de relativiser au sujet de la sienne propre. Mais elle devait bien vite réaliser qu'elle aurait mieux fait de ne pas poser de question du tout. Les questions sont perverses, elle en avait bien sûr déjà fait les frais, parce que les réponses n'étaient pas toujours à notre goût. Et en l'occurrence, le dernier fragment de réponse que lui confia Gwenn eut le don de lui glacer le sang une fraction de seconde. Jane. Sa meilleure amie s'appelait Jane. D'accord, il y avait plus d'une Jane en notre terre, mais tout de même, ils n'étaient pas nombreux au point que le choix soit très vaste, et si l'on parlait d'une Jane qui venait tout juste de se marier, il n'y avait pas d'autre choix que d'admettre que la vie aimait parsemer l'existence de chacun d'une très grande dose d'ironie. Cette fille, avec laquelle elle sympathisait, dont le récit l'avait sincèrement touchée... Cette fille était la meilleure amie de Jane Hardwick... Alors non seulement cette salope avait épousé Léo, mais en plus elle trouvait matière à se plaindre. Déa en avait rien à battre, que sa vie soit compliquée ou non, tout le monde avait une vie compliquée. Elle, elle avait au moins une chance, une chance du nom de Léo, qu'elle lui avait "cédé" à regret. Super... Elle avait l'air bien conne, maintenant, à pactiser avec l'ennemi sans même l'avoir voulu.

-Jane Hardwick, c'est ça ?
demanda-t-elle sans même attendre de réponse, parce qu'elle était sûre et certaine de déjà savoir ce qu'il en était. Elle pourrait bien allez préciser que c'était elle, la fille qui venait de se marier qui lui avait volé l'homme qu'elle aimait (bon, d'accord, dans les faits, elle ne lui avait rien volé, Léo ne lui appartenait pas, mais peu importe), mais à quoi bon ? Et puis, il était très probable que son changement subit d'attitude suffise à mettre la puce à l'oreille de son interlocutrice. Écoute, j'vais y aller. affirma-t-elle tout en se redressant, un peu chancelante, appréciant brusquement les effets de l'alcool qui lui montaient dorénavant à la tête.

Son attitude était des plus suspectes, mais elle s'en fichait. Certes, Gwenn n'était pour rien, dans tout cela, ce n'était tout de même pas de sa faute si sa meilleure amie était la reine des garces, mais quand bien même, Déa n'avait pas envie de tenter le diable, inutile de copiner avec l'amie de l'ennemie, autant s'en aller de suite. C'était déjà trop de s'être confiée comme elle l'avait fait à une inconnue. Elle n'aurait pas dû.








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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Dim 13 Sep - 20:29

Jane & Gwenn
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis.
Gwenn ne se doutait évidemment pas une seule seconde qu’en prononçant le prénom de Jane, elle allait jeter un froid à la situation. Elle ne pouvait, en même temps, pas deviner que celle qui avait volé l’homme que Déa aimait, n’était autre que sa meilleure amie. La jeune lycane aurait sans doute dû s’abstenir de parler des « problèmes » de Jane, mais en même temps elle ne réfléchissait plus tellement avec tout l’alcool qu’elle avait dans le sang. C’était donc sorti comme cela et les réactions ne tardèrent pas à arriver. Déa semblait voir de qui Gwenn parlait, puisqu’elle lui demanda si c’était bien Jane Hardwick. La lycane avait l’intention de répondre, de confirmer que c’était bel et bien elle sa meilleure amie, mais la sirène reprenait de suite. Elle voulait s’en aller et elle semblait déterminée, puisqu’elle se leva dans la foulée. Gwenn ne comprenait vraiment pas pourquoi sa camarade de boisson pour cette soirée réagissait de cette manière. Déa devait sans doute avoir quelque chose contre Jane. Et soudainement, ce fut comme un déclic, elle comprit. Est-ce que Leopold n’était pas celui que Déa aimait ? C’était ce qu’elle pensait pour le coup, sinon elle ne comprenait vraiment pas la réaction de la sirène. Peut-être qu’elle se faisait des films, elle n’en savait trop rien, mais elle trouvait ce retournement de situation bien trop étrange.

« Attend… »

Dit-elle péniblement, en se levant à son tour. Mais sans surprise, tout l’alcool qu’elle avait ingéré pendant la soirée se faisait plus que sentir maintenant. Même si Gwenn avait une grande résistance à l’alcool (de par sa nature mais aussi son habitude à s’enfiler des litres d’alcool régulièrement), elle avait quand même clairement abusée cette fois-ci et elle en ressentait les effets. Elle ne savait pas si elle avait raison de croire que Jane était celle qui avait « piqué » celui que Déa aimait, mais si c’était ça c’était trop bête qu’elle s’en aille. Il n’y avait aucune raison qu’elle ne puisse pas continuer cette soirée ensemble quand même. Gwenn n’était pas Jane, même si les deux femmes étaient très proches, elles pouvaient très bien s’entendre sans que ce détail entrave leur relation. C’était ce qu’elle se disait en tout cas maintenant, même si on ne pouvait pas dire qu’elle était au meilleur de sa forme pour réfléchir à tout cela.

« Pars pas. »

Elle n’avait pas vraiment d’argument pour la retenir par contre, elle n’était vraiment pas du genre à forcer les gens. Mais elle trouvait vraiment ça dommage qu’elle décide de partir, simplement parce qu’elle avait des soucis avec Jane. « Les amis de mes ennemis sont mes ennemis », Gwenn avait toujours trouvé cela ridicule. Aussi ridicule que de considérer toutes les créatures comme de mauvaise personne, c’était des généralités qu’elle n’aimait vraiment pas. Mais en même temps, elle ne pouvait pas non plus en vouloir à la sirène. Au vu de ce qu’elle avait raconté plus tôt, la situation était vraiment compliquée de son côté.

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Message#Sujet: Re: Les ennemis de mes amis sont mes ennemis (Déa)   Mer 16 Sep - 21:57


Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
L

a réaction de Déa était sans doute exagérée et puérile, car, après tout, elle et Gwenn passaient jusque-là un excellent moment, toutes les deux, et manifestement, elles avaient des atomes crochus (quoique l'alcool, parfois, aidait rapidement les amitiés à se créer, et les aidait à se défaire). Mais Déa s'était trop épanchée, et si elle ne pensait pas que Gwenn irait rapidement tout répéter à sa meilleure amie, elle se voyait mal se livrer comme elle venait de le faire avec la jeune femme à l'avenir. Elle mettrait forcément une forme de barrière entre elle et son discours, pour ne pas mettre Gwenn dans l'embarras, d'une part, et parce que, autant le dire, elles ne se connaissaient pas si bien, quelle loyauté lui devait-elle en comparaison de celle qu'elle accordait sans doute à sa meilleure amie ? Encore, si elle avait été mieux dans sa vie, si elle avait su tourner la page, ce serait différent, mais il n'en était absolument rien. Elle pensait à Léo à chaque seconde de chaque minute. Comment parler à Gwenn et ne pas se rappeler qu'elle accordait confiance et amitié à la saleté de myrihande à cause de laquelle elle ne parlait plus à l'homme qu'elle aimait ? C'était compliqué. Et elle avait manifestement trop bu pour en discuter posément, et pour raisonner en adulte sur la situation. Elle n'allait pas reprocher à son interlocutrice son amitié, même si elle devrait veiller à ses fréquentations, car Hardwick ne méritait véritablement pas une meilleure amie comme elle, elle faisait ce qu'elle voulait. Mais elle ne pouvait pas faire comme si la situation ne changeait rien. Elle regrettait de laisser Gwenn comme cela, surtout alors qu'elle lui demandait de rester, mais là, elle n'était vraiment pas d'humeur à poursuivre cette conversation, d'autant qu'elle avait bien trop d'alcool dans le sang pour que la suite se déroule du mieux possible.

-Désolée.
dit-elle en baissant légèrement les yeux. T'es une fille cool, et tout, c'est pas contre toi. Mais là, j'ai besoin d'être un peu seule.

Oui, Gwenn était une fille bien. Ou elle lui donnait l'impression de l'être, en tous cas. Voilà bien longtemps que Déa n'avait pas parlé aussi bien avec quelqu'un, et encore moins avec une inconnue. Faire de nouvelles connaissances, c'était son rayon, mais bien souvent, cela ne nécessitait pas outre mesure de parler beaucoup. Là, elle était convaincue qu'elles pourraient vraiment finir par s'entendre, autour d'un verre ou parfaitement sobres. Mais là, maintenant, tout de suite, elle ne pouvait décemment pas rester. Ce serait plus simple de dormir sur cette situation et d'y voir plus clair le lendemain. Ou pas. Mais elle allait tenter quand même.

-À la prochaine.
ajouta-t-elle pour éviter à Gwenn d'insister, mais lui faire comprendre qu'elle n'excluait pas tout de même le fait qu'elles se revoient et bavardent ensemble de nouveau. Mais peut-être pas tout de suite. Déa avait besoin de remettre de l'ordre dans sa vie avant toute chose, elle ne serait pas objective sur la situation et à même d'agir de façon mature avant cela, elle se connaissait assez pour le savoir.








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