Partagez | 
 

 La nourriture délie les langues (Déa)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: La nourriture délie les langues (Déa)   Mar 24 Fév - 23:15

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
Malgré le fait qu’elles vivaient ensemble, Penny n’avait pas l’impression de voir tant que cela Déa. Elles avaient leur propre occupation, elles avaient leur propre vie. Elles s’occupaient donc chacune de leurs côtés et on ne pouvait pas dire que Déa soit en manque d’occupation. Penny savait parfaitement que c’était difficile pour elle, parce que Leopold venait de se marier. La fée avait espéré jusqu’à la fin que le jeune homme n’allait finalement pas épouser sa fiancée, parce qu’elle se doutait bien que l’événement allait être dur à encaisser pour sa meilleure amie, mais malheureusement la cérémonie avait eu lieu. Penny n’avait pas eu l’occasion de croiser sa colocataire depuis ce mariage d’ailleurs, elle espérait qu’elle allait bien quand même. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle l’attendait chez elles, espérant la voir arriver. Penny avait passé la soirée et la nuit précédentes dehors, avec Andrew pour être plus précis, elle s’en voulait un peu parce qu’il aurait sans doute mieux valu qu’elle soit présente. Sauf que bien, quand il s’agissait d’Andrew, la fée avait tendance à se montrer légèrement égoïste. Elle pensait bien souvent aux autres avant elle, mais elle ne pouvait pas rater la moindre occasion de pouvoir passer un peu de temps en compagnie de l’homme qu’elle aimait. Ils n’avaient pas la possibilité de se voir bien souvent, puisque leur relation devait rester secrète. Avoir des secrets, ce n’était vraiment pas son genre non plus (en dehors du fait qu’elle était une créature et qu’il fallait se protéger). Sauf que pour le coup, on ne pouvait pas dire qu’elle avait réellement le choix. Penny craignait la réaction de Déa, parce que la sirène l’avait mis en garde contre les chasseurs Hellsing. Elle ne pourrait sans doute pas comprendre qu’une fée ait décidé de prendre le risque d’entamer une relation avec ceux qui tuait à foison les créatures. Ce n’était pas raisonnable non, mais l’amour était loin d’être raisonnable.

Penny ne savait pas si Déa allait rentrer, mais elle prit quand même le temps de préparer un repas pour elle. C’était une manière pour elle de s’occuper l’esprit en plus, parce qu’elle était inquiète. Inquiète pour sa meilleure amie, inquiète qu’elle découvre son secret (même s’il était sans doute plus que temps qu’elle lui en parle, mais elle n’osait vraiment pas). Elle s’occupait donc de cette manière, en concoctant un bon petit plat. Si jamais Déa ne rentrait pas, où arrivait bien tard, elle trouverait de quoi manquer quand même en arrivant. Penny n’y pouvait rien, elle ne pouvait pas s’empêcher de materner un peu trop sa meilleure amie. Pas seulement parce que la situation n’était pas réellement facile pour la sirène, elle le ferait quand même sans toute cette histoire de mariage. C’était dans sa nature, elle avait une âme maternelle.

Elle fut donc surprise en entendant Déa arriver, puisqu’elle ne s’attendait pas réellement à son retour. Surprise, mais surtout très heureuse. Elle espérait d’ailleurs que la jeune femme ne se contentait pas juste de passer quelque minute.


« Je suis contente de te voir. » Dit-elle en s’approchant de son amie, la prenant rapidement dans ses bras. « Tu as faim ? J’ai préparé à manger ! »

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Mer 25 Fév - 23:46


La nourriture délie les langues
D

éa faisait certainement la plus minable des amies et des colocataires. C'était elle qui avait invité Penny à venir chez elle, afin de s'assurer que cette-dernière ait de la compagnie dans ces moments qui étaient très difficiles pour elle, et aussi afin de la protéger du Hellsing qui lui tournait autour avec un peu trop d'insistance. Résultat des courses ? La fée et la sirène avaient beau habiter au même endroit, elles ne se voyaient presque jamais. Certes, quelque part, c'était une bonne chose. À trop se marcher sur les pieds, la cohabitation aurait rapidement pu être plus difficile, sachant que Déa n'était pas forcément quelqu'un de facile à vivre au quotidien, mais ce serait un peu trop simple que de dire que ses absences quotidiennes étaient dues à ces intentions précises. La plupart du temps, il n'en était rien, la plupart du temps, elle s'absentait par pur égoïsme, parce qu'elle ne supportait pas d'être enfermée... Ces derniers temps, les seuls moments durant lesquels elle se sentait bien, ou tout du moins en harmonie avec elle-même, étaient les moments qu'elle pouvait passer au fond du lac, à s'abandonner à sa nature de sirène. Dans ces moments-là, elle arrivait à moins réfléchir, et plus la date du mariage de Jane et Leopold avait approché, plus ses "disparitions" s'étaient faites nombreuses et longues. Elle ne supportait pas de broyer du noir cloitrée  chez elle, alors elle faisait ce qu'elle pouvait pour aller mieux... Sauf que ce n'était pas forcément efficace, en définitive. Le mariage avait bel et bien eu lieu. Sans anicroches, et ses dernières chances de retrouver un jour son meilleur ami (faute d'espérer encore que ses sentiments pour lui soient un jour partagés) s'étaient évaporées en même temps que ces noces avaient été célébrées.

Elle avait été chez elle, la veille, pour une fois, dans l'espoir de pouvoir, pour une fois, se consoler auprès de sa meilleure amie, mais cette fois, c'était elle qui avait découché... Cela arrivait de temps à autres à la jeune femme... Aurait-elle trouvé quelqu'un ? Ma foi, Déa n'était pas quelqu'un d'intrusive, tant que Penny n'agissait pas inconsidérément... et ce n'était pas son genre (le croyait-elle)... L'un dans l'autre, elles ne s'étaient pas revues depuis un bon moment, et pas depuis le mariage, en tous cas... Et clairement, elles allaient avoir bien des choses à rattraper. Déa avait passé plusieurs heures au fond du lac, quand elle revint chez elle, elle était détrempé, mais la tête un peu plus vide. En ouvrant la porte, à force que toutes les deux se croisent et se manquent, elle ne s'attendait pas vraiment à trouver Penny, mais elle était bien là, et une délicieuse odeur de nourriture planait dans la pièce.

-Je suis contente de te voir aussi,
fit-elle alors que son amie l'étreignait. En toute logique, puisqu'elles vivaient ensemble, cela n'aurait pas dû leur sembler si exceptionnel que cela, mais leurs parcours respectifs étaient un rien singuliers dernièrement. Je meurs de faim. affirma-t-elle. En fait, pas tant que ça, ça faisait plusieurs jours qu'elle n'avait pas vraiment mangé, mais Penny s'était appliquée à leur préparer à dîner, elle n'allait pas bouder ses efforts. Déa déposa ses affaires en vrac dans le salon avant de reporter son attention sur Penny. Ça va bien, toi ?

C'est qu'avec tout ça, elle avait un peu l'impression d'être passée à côté de la vie de sa colocataire dernièrement. Elle n'imaginait pas à quel point.








code by Mandy






code by Mandy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Mar 24 Mar - 22:32

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
Penny et Déa n’avaient pas pu se voir beaucoup ces derniers temps, elles avaient beau vivre ensemble, elles ne faisaient que finalement se croiser. La fée ne savait pas que sa colocataire était rentrée la veille et avait trouvé la maison vide. Elle ne savait jamais d’avance quand elle rentrait d’ailleurs, parce que la sirène avait tendance à beaucoup s’absenter. Penny ne lui en voulait pas, évidemment, parce qu’elle comprenait ce qu’elle était en train de traverser. Ce n’était vraiment pas facile ces derniers temps pour elle, à cause du mariage de Leopold qui avait approché et avait finalement été célébré. Penny se sentait bien souvent impuissante quand cela concernait les ennuis de sa meilleure amie, elle peinait à savoir exactement comment l’aider. Elle ne pouvait pas pousser Léo à aimer Déa, ce qui pourtant aurait réellement permit à la jeune femme de se sentir mieux. La fée ne s’attendit donc pas à son arrivée, mais son amie arriva bien et ce fut un accueil chaleureux qu’elle reçut de sa part. Penny était vraiment contente de voir Déa, de pouvoir passer un peu de temps en sa compagnie. Elle ne savait pas vraiment si la sirène avait eu l’intention de repartir, mais elle lui affirmait avoir faim, c’était déjà ça. La jeune femme n’y croyait pas forcément, mais si elle faisait l’effort c’était le principal. Penny avait bien remarqué que son amie ne se nourrissait pas vraiment comme il le fallait. Enfin, elle n’allait pas non plus jouer les mères poules, même si c’était plus que tentant.

« Viens, installe toi ! »

Lui dit-elle rapidement, l’invitant à s’installer à table avant de la servir. Elle avait envie d’être au petit soin avec sa meilleure amie et pas simplement parce que la jeune femme n’était pas au courant de l’idylle qu’elle avait avec Andrew. Penny ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle devrait en parler à son amie, afin de lui expliquer qu’Andrew n’était pas aussi mauvais qu’elle le pensait. Mais elle savait aussi que l’homme faisait une grande exception la concernant, hors Déa restait bien une sirène et l’homme un chasseur. La situation était vraiment compliquée, mais la jeune femme n’avait aucune envie de penser à la complexité de sa relation avec l’homme qu’elle aimait.


« Je vais bien ! » Elle ne mentait pas quand elle disait cela, parce qu’elle se sentait vraiment bien. Pas forcément pour les bonnes raisons, mais elle n’y pouvait rien. « Et toi ? Comment tu te sens ? »

Déa savait parfaitement qu’elle pouvait tout dire à son amie, qu’elle pouvait lui parler de tout. Cependant, elle se doutait aussi que ce n’était pas toujours facile. Et puis, elles se voyaient si peu que ce n’était pas forcément facile de se pencher sur les soucis simplement, elles avaient tellement de chose à se dire autrement. C’était sans doute l’occasion pour Déa de se changer les idées, autrement qu’en se rendant dans le lac ou dans le lit d’une personne. Mais d’abord, l’occasion de se remplir l’estomac puisque Penny avait servi le diner.

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Jeu 26 Mar - 18:18


La nourriture délie les langues
Q

uand Penny affirma à Déa qu'elle allait bien, cette-dernière ne put s'empêcher de plonger son regard dans celui e la jeune femme et d'analyser le moindre de ses gestes, de tenter de déceler la moindre expression de son visage qui trahirait ce qu'elle pensait réellement. C'était un réflexe qu'elle ne possédait pas auparavant, mais qui était devenu récurrent depuis quelque temps. À force d'elle-même souvent dire qu'elle allait bien alors que cette fichue morosité ne la lâchait pas d'une semelle et lui pourrissait l'existence, elle avait apprit à se défier de ceux qui dissimulaient leur mal-être derrière quelques sourires un peu rassurants. C'est que d'histoires déprimantes, elle avait eu son comptant, dernièrement, entre Nessa et Gwenn... Il y avait de quoi remettre en perspective sa propre douleur... et pourtant, elle ne se sentait pas forcément mieux malgré tout. Comme quoi, à quoi cela tient... Alors si Penny en avait encore gros sur le coeur, elle voulait en être informée, et tout de suite, pas quand il serait de toute manière trop tard pour la soutenir et la soulager. Mais elle n'avait pas l'air de mentir... La sirène ne pouvait pas prétendre être une experte dans ce domaine, bien au contraire, mais elle pensait quand même qu'elle aurait décelé quelque chose si sa colocataire allait véritablement mal, et cette dernière n'avait pas l'air de se jouer de sa crédulité à cet instant. Peut-être donc qu'il existait encore des personnes en cette terre qui aillent bien. C'était rassurant. Et rassurant aussi qu'elle ne soit du coup plus perturbée par ce chasseur qui lui tournait autour... Ah ce qu'elle pouvait être crédule, par moments !

-C'est vrai, t'as l'air d'aller bien.
reconnut Déa dans un sourire tout en plantant sa fourchette dans son assiette avec une gourmandise non feinte. Les bons petits plats de Penny étaient certainement ce qu'il y avait de mieux pour apaiser les coeurs en détresse. Moi... on fait aller. Elle s'autorisa un sourire. Au bout d'un moment, il fallait bien prendre le taureau par les cornes et tenter de s'en sortir, hein... Ce n'était pas en se plaignant constamment qu'elle aurait la moindre chance d'aller de l'avant et de passer à autre chose. En fait, il n'y avait même aucune chance pour que cela suffise... Donc oui, elle allait rester sur ce discours, et tenter de prouver, quand même, qu'elle avait quand même d'autres considérations dans la vie que son satané amour déçu. J'ai un peu écrit.. ajouta-t-elle comme pour se donner un peu l'impression d'avoir su faire quelque chose de sa journée.

En même temps, c'était effectivement une très bonne chose qu'elle s'y remette. Bon, quand elle disait qu'elle avait un peu écrit, le "un peu", il faut le signaler, était tout sauf un euphémisme, il ne devait pas y avoir plus de deux phrases potables dans le lot... Mais c'est déjà pas mal, non ?
Bon, et sinon... Déa s'autorisa quelques bouchées avant de se lancer dans le vif du sujet.

-T'es pas rentrée souvent ces derniers temps. Tu me le dis si ça me regarde pas, hein, mais t'aurais pas rencontré quelqu'un, toi, par hasard ?

Pas très subtil, certes, mais pas la peine de tourner dix ans autour du pot non plus. Et franchement, ça l'intéressait vraiment. Par amitié pour Penny... Et parce que, oui, elle n'y pouvait rien, elle aimait les ragots.









code by Mandy






code by Mandy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Ven 17 Avr - 10:47

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
Penny n’avait pas envie de s’attarder sur son état, ce n’était pas le plus important. La jeune femme, si on oubliait le fait qu’elle devait mentir à ses proches, se sentait bien. Elle préférait largement se pencher sur Déa, qui vivait des moments bien plus difficiles qu’elle. Les deux colocataires n’avaient pas l’occasion de beaucoup ce voir ces derniers temps, Penny avait envie de s’assurer que la jeune femme arrivait quand même à supporter le contre coup du mariage de Leopold. Leopold qui n’était autre que le meilleur ami d’Andrew, la jeune femme venait de découvrir ce détail la veille. C’était incroyable de constater à quel point le village était petit. Déa lui répondit un « on fait aller » qui inquiéta finalement plus la fée qu’autre chose. Penny se sentait tellement démunie, elle ne savait pas comment aider son amie dans cette situation qu’elle vivait. Elle ne pouvait rien faire au fond, parce qu’il fallait que la sirène parvienne à oublier l’homme qu’elle aimait. Sauf que c’était bien plus facile à dire qu’à faire, la fée en savait quelque chose. Il n’y avait aucun remède miracle, mise à part attendre. Sauf que c’était difficile de la voir comme cela, broyer du noir pour un homme qui ne le méritait pas. Penny ne connaissait pas Leopold, il devait être quelqu’un de bien sans doute, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’il ne méritait pas tout l’amour que Déa lui portait. Mais bien sûr, dans l’histoire, la jeune femme était loin d’être objective.

« C’est bien ça ! »

Répondit-elle avec enthousiasme quand Déa lui apprit qu’elle avait un peu écrit. Ce n’était sans doute pas grand-chose, mais c’était quand même important. Parce que cela faisait un moment que la sirène n’avait pas écrit et que cela signifiait qu’elle était en train de remonter la pente. Du moins, c’était ce que la fée avait envie de croire. Elle avait envie d’espérer que le temps allait pouvoir apaiser un peu les maux de son amie, qu’elle allait enfin pouvoir oublier cet amour perdu qui la rongeait de l’intérieur. Penny aurait bien aimé pouvoir continuer sur ce sujet, mais la sirène ne manqua pas de faire un grand détour. La jeune femme baissa son regard vers son assiette, elle n’avait pas spécialement envie de parler de ces détails. Parce qu’elle n’avait pas envie de mentir plus à son amie, surtout qu’elle n’était pas vraiment douée pour les mensonges en vérité.

« Eh bien, c’est possible. » Répondit-elle rapidement, la voix légèrement tremblante. Elle ne pouvait pas mentir effrontément, alors elle se contentait de rester vague. Penny savait bien que Déa n’allait pas accepter qu’elle ait décidé de fréquenter Andrew finalement, pas après ses mises en garde. Et pour leur sécurité à tous les deux, personne ne devait savoir. Même si clairement, la fée mourrait d’envie de déballer son sac à sa colocataire. Ce secret était tellement pesant, tellement lourd à porter toute seule. « Mais c’est pas important. »

Ajouta-t-elle rapidement, espérant que Déa n’allait pas trop insister. Elle n’avait pas envie de lui mentir, pas plus qu’elle n’avait déjà fait.

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Sam 18 Avr - 20:26


La nourriture délie les langues
D

éa aurait bien pu répliquer que c'était certes bien de sa part d'avoir écrit un peu, mais que, en définitive, ce n'était jamais que l'affaire de quelques lignes, dont elle avait pu être satisfaite sur le moment, mais qu'elle détestait déjà et qu'elle s'empresserait de réécrire dès que l'occasion lui en serait donnée... dès une prochaine visite d'inspiration, au cours de laquelle le même schéma se reproduirait. Mais non, elle ne pouvait pas dire une telle chose, elle ne pouvait pas formuler une telle réponse, déjà parce que Penny n'avait vraiment pas besoin de s'inquiéter pour elle pour si peu, ensuite, parce que Penny elle-même voulait s'efforcer encore un peu de considérer cette situation comme positive et juste, enfin, parce qu'elles abordaient de toute manière un sujet de conversation bien plus intéressant que toutes ses histoires de gribouillis.

La sirène avait été sûre d'avoir tapée juste en avançant que sa colocataire avait certainement trouvé quelqu'un... C'est que la voir découcher régulièrement était quand même un très léger indice. Et Déa n'aurait jamais avancé que Penny puisse suivre son exemple et se complaire dans des aventures d'un soir. Ce n'était pas du tout son genre... ou en tous cas, elle refusait de concevoir que ce puisse être son genre. Elle la tenait en estime en partie pour cela, parce qu'elle était quelqu'un de doux, de raisonnable et d'équilibré, ce qu'elle-même aurait aimé être parfois... Bon, ceci dit, même si elle avait vu juste, elle n'allait clairement pas considérer la relation toute neuve de Penny comme raisonnable et équilibrée. Elle aurait pu la deviner, c'est vrai, puisque Penny lui avait déjà parlé d'Andrew, mais Déa avait été convaincue que ses révélations avaient engendrées une rupture de contact claire et nette entre les deux, et qu'elle ne pouvait absolument pas s'être lancée à corps perdue dans une relation à ce point condamnée d'avance. Elle ne voyait qu'une chose, Penny avait trouvé quelqu'un, ce qui pouvait signifier qu'elle était en passe de se sentir mieux et de tourner la page de ses problèmes divers, et évidemment, comme toute amie qui se respecte, et surtout une amie intrusive et curieuse comme pouvait l'être la jeune femme, elle ne comptait pas s'arrêter à un simple "c'est pas important".

-Je te crois pas.
affirma-t-elle avec un certain applomb et un sourire au coin des lèvres. Quand elle disait que ce n'était pas important, hein, pas quand elle disait être avec quelqu'un, ça ça crevait les yeux. Allez, dis m'en plus ! C'est qui ? Je le connais ? Vous vous êtes rencontrés comment ? Il est mignon ?

Oui, l'avalanche de questions n'était pas négociable. Et encore, elle se contenait. Il y en avait mille autres qui lui venaient à l'esprit. Des  questions bien indiscrètes, puisque c'était dans sa nature. Mais finalement, si elle daignait déjà donner réponse à toutes ses interrogations, Déa aurait peut-être (même certainement) tout sauf envie de savoir de quoi s'ils l'avaient fait et si c'était un bon coup (oui, oui, c'était effectivement là le genre de questions que la jeune femme se gardait de lui poser).









code by Mandy






code by Mandy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Mer 13 Mai - 23:44

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
C’était agréable de voir Déa afficher un sourire en coin et se montrer curieuse. Penny avait le sentiment de retrouver un peu son amie d’avant toute cette histoire avec Leopold. C’était une bonne chose, si elle pouvait se changer un peu les idées. Cependant, la fée aurait aimé qu’elle se change les idées sur un tout autre sujet. Déa n’avait pas mis longtemps à comprendre que Penny fréquentait quelqu’un. Elle avait essayé de se montrer discrète, espérant découcher quand sa colocataire faisait de même. Sauf qu’elle n’avait pas réussi son coup et maintenant, la sirène voulait en savoir plus. C’était normal, Penny connaissait assez son amie pour ne pas être étonnée de toute la slave de question qu’elle lui adresse, assez indiscrète au final. Elle n’aurait eu aucun souci à répondre, si la personne en question n’était pas Andrew. Déa avait mis en garde son amie contre le chasseur, elle lui avait appris la nature de sa famille. Cela avait évidemment choqué Penny, elle avait cru pouvoir tirer un trait sur les sentiments qu’elle avait pour le jeune homme. Sauf qu’il n’avait pas fallu plus qu’une rencontre pour que ses bonnes résolutions s’effacent de suite. Elle aimait Andrew, son cœur battait pour lui, elle ne parvenait pas à se défaire de ses sentiments. Même, elle savait qu’elle ne s’en remettrait pas le jour où elle allait le perdre. Parce qu’elle savait parfaitement que leur histoire était vouée à l’échec et c’était là le pire. Elle qui savait se montrer si raisonnable d’ordinaire, elle perdait complètement la tête en présence du chasseur. Jamais elle n’avait connu cela avant, même avec Joshua.

« C’est… » La jeune femme baissa son regard vers son assiette. Elle ne pouvait pas mentir à sa meilleure amie, elle ne pouvait pas lui sortir un mensonge énorme. Elle aurait très bien pu répondre à ses questions en s’inventant un prince charmant, afin de satisfaire la curiosité de sa colocataire sans la mettre au courant. Sauf qu’elle en était parfaitement incapable, même si elle savait d’avance que Déa n’allait pas apprécier. « En fait tu connais déjà toutes les réponses à ses questions. » Penny leva ses yeux vers Déa, elle s’en voulait déjà terriblement pour ce qu’elle allait dire. « C’est… Andrew Hellsing. »

C’était dit et Penny n’avait aucune idée de ce qu’elle ressentait en cette seconde précise. Elle aurait pu être pleinement soulagée d’avoir enfin pu exprimer son secret à voix haute (elle n’avait personne à qui le confier, pour la soutenir en dehors de l’homme concerné directement), mais ce n’était pas le cas. Elle ne pouvait pas s’empêcher de sentir une boule dans son ventre, alors que son regard ne quittait pas celui de sa colocataire. Elle craignait tellement sa réaction, ce qu’elle pourrait dire sur sa relation avec le chasseur. Penny savait bien qu’elle n’allait pas apprécier, qu’elle allait lui dire que c’était une erreur, mais cela allait être encore plus difficile à entendre de sa bouche. Même si au fond, la fée était déjà parfaitement conscience de tout ça.

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Lun 18 Mai - 16:05


La nourriture délie les langues
D

éa aurait dû s'en douter. Penny ne s'emballait pas ainsi pour le premier venu, pour que cette histoire d'amour qu'elle vivait apparemment commence à avoir du sens pour elle, il fallait que les sentiments qu'elle avait ressentis ne datent pas d'hier... mais soient plus anciens que cela... et pour qui lui avait-elle confessé avoir des sentiments ? Mais ça, la sirène, malgré l'évidence, ne l'avait pas compris. Elle s'était vraiment attendue à ce que sa colocataire lui dépeigne un jeune homme doux, beau, charmant, équilibré, bref, son pendant masculin, quoi, mais quand la fée baissa finalement les yeux sur son assiette, Déa su immédiatement qu'il y avait anguille sous roche (pour ne pas dire baleine sous gravier), et alors la vérité se fit frappante et inaliénable. Oui, elle avait les réponses à toutes ces questions, puisqu'il s'agissait de ce maudit chasseur... Celui-là, la prochaine fois qu'elle mettrait la main sur lui, Déa ne lui ferait pas de cadeaux, et il allait devoir s'attendre à passer un sale quart d'heure, peu lui importait qu'il bouffe dix sirènes comme elle à son petit déjeuner, elle n'allait pas le laisser gâcher la vie de sa meilleure amie, et laisser faire sans rien dire... Quant à Penny... Déa ne put s'empêcher de lui adresser un regard des plus réprobateurs. Il lui avait semblé, pourtant, qu'elle avait plus de jugeote que cela. Se pouvait-il vraiment qu'elle se soit si aisément laissé prendre dans les filets d'un Hellsing ? Car oui, ces histoires de sentiments, Déa n'y croyait pas, si Andrew s'amusait à séduire Penny, c'est qu'il avait une idée derrière la tête, et si ce n'était pas le cas... eh bien... c'était quand même la "belle-famille" qui lui tomberait dessus à un moment ou à un autre. Bon sang, Déa savait bien que la vie de Penny n'était pas simple depuis le décès de Joshua, mais il fallait être vraiment suicidaire pour agir ainsi ! Et ses avertissements, elle en faisait quoi, hein ? Visiblement, elle s'en fichait comme de sa première paire de chaussettes. Les bras croisés, elle avait abandonné toute idée de vider le contenu de son assiette, si apétissant soit-il (elle n'avait plus faim, ça c'était clair) pour adresser un regard à la jeune femme qui ne manquait pas d'exprimer tout ce qu'elle pensait de la situation. Même si, bien sûr, elle ne se priva pas non plus de l'exprimer à voix haute.

-Tu te fous de moi, pas vrai ?
Mais non, c'était une question rhétorique, évidemment. Déa aurait préféré, et de loin, que son amie lui fasse une sale blague (d'un très mauvais goût, pour le coup), mais elle la connaissait bien assez pour savoir que ce n'était absolument pas le cas. Qu'est-ce que t'as pas compris quand je t'ai parlée de lui, hein ? Elle lui adressa un regard plus sévère encore, et son ton avait ce sérieux qu'on ne lui trouvait pas si souvent. Ce type tue les gens comme nous, de sang-froid, et sans le moindre remord. Elle marqua une pause. Admettons, admettons qu'il soit sincère avec toi, ça te pose pas de problèmes, de sortir avec un type qui attends l'occasion propice pour me refroidir ? Avec un type qui a peut-être tué Joshua de ses propres mains ?








code by Mandy






code by Mandy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Sam 23 Mai - 12:18

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
Penny avait évidemment craint le moment où sa meilleure amie allait être au courant pour sa relation avec Andrew. Ce n’était pas pour rien que la jeune femme avait évité de lui en parler, jusqu’à présent. Elle aurait pu mentir, mais ce n’était pas son genre de mentir. Elle n’aimait pas cela, même si elle était forcée de le faire en partie pour protéger sa relation avec l’homme qu’elle aimait. Déa ne réagit pas bien évidemment quand elle apprit que Penny avait une relation avec le chasseur, c’était normal après la conversation qu’elles avaient eu. C’était d’ailleurs en grande partie à cause du rapprochement d’Andrew que la fée s’était installée chez Déa, parce que cela lui permettait de se mettre en sécurité. Même si c’était aussi en grande partie parce que la sirène souffrait à cause de cette histoire avec Leopold (qui se trouvait être le meilleur ami d’Andrew d’ailleurs, dans le genre compliqué). Penny sentit son cœur manquer un battement quand son amie lui demanda si elle se foutait d’elle. Elle ne pensait pas utile de répondre, Déa connaissait évidemment la réponse. Penny ne ferait jamais une chose pareille, elle ne se moquerait pas ainsi de la jeune femme. Même si sans doute que Déa aurait préféré que cela soit une blague. C’était difficile pour la jeune femme de supporter les reproches de son amie, mais elle n’avait pas vraiment le choix. Elle comprenait bien qu’elle n’acceptait pas, ce n’était pas pour rien qu’elle n’avait rien dit jusque-là. Cela la peinait terriblement de décevoir sa colocataire. Elle n’avait pas vraiment d’excuse, tout ce qu’elle disait était la stricte vérité. Andrew était un chasseur, sa famille était des chasseurs, il traquait et tuait des créatures comme elle. L’un des membres de cette famille était sans aucun doute l’assassin de Joshua oui.

« Je… »
Penny ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait répondre à son amie. Elle n’avait aucune manière de vraiment justifier le fait qu’elle ait une relation avec Andrew. « Je sais qu’il n’a pas tué Joshua. » C’était la seule chose qu’elle fut capable de dire au final, même si ça ne résolvait clairement rien. Quoi qu’au fond, c’était quand même un détail important pour la fée. « Je sais bien que je n’ai pas d’excuse mais… » Penny baissa son regard, elle ne parvenait pas à soutenir celui de Déa. « Je n’ai pas choisi, j’y suis pour rien… je l’aime. »

Bien sûr, la jeune femme savait parfaitement que cela aurait été mieux qu’elle tombe amoureuse d’un homme normal ou du moins de n’importe qui en dehors d’un chasseur de créature. Sauf qu’elle n’avait pas choisi, cela lui était tombé dessus sans qu’elle ne s’y attende. Et c’était si fort. La jeune femme n’était pas le genre de personne à entamer une relation (et certainement pas une de ce genre) sans avoir de vrais sentiments. La seule personne qu’elle avait autant aimée dans sa vie, elle l’avait épousé.

« Je pensais que tu pourrais… me comprendre. »

Lui dit-elle finalement, en levant son regard humide vers elle. Après tout, Déa souffrait parce qu’elle aimait un homme marié, elle n’avait pas choisi non plus.

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Dim 24 Mai - 23:11


La nourriture délie les langues
C'

était bas... tellement pas, de confronter leurs deux histoires pour inviter Déa à se montrer plus coulante et à s'attendrir... Et le pire, le pire c'est que ça fonctionnait sur certains aspects. Car oui, en effet, Déa était bien placée pour savoir que l'amour est un sentiment qui ne se commande pas, et que quiconque choisit d'être amoureux ne l'est par conséquent pas vraiment. Elle le savait d'autant mieux que, s'il lui avait été donné de ne jamais tomber amoureuse de Léo, elle aurait très certainement saisi l'occasion... Car tomber amoureuse de son meilleur ami était à la fois la chose la plus forte et la plus douloureuse qui lui soit offerte. Penny, au moins, avait la chance de voir ses sentiments partagés... Enfin, si le Hellsing était véritablement sincère et ne la menait pas en bateau... La sirène ne pouvait pas s'empêcher de se méfier de ce type, et au fond, c'était une question de principe, il fallait s'en méfier pour sa propre survie... Néanmoins, si tous les gens qu'elle fréquentait et qu'elle aimait... Penny, Léo... avaient l'air de voir quelque chose en lui qui lui échappait... alors, pour la peine, fallait-il lui laisser le bénéfice du doute ? Oui... Non. Il n'en était pas moins un assassin, et c'était une information que, pour sa part, elle n'arrivait pas à occulter. Mince, c'était si compliqué ! Et Penny semblait si mal. Tu penses ! Les reproches que Déa venait de lui faire, Penny se les était sans doute fait à elle-même une bonne centaine de fois déjà... Mais que devait-elle faire ? Approuver cette relation quitte à mettre sa meilleure amie en danger juste pour lui faire plaisir ? Ou lui offrir de voir la vérité en face, ou ce qu'elle pensait être la vérité, afin de lui éviter le pire ? Au fond... Elle n'avait sans doute pas de rôle à jouer dans cette histoire, ce n'était sans doute pas à elle d'intervenir. Cela étant, elle se voyait mal laisser faire et ne pas intervenir s'il devait arriver quoi que ce soit.

-Tu es sûre de toi ?
répondit-elle d'un ton qu'elle voulait un peu plus calme, même si c'était compliqué. Tu es certaine qu'il ne te ment pas ?

Elle allait sans doute lui répondre que oui, et Déa serait obligée de se satisfaire de cette réponse. Elle connaissait suffisamment la fée pour savoir qu'elle ne se serait pas jetée à corps perdu dans cette histoire sans y avoir mûrement réfléchi. Mais en même temps, les Hellsing demeuraient des manipulateurs de premier ordre, elle ne l'oubliait pas. Et le danger était réel... Que se passerait-il si la famille du chasseur finissait par se rendre compte de ses petites intrigues amoureuses ? Le fiston n'était peut-être pas moisi jusqu'à l'os, mais le reste de la famille, par contre.

-Tu fais ce que tu veux, je peux pas t'interdire de le voir, c'est ta vie après tout. Mais tu as conscience que ça va mal finir, pas vrai ?










code by Mandy






code by Mandy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Dim 14 Juin - 21:01

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
Penny savait bien que c’était bas de mentionner les sentiments de Déa pour Leopold, alors qu’elle lui reprochait son histoire avec Andrew. Mais la jeune femme avait voulu rappeler à sa meilleure amie qu’on ne pouvait pas forcément contrôler ses sentiments. Evidemment, elle aurait préféré ne pas tomber amoureuse d’un chasseur, d’une personne qui avait sans doute tué bon nombre des siens. Si elle avait eu le choix, la fée aurait évité de tomber follement amoureuse d’Andrew, elle avait même tentée de taire son cœur au début. Mais elle n’avait pas eu d’autre choix que de se rendre à l’évidence qu’elle l’aimait et qu’il l’aimait. Penny n’avait aucun doute sur la réciprocité des sentiments du chasseur, il l’aimait et il prenait tous les risques pour elle. Parce qu’elle savait parfaitement qu’il risquait gros si un membre de sa famille découvrait leur relation. Ils prenaient les risques ensemble, parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix. C’était bien plus difficile de ne pas essayer.

« Je sais qu’il ne ment pas. » Répondit la jeune femme à sa meilleure amie, avant de reprendre rapidement. « Je sais à quoi tu penses, il ne me manipule pas. »

Elle y avait pensé bien sûr au début, la jeune femme s’était posée énormément de question. Toutes celles que Déa lui posait, elle se les était posé avant. Les reproches aussi, elle se les était déjà fait. Parce qu’elle savait bien que cette histoire était simplement dingue. Un chasseur et une créature ne pouvaient pas espéré avoir une vie simple et agréable ensemble, c’était impossible. D’ailleurs, Déa ne manqua pas de soulever le problème à son tour. Elle affirma d’abord à sa colocataire qu’elle n’avait rien à dire sur sa vie, qu’elle ne pouvait rien lui interdire, avant de lui demandait si elle avait conscience que cela allait mal se terminer. Penny laissa le silence planer quelques secondes entre elles, ne baissant pas ses yeux humides.

« Oui… » Finit-elle par répondre, d’une voix faible, la gorge serrée. « Oui, j’en ai parfaitement conscience. »

Il n’y avait aucune fin heureuse pour eux, ils ne pouvaient pas espérer avoir une vie normale ensemble. Ils allaient devoir mettre un terme à leur histoire, de gré ou de force, avant que les choses n’empirent. S’ils ne se retrouvaient pas tout simplement assassinés avant. Ce n’était pas comme s’ils pouvaient se cacher toute leurs vies, ou même espérer être tranquille. Ils n’avaient donc aucun espoir donc, mais Penny avait quand même envie de profiter de ce qu’on lui offrait pour le moment. Ce n’était pas grand-chose, cela n’allait pas durer, mais elle avait l’intention de profiter de l’instant présent. Parce qu’à chaque fois qu’elle se trouvait avec Andrew, elle se sentait simplement heureuse. Elle ne pensait pas pouvoir être aussi heureuse depuis la mort de Joshua, elle ne pensait pas retrouver le bonheur de cette manière. Et pourtant, il était vraiment revenu. La roue avait tourné, mais elle allait sans aucun doute retourner rapidement.

« Je sais déjà tout ça, mais je n’y peux rien… »

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Mar 16 Juin - 22:03


La nourriture délie les langues
V

oir Penny ainsi lui arrachait le coeur, si bien que Déa avait toutes les peines du monde à demeurer encore campée sur son attitude stricte et sévère, même si elle continuait de pensée que, pour le bien de son amie, cette attitude là serait la plus salutaire. Oui, elle était tombée amoureuse d'un chasseur alors qu'elle était une fée, et c'était franchement nul. Mais au final, c'est aussi nul qu'un humain qui tombe amoureux d'une myrihande, qu'une pauvre sirène idiote qui tombe amoureuse de son meilleur ami marié... qu'un Hellsing qui tombe amoureux de qui il était supposé tuer. L'amour n'a rien d'un sentiment rationnel. On l'éprouve, un point c'est tout, et l'on est prêt à tout endurer pour lui, absolument tout, le meilleur mais surtout le pire, au péril de notre raison et de notre conscience. Déa pouvait bien condamner l'amour de Penny pour Andrew afin de la protéger, ce n'était pas comme si elle pouvait cesser de l'aimer du jour au lendemain. Ce fichu sentiment avait véritablement le don de se foutre de la gueule de ceux qui se hasardaient à l'éprouver. S'il en fallait encore une preuve formelle, les deux colocataires en seraient deux exemples extrêmement probants... À les voir toutes les deux, comme ça, il y avait de quoi vouloir s'arracher le coeur pour l'empêcher de battre pour qui que ce soit. Le regard de la jeune femme était humide, sa voix tremblante. Non, décidément, Déa ne pouvait pas lui faire de reproches plus longtemps. Si on lui accordait cinq minutes de bonheur avec Léo tout en lui affirmant qu'on les lui ôterait ensuite, elle prendrait quand même ce qu'on lui offrirait. Elle n'était pas en droit de se montrer hypocrite. Alors, abandonnant son rôle de moralisatrice, qui lui était toujours allé très mal, elle s'approcha de Penny et la serra dans ses bras.

-On est pas sorties de l'auberge, toutes les deux, hein ?
s'autorisa-t-elle à plaisanter avant de déserrer son étreinte et de se relever. Bon, écoute... ce que je vais te dire va sembler dingue, surtout que je sais qu'Andrew guette la moindre occasion de me tuer depuis un moment, déjà, mais j'aimerais que tu le fasses venir ici. Elle marqua une pause. Ça me rassurerait si je pouvais être certaine de ses intentions vis à vis de toi.

Bon, ça promettait, mais pour Penny (et uniquement pour Penny), elle voulait bien laisser le bénéfice du doute à Andrew. En présence de sa meilleure amie, ça allait de soi, elle ne voulait pas que l'autre s'en serve pour prétexte afin de lui planter un poignard ou elle ne savait quoi en plein coeur. Elle le voyait difficilement autrement que comme le Hellsing qui l'avait dans le colimateur, et ce depuis toujours, au point qu'il était presque miraculeux qu'il n'ait concrètement rien tenté encore contre elle malgré son envie manifeste, mais ce serait peut-être l'occasion. On se trompe, parfois, sur les gens. Et l'amour peut vous changer une personne, elle en était la preuve. Si Penny en était folle, si Léo l'appréciait tant (quoi que les goûts de Léo, quand on voyait qui il avait épousé, hein...), c'est peut-être qu'il y avait plus à creuser que ce qui s'observait à la surface.









code by Mandy


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Dim 5 Juil - 21:41

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
La situation était compliquée oui, plus que compliquée même. Penny savait parfaitement qu’elle risquait de souffrir dans le futur (plus ou moins proches, mais trop proche à son goût de toute façon) à cause de sa relation avec Andrew. Cela ne viendrait pas de lui, mais des autres, bien entendu. Si jamais les membres de sa famille découvraient qu’il fréquentait une fée, ils allaient avoir de gros ennuis. Déjà que du côté de Penny, ce n’était pas vraiment joli. La jeune femme comprenait parfaitement pourquoi Déa n’appréciait pas Andrew, en temps normal elle se serait rangé de son côté. Le jeune homme était un chasseur et toutes créatures (en dehors d’elle donc) risquaient leur vie à cause de lui. A choisir, Penny aimerait pouvoir affirmer qu’Andrew n’allait plus chasser, mais elle pouvait difficilement lui demander une chose pareille. Elle n’aimait pas ce que faisaient les Hellsing, mais toutes les créatures n’étaient pas des saintes non plus. Même si les humains avaient normalement peu de risque à côtoyer des fées ou des sirènes, ce n’était pas la même chose concernant les autres créatures comme les sorciers. Il ne fallait pas jeter la pierre d’un côté ou d’un autre à ses yeux, mais il ne fallait pas cautionner le fait que des innocents payaient pour les autres. Tout était tellement compliqué…

Quand Déa s’approcha de Penny pour l’enlacer, cela fit vraiment chaud au cœur à la jeune femme. Elle profita pleinement de cette étreinte, elle aimait se sentir soutenu de sa meilleure amie. S’il y avait bien une chose que la fée ne voulait pas, c’était la perdre à cause de son idylle. Même si elle était prête à énormément de sacrifice pour Andrew, elle n’avait aucune envie de perdre la deuxième personne qui comptait le plus à ses yeux. Elle était tellement parfaite, même dans cette conversation tirant vers la tristesse, elle parvenait à lui tirer un sourire amusé.

« Non… on ne fait vraiment pas les choses à moitié. »

L’une était amoureuse d’un chasseur de créature en étant une créature elle-même, l’autre était amoureuse de son meilleur ami lui-même marié à une autre femme, elles étaient clairement dans des situations complexes. Mais par chance, elles étaient là pour se soutenir toutes les deux. Penny n’avait pas l’intention d’abandonner Déa, elle voulait continuer d’être là pour elle. Même quand elle allait parvenir à se remettre de sa propre situation complexe (parce qu’elle ne pouvait qu’avoir envie qu’elle aille mieux), elle serait toujours là pour elle. Et elle était heureuse que Déa mette un peu d’eau dans son vin, même si elle fut particulièrement étonnée de sa demande. La sirène souhaitait qu’elle fasse venir Andrew chez elle. C’était certes pour vérifier qu’il n’avait pas de mauvaises intentions, mais c’était quand même un énorme pas de sa part vers lui.

« T’es sûr de toi ? » Penny ne pouvait pas s’empêcher de se poser la question, même si elle appréciait vraiment la demande. « Je le ferais venir bien sûr et tu verras qu’il m’aime vraiment. »

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 940

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Jeu 9 Juil - 18:24


La nourriture délie les langues
S

i Déa était sûre d'elle ? Non, absolument pas. C'était même tout l'inverse, elle se disait qu'il était un peu suicidaire que d'inviter directement le loup dans sa tanière, comme une invitation à se faire dévorer, mais elle avait besoin de savoir, d'être sûre qu'elle ne laissait pas Penny aux griffes d'un chasseur sanguinaire qui endormait sa confiance avant que de fondre sur elle, alors elle ne voyait pas d'autres solutions. Elle se disait que, puisque Penny serait avec elle, si Andrew était vraiment sincère, il n'aurait pas d'autres choix que de faire des efforts de toute façon, et dans ce cas, elle saurait qu'il était sincère, même si ça lui ferait mal de lui avouer. Si le Hellsing avait su mettre de l'eau dans son vin, quitte à se mettre toute sa famille à dos, alors elle pouvait bien aussi édulcorer son vin à elle, pour la bonne cause. Parce que Penny le valait bien... Oui, elle faisait pour Penny un effort qu'elle n'avait pas fait avec Léo. Mais d'une part, elle n'aurait pas pu se montrer hypocrite avec Jane et la nature de ses sentiments était différente, et d'autre part, elle ne voyait auparavant en Andrew qu'un irrécupérable chasseur de créatures qui rêvait de lui faire le plus grand mal, elle n'allait certainement pas lui faire la faveur de lui faciliter la tâche. Advienne que pourrait, elle n'avait plus rien à perdre, après tout. Et si les choses se passaient mal, eh bien... au moins, cela servirait de mise en garde à sa meilleure amie, qui ne doutait visiblement pas la moindre seconde de l'homme qu'elle aimait. C'était beau, cette confiance aveugle qu'elle plaçait en lui. Quelque part, Déa l'enviait. Elle aurait aimé pouvoir éprouver cela, elle aussi, le sentiment d'être aimée inconditionnellement.

-D'accord.
Elle esquissa un nouveau sourire. Une nouvelle fois, ce sourire peinait un peu à être sincère, ou du moins, à exister, tout simplement, parce que la situation était compliquée, tendue, et surtout, parce qu'elle avait peine à être simplement heureuse, dernièrement, il faut bien le dire, quoi qu'il faudrait quand même qu'elle se donne un bon coup de pied au derrière et qu'elle arrête de se lamenter. Qui sait, je vais peut-être obtenir l'immunité grâce à toi.

Mais elle n'y croyait pas vraiment. Elle imaginait très mal Andrew avoir une révélation soudaine et réaliser que toutes les créatures n'étaient pas des assassins sans coeur qu'il n'était pas impérativement nécessaire de tuer. Elle le connaissait, quand même, depuis le temps, même si elle s'arrangeait pour le connaître de loin, de préférence, alors elle gardait en lui une confiance très limitée. C'était déjà miraculeux que le jeune homme ait baissé sa garde pour une seule créature, elle ne pensait pas qu'on pouvait lui en demander davantage..
Mais si elle se faisait la complice de cette relation "contre-nature", il serait peut-être un peu plus clément... Ou pas. Sans doute pas, vu qu'elle ne saurait pas tenir sa langue auprès de Léo et allait, au passage, ruiner pour de bon l'amitié de ce dernier avec le petit ami de sa colocataire.








code by Mandy


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
avatar
Folle est la brebis qui au loup se confesse.
Messages : 605

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   Lun 3 Aoû - 16:00

Déa & Penny
La nourriture délie les langues.
Penny ne savait pas vraiment si c’était une vraie bonne idée de faire venir Andrew chez eux. Mais si c’était Déa qui le proposait, elle ne voyait pas pourquoi elle refuserait de le faire. Après tout, ça permettrait peut-être à la sirène de se rendre compte que le chasseur était vraiment sincère avec la fée. La situation n’allait pas s’arranger entièrement, après tout ça ne changeait rien au fait qu’Andrew était quand même un chasseur, mais ça allait peut-être baisser les tensions quand même. Penny appréciait vraiment le geste que sa meilleure amie faisait envers elle, elle ne pouvait que lui être reconnaissante. La fée ne pensait vraiment pas que Déa puisse faire ce genre de chose, surtout pas après cette discussion qu’elles venaient d’avoir. Penny comprenait vraiment les réticences de sa colocataire, c’était les mêmes qu’elle avait eu avant de se lancer dans l’aventure. Ce n’était pas normal qu’une fée fréquente une créature, il n’y avait aucune logique là-dedans et pourtant ils se fréquentaient bel et bien et Penny était follement amoureuse d’Andrew. Même si c’était dingue, elle n’y pouvait rien. Son cœur rebattait pour la première fois depuis le décès de Joshua, elle n’avait pas choisi pour qui.

Penny adressa un sourire à Déa quand celle-ci mentionna le fait qu’elle allait peut-être lui obtenir l’immunité. La jeune femme n’y croyait pas vraiment malheureusement, elle aurait aimé mais elle ne pensait vraiment pas que c’était possible. Andrew l’avait bien précisé, plusieurs fois, qu’il ne faisait une exception qu’avec elle. La jeune femme savait parfaitement que ses proches n’avaient pas le même traitement de faveur. Evidemment, cette histoire était remplit de problème mais Penny n’avait pas spécialement envie d’y penser pour le moment. Elle préférait se contenter de profiter de l’instant présent et apprécier la compagnie de celui qui faisait battre son cœur. Parce que ça risquait de ne pas durer bien longtemps. Enfin, le mieux serait sans doute d’attendre la rencontre « officielle » avant de spéculer sur la situation. Penny ne se doutait malheureusement pas que la situation allait s’aggraver encore plus puisque Déa allait parler de cette relation à Leopold, qui allait donc couper les ponts avec Andrew. Quand on disait que cette relation était vouée à la souffrance.

« Je suis fatiguée, je vais aller me coucher. »

Elle ne disait pas ça simplement parce qu’elle craignait d’avance de faire venir Andrew chez elle et qu’elle peinait à poursuivre cette conversation. Elle était vraiment fatiguée. C’était assez récurant ces derniers temps de toute façon, on ne pouvait pas dire que la fée parvenait à avoir des nuits de sommeil très réparatrices. Elle cogitait énormément, même si elle voulait profiter du moment présent, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser encore et encore. Les choses iraient peut-être mieux dans le futur, ou alors la situation allait s’aggraver encore d’avantage. Il n’y avait que le temps qui allait pouvoir leur dire. En attendant, il n’y avait pas grand-chose à faire. Les évènements allaient suffisamment se précipiter dans le futur.

_________________
Tu peux fermer tes yeux aux choses que tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas fermer ton cœur aux choses que tu ne veux pas sentir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: La nourriture délie les langues (Déa)   

Revenir en haut Aller en bas
 
La nourriture délie les langues (Déa)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Ou est passé la nourriture que nous avions envoyée.?"
» Bonjour dans toutes les langues
» Besoin en nourriture d'une monture.
» F.A.Q. langues elfiques
» Tirage de langues story...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
One Day More :: Village Humain :: Habitations :: Chez Déa et Léo-