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  Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]

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Message#Sujet: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 2 Aoû - 22:21



Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté
E

lle n'en pouvait plus, elle ne le supportait plus. Elle exécrait ces murs nus et humides, cette pièce à l'obscurité épaisse, sans la moindre lumière pour la transpercer. Cette sensation constante de froid, d'inconfort, de faim (qu'elle arrangerait peut-être si elle daignait toucher aux quelques repas qu'on lui laissait de temps à autres, pour préserver la vie de ce fichu marmot qui avait la vie dure, mais qui semblait tenace, malheureusement) était à peine supportable. Elle rêvait du jour, elle se rappelait de cette vie qu'elle gâchait d'elle même, avec Léo, cette vie qu'elle avait été prête à abandonner avant d'être enfermée là... Elle donnerait tout pour retrouver cette sensation de confort, cette impression d'être aimée sans condition. Elle pensait à Gwenn, qui devait se faire un sang d'encre pour elle... elle pensait à sa mère, qui était sans doute tout aussi inquiète. Elle pensait à Edward. plus qu'aux autres, elle pensait à lui. Presque constamment, en fait. Le manque de lui était tout simplement intolérable, comme si on l'avait forcée à un sevrage violent et brutal. Par moments, elle voulait croire qu'elle ressentait son inquiétude, puis finalement, elle se raisonnait. Ça ne devait jamais être que la sienne, ou une illusion, car autrement, elle ne sentait rien, ou presque rien. Et c'était pire que tout le reste. Elle n'en pouvait plus. Depuis combien de temps était-elle enfermée ? Elle n'en savait rien... Quelques jours ? Quelques semaines ? Plus ? Elle n'avait plus la moindre notion du temps, pas plus que du jour et de la nuit, piégée par l'épaisse, presque tangible, obscurité de son cachot improvisé. Ses seuls repères, c'était ces quelques moments où on venait lui apporter à boire et à manger, mais elle n'était pas certaine qu'ils soient bien réguliers,  et elle n'en comptait plus le nombre. Tu parles d'un plan de génie ! Peut-être qu'elle aurait tout simplement dû les laisser la tuer, ce jour-là... quoique non. Il serait mort, lui aussi. Au moins, elle gardait son âme soeur en vie un peu plus longtemps... Quoique par la force des choses, lui aussi était en sursis. Par sa faute.

Allongée sur le sol de pierre, elle peinait à trouver une position un tant soit peu vivable quand, tout à coup, elle la sentit. La chaleur... C'était encore diffus, incertain, mais elle en était certaine, c'était lui. Il était tout proche. Quelques secondes plus tard, elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir brusquement, et des bruits de pas, plusieurs, au moins deux personnes... et elle était convaincue qu'il ne s'agissait pas — ou pas que — des frères Hellsing. Des éclats de voix... est-ce que c'était possible ? Il lui semblait reconnaître la voix de Léo. Et la chaleur qui augmentait de plus en plus... Ils étaient là tous les deux ? Pas le temps de réfléchir (ou d'angoisser sur ce que ça pourrait potentiellement signifier), elle se releva brusquement et tambourina à la porte de toutes ses forces pour signaler sa présence.

-Je suis là !!





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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 9 Aoû - 14:39

Jane & Edward & Andrew & Leopold
Sur l'absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté.
Edward n’en pouvait plus de cette absence, de ne pas savoir où se trouvait Jane et ce qui était en train de lui arriver. Il ne supportait pas d’être dans le flou. Il avait le sentiment de devenir dingue, il le devenait même clairement en fait. Il n’était plus lui-même depuis que son âme sœur avait disparu, il faisait des choses qu’il n’aurait sans doute jamais fait en temps normal (comme annoncer à sa sœur qu’il était marié avec la jeune femme par exemple). Il devenait clairement dingue. Il ne savait pas ce qu’il devait/pouvait faire pour tenter de la retrouver. Il l’avait cherché partout, comme tant d’autre, sans aucun résultat. A aucun moment le jeune homme n’avait ressenti la chaleur caractéristique de l’approche de leurs corps, rien du tout. Edward ne savait vraiment plus quoi faire et il avait tendance à rester enfermé chez lui, à attendre le moindre signe qu’il pourrait ressentir. Mais il n’y avait rien et ce soir-là, le jeune homme avait finalement décidé de sortir. C’était la fête du printemps, il y avait du monde dans le centre du village. Le jeune homme savait bien que Jane ne serait pas dans les parages (il savait qu’elle ne s’était pas contenté de fuir, elle ne pouvait pas le fuir et le manque qu’ils ressentaient était impossible à supporter volontairement), il n’imaginait pas une seule seconde que son âme sœur puisse se balader dans le village lors de la fête. Mais quelque chose l’avait quand même poussé à s’y rendre et il fut évidemment présent lors de cette brume étrange.

La soirée prit un tournant très particulier quand son chemin croisa Leopold. En temps normal, les deux jeunes hommes s’évitaient le plus possible, même s’ils avaient discuté dernièrement concernant la disparition de Jane. Edward ne s’attendait cependant pas à ce que le faux mari de la jeune femme s’approche de lui pour lui dire qu’il savait où elle se trouvait. Le cœur d’Edward s’arrêta net quand il comprit ce qui était en train de se passer, il savait où se trouvait Jane et ils allaient pouvoir la retrouver. Evidemment, Baker ne manqua pas de le suivre. Rapidement, les deux jeunes hommes arrivèrent à destination. Edward sut de suite que Jane se trouvait dans le coin, parce qu’il sentit au fond de lui cette chaleur qu’il appréciait et qui lui avait tellement manqué. La porte s’ouvrit, Leopold hurla le nom de la jeune femme dans le hall. Edward ne disait rien de son côté, il se contentait de se concentrer sur ce qu’il ressentait. Et ils l’entendirent crier. Ce fut Edward qui arriva à trouver quelle porte menait à elle et ils parvinrent à l’ouvrir (non sans mal quand même). Quand les yeux du myrihandes se posèrent sur Jane, il dut utiliser toute la volonté du monde pour ne pas lui sauter dessus afin de la prendre dans ses bras. Le fait que Leopold soit plus rapide que lui fut un avantage en même temps. Il s’était approché de Jane et l’avait enlacé.

« Ma chérie… je suis tellement désolé ! »

Edward se sentait frustré, mais il restait volontairement à l’écart.

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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 9 Aoû - 15:13



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I

l ne savait pas ce qui lui avait pris. Il était clairement évident que, dans son état normal, jamais Andrew n'aurait déballé à son (ex) meilleur ami le fait qu'il maintenait son épouse captive chez lui. Il se maudissait intérieurement de cet aveu, qu'il ne comprenait absolument pas, qui lui avait échappé des lèvres sans la moindre raison apparente. Et maintenant, le jeune homme filait à toute allure jusqu'à la demeure des Hellsing. Il avait réussi à le distancer de plusieurs mètres, et quand Andrew arriva à la porte de sa maison, Edward et Léo (parce que oui, l'âme soeur de la jeune femme était là, lui aussi) étaient déjà là, et avant qu'il n'ait pu les rattraper et les dissuader de retrouver Jane, ils avaient déjà trouvé le chemin jusqu'à la cave. Quand Andrew arriva à leur niveau, il vit Léo se précipiter dans les bras de Jane pour la serrer contre lui. Elle ne méritait vraiment pas un tel élan d'affection, vraiment pas. Elle mériterait plutôt qu'il lui crache au visage, c'est certain. La situation était délicate, dorénavant. Séquestrer une myrihande, ça n'avait pas été simple. Mais les deux ensemble ? Peut-être faudrait-il qu'il la tue là, sur le champ, tant pis pour la sensibilité de Léo, qu'il n'allait pas ménager une fois de plus. À ce stade, de toute manière, Andrew ne pensait pas que le jeune homme puisse le haïr plus qu'il ne le faisait déjà, alors.

-Tu n'as pas à être désolé pour elle, elle ne le mérite vraiment pas.
déclara-t-il extrêmement sèchement en adressant à Edward mais surtout à Jane un regard chargé de haine et d'électricité. Vas-y, dis leur pourquoi tu es toujours en vie.

Jane restait blottie contre son "époux", mais Andrew voyait son regard ne cesser de dévier en direction d'Edward. En tous cas, elle lui refusait obstinément de le regarder dans les yeux. Elle sembla hésiter, puis se défila, comme il l'attendait de sa part.

-Fais moi sortir d'ici.
dit-elle à l'adresse de Léo, la voix tremblante.

Mais non, il ne les laisserait pas faire une chose aussi simple. Il claqua la porte derrière eux, les plongeant tous dans l'obscurité, et se positionna entre lui et la sortie. Apparemment, cette soirée était placée sous le signe de la vérité, alors autant aller jusqu'au bout. Lui n'avait plus grand chose à perdre. Jane, Léo et Edward, ce n'était pas dit.

-Personne ne sortira d'ici. Léo, je ne te laisserai pas partir non plus tant que tu ne connaitra pas le vrai visage de celle que tu as épousé.
Et s'il avait à coeur de la convaincre, ce n'était pas sans raison, bien évidemment, c'était à cause d'elle, que leur amitié avait volé en éclats, forcément, il lui en voulait plus qu'à n'importe qui d'autre. Il ne s'agissait pas seulement de s'acharner sur une myrihande, il s'agissait de rétablir son honneur. Est-ce que tu savais qu'il est impossible pour une myrihande, d'être enceinte d'un humain ?

Il lui avait appris sa grossesse l'instant d'avant, il comprendrait. Et si Jane niait et faisait l'autruche... Si elle lui disait avoir menti... eh bien il la saignerait là, tout de suite, sur le champ, ça lui était complètement égal.



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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 9 Aoû - 17:19

Jane & Edward & Andrew & Leopold
Sur l'absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté.
Leopold n’en revenait pas de ce qu’il venait de découvrir, Andrew avait enfermé Jane dans la cave de sa maison. Pendant tout ce temps, le jeune homme l’avait cherché en vain et elle n’était finalement pas si loin que ça de lui. Il n’avait pas voulu voir la vérité en face, mais son ancien meilleur ami était bien celui qui avait séquestré sa femme (ou celle qu’il prenait pour sa femme en fait). Rapidement, le jeune homme s’était donc lancé pour aller la chercher, surtout qu’au vu des paroles d’Andrew la situation étaient encore plus grave qu’il ne le pensait. Il lui avait demandé si elle était enceinte. Il n’en savait rien, mais si son ancien ami avait posé cette question c’était qu’il devait y avoir une raison. Mais Leopold n’avait pas envie de se prendre la tête avec ça pour l’instant, la seule chose qui l’intéressait c’était de trouver sa femme. Quand son chemin avait croisé celui d’Edward Baker, le jeune homme n’avait pas pu s’empêcher de lui en parler. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait eu le besoin de dire la vérité. Alors ce fut à deux qu’ils partirent en direction de la maison de son ancien meilleur ami, suivit par ce dernier qu’ils parvinrent quand même à semer un peu.

Quand ils arrivèrent enfin et qu’ils purent retrouver Jane, Leopold ne perdit pas une seule seconde avant de la prendre dans ses bras. Ça lui faisait un bien fou, elle lui avait tellement manqué. C’était comme si les brouillards qui s’étaient installés dans son esprits depuis sa disparition s’évaporaient (pour combien de temps ?). Il ne prêta pas vraiment attention à la présence de Baker et d’Andrew. Jusqu’à ce que ce dernier reprenne la parole, affirmant qu’il n’avait pas besoin d’être désolé pour elle. Evidemment qu’il l’était, parce que c’était de sa faute s’il se trouvait dans une telle situation. Mais évidemment, Léo n’avait pas toutes les cartes en main. Le jeune homme lança un regard noir à Andrew, avant que ce dernier ne demande à Jane d’expliquer pourquoi elle était toujours en vie. Il devait bien avouer qu’il se demandait vraiment pourquoi Andrew ne lui avait rien fait et il ne pouvait pas s’empêcher de penser à cette histoire de grossesse. Leopold allait répondre à Jane qu’il allait la faire sortir de cet endroit, quand Andrew claqua violemment la porte derrière eux les enfermant dans l’obscurité.

« Qu’est-ce que tu fous enfoiré ? Laisse-nous sortir ! »

Avait rétorqué Edward, qui était étrangement silencieux depuis tout à l’heure. Pour le coup, même si ça l’agaçait, Leopold devait bien avouer qu’il était de son côté. Mais les griefs qu’il avait avec Andrew n’arrangeaient en rien la situation. Evidemment, Andrew n’en démordait pas sur ce qu’il avait sur le cœur. Il affirmait ne pas vouloir le laisser partir tant qu’il ne connaitrait pas le visage de sa femme. Leopold avait l’intention de répliquer quelque chose quand Andrew reprit la parole, parlant encore une fois de la grossesse et du fait que les myrihandes ne peuvent être enceintes d’un humain. Pendant quelque seconde, le jeune homme ne dit rien, mais une voix s’éleva quand même.

« Comment ça enceinte ? »
Et quelque chose dans la voix d’Edward faisait dire à Leopold qu’il y avait un intérêt personnel dans cette façon de demander les choses. Il lâcha Jane et planta son regard dans ses yeux. « Tu as couché avec lui ? » C’était ce qu’il commençait à comprendre oui, parce que si elle était enceinte et qu’elle ne pouvait pas l’être de lui, il n’y avait pas trente-six solutions. Et il n’était pas difficile de voir ce qu’il pouvait ressentir, ça s’affichait très bien sur son visage. « Et encore, on a pas fait que ça. » Reprit Edward rapidement, qui avait soudainement envie de déballer toute la vérité. Surtout que bon, normalement, ils ne devraient pas être ensemble ces deux-là au vu du marché qu’il avait passé avec son âme sœur. « Tu t’es fait avoir en beauté mon gars. »
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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 9 Aoû - 17:54



Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté
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ibérée d'un cauchemar, Jane n'allait l'être que pour être immédiatement propulsée dans un autre, et elle ne mettrait pas bien longtemps à s'en rendre compte. Ce fut pour elle un véritable soulagement que de pouvoir profiter de l'étreinte de son faux-mari (dont elle aurait techniquement dû être séparée à l'heure qu'il est, mais ça...), un réconfort agréable teinté de soulagement, tout de même altéré par un léger sentiment de frustration dont elle n'avait pas à chercher très loin l'origine... à moins qu'il ne vienne d'elle aussi ? Car même si elle était heureuse de retrouver Léo et de pouvoir se serrer contre lui, elle mourrait d'envie également de pouvoir, au-delà de la chaleur de plus en plus intense qui la saisissait, pouvoir enfin sentir son âme soeur contre elle. Un cas de figure tout sauf envisageable à l'heure actuelle... Quoi qu'elle ne savait pas du tout à quoi s'attendre. Si elle ne s'était pas le moins du monde attendue à ce qu'on la délivre, elle avait moins pensé encore que les... deux hommes de sa vie, iraient la secourir de concert. Ce n'était clairement pas leur genre de faire équipe, et ils avaient toutes les raisons du monde de ne pas vouloir le faire, même, quand bien même ils ne les connaissaient pas toutes encore (ce qui n'allait néanmoins pas tarder). Andrew les rejoignit rapidement. Jane sentit son sang se glacer légèrement, elle avait espéré que Léo et Edward l'aient retrouvée à l'insu de son séquestrateur... Ceci dit, elle n'y comprenait rien, comment avaient-ils seulement fait pour la retrouver en premier lieu, et à quoi jouaient-il tous ? Aucun des trois ne lui semblaient vraiment dans leur état normal. Bien sûr, Andrew ne tarda pas à vouloir mettre le feu au poudre, mais Jane voulait croire que son avis primerait sur le discours du chasseur, et qu'ils s'en iraient d'ici, sauf que ce dernier ne tarda pas à leur bloquer la sortie, cherchant la confrontation. Elle savait très bien ce qu'Andrew attendait qu'elle dise.

Ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'était aux propos qu'il prononça alors. Une myrihande ne pouvait pas être enceinte d'un humain. Oh merde. Le teint de Jane, ce qui ne se voyait heureusement pas dans l'obscurité, se fit livide. Elle ne pouvait pas être enceinte de Léo... Donc... Putain de merde... C'était bien la peine qu'on la retrouve si c'était dans ses conditions. Elle commençait à songer sérieusement qu'elle préfèrerait certainement qu'on la laisse moisir au fond de cette cave. Jane ne su pas quoi répondre quand, le regardant dans les yeux, Léo lui demanda si elle avait couché avec Edward. La réponse était, de toute évidence, plus que manifeste, et d'ailleurs, elle n'eut rien le temps de dire que son âme soeur se chargeait déjà de donner confirmation à Léo. Mais à quoi est-ce qu'il jouait ? Qu'il fasse preuve de fierté mal placée d'accord, c'était un peu une habitude, chez lui, mais là, c'était pas seulement elle, qu'il pouvait foutre dans la merde en agissant comme ça. Jane avait su qu'à un moment ou à un autre, les masques tomberaient... Mais putain, elle ne s'imaginait pas que les choses se passeraient de cette manière. Elle aurait pu s'excuser, le supplier de ne pas lui en vouloir, se trouver des excuses à la con, mais pour quoi faire ? Ce moment était bien supposé arriver. Elle n'avait juste vraiment pas imaginé que les choses se dérouleraient de la sorte.

-C'est ça, voilà, je suis une salope et je me suis foutue de ta gueule. Et maintenant, je vais me casser d'ici.
répliqua-t-elle d'une voix blanche.

Elle détestait savoir qu'elle était en train de faire tout ce mal à Léo, mais il était hors de question qu'elle en débatte au beau milieu de cette cave humide, pas dans ces conditions, pas avec Edward pour envenimer les choses et Hellsing pour ...envenimer les choses aussi. Elle se dirigea donc vers la sortie, mais Andrew lui barra une fois de plus la route, serrant son poignet entre ses doigts, à presque lui en broyer les os. Si seulement elle avait même l'ombre d'une étincelle à sa disposition...

-Personne ne va nulle part, j'ai dit.



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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 9 Aoû - 19:03

Jane & Edward & Andrew & Leopold
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Edward se demandait vraiment ce qu’il faisait là. Même s’il était plus que soulagé de retrouver Jane, de savoir qu’elle allait visiblement bien (il savait qu’elle était en vie quand même, vu qu’il respirait encore). Le jeune homme était plus que frustré de voir Leopold la prendre dans ses bras et de ne pas pouvoir en faire de même. Il aurait pu décider qu’il n’en avait que faire, mais non il restait à l’écart et il ne savait même pas pourquoi. Normalement, Jane ne devrait même pas être avec son « mari » encore puisqu’elle avait promis de le quitter afin de protéger sa meilleure amie. Mais puisqu’il avait eu tellement peur pour elle, il devait bien avouer qu’il se mettait un peu à l’écart. Elle était sauve, c’était déjà une énorme chose. Même s’ils n’étaient visiblement pas sortis d’affaire. Le chasseur Hellsing n’avait pas l’intention de les laisser partir si facilement ce qui avait le don d’agacer Edward. Mais ce n’était pas tout ce qui allait être étonnant dans cette histoire. Ce fut à ce moment-là qu’Edward découvrit quelque chose. Il n’avait évidemment aucune connaissance de cette histoire de grossesse (même s’il avait vu des signes, il n’avait rien déduit), il l’apprenait maintenant. Parce que si le Hellsing affirmait qu’une myrihande ne pouvait pas être enceinte d’un humain, c’était bien pour une bonne raison.

Cela aurait pu s’arrêter là, ils auraient pu sortir un bobard pour Leopold afin de lui faire croire que c’était son pote qui était en train de lui mentir. Mais Edward ne l’entendit pas de cette oreille. Il n’avait pas eu l’intention de le faire à la base. Ce n’était pas dans son intérêt que le faux mari de Jane soit au courant de ce qu’il y avait entre les deux âmes sœurs. Du moins, ce n’était pas le moment pour ce genre de chose. Et pourtant, Edward ne parvint pas à se retenir d’en dire plus qu’il ne voulait. Au lieu de garder sa langue dans sa bouche, il affirmait qu’ils n’avaient pas fait que coucher ensemble (affirmant donc qu’ils avaient bien eu des rapports), mais qu’ils avaient fait bien plus. Edward ne comprenait vraiment pas quelle mouche l’avait piqué, après cela il préféra ne rien dire du tout. Surtout que Jane ne réagissait pas vraiment dans son sens. Elle tenta de quitter cette cave sinistre, mais le chasseur ne tarda pas à l’arrêter de nouveau. Edward sentit son cœur manquer un battement quand il vit les doigts du chasseur attraper le poignet de son âme sœur.

« Lâche là ! » Rapidement, Edward attrapa le briquet dans sa poche et l’actionna, avant de former une boule de flamme qu’il approcha du chasseur. « Je te préviens, tu l’as lâche et tu nous laisse partir sinon je te crame et je réserve le même sort à toute la maison ! »

Et il était plus que sérieux dans ses propos, il ne pouvait qu’être honnête au vu de la situation. Il n’allait pas hésiter à faire preuve de la force si jamais on ne les laissait pas partir.

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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 9 Aoû - 19:32



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ans l'idéal, Andrew n'aurait pas voulu que les choses se déroulent de cette manière, bien au contraire, il aurait préféré, si fallait vraiment qu'il expose les faits à Léo (même s'il n'en avait pas eu l'intention, pour tout dire, ou alors après la mort de Jane), le faire posément, dans des conditions différentes, et dans une situation où ils seraient capables d'autres états d'esprits. Car ces esprits en question s'échaudaient en effet à une vitesse monstrueuse, comme encouragés par on ne sait quel maléfice, qui poussait toute vérité à se révéler... Et il y en avait plus d'une qui n'était pas bonne à dire. La réaction de Baker, quand le chasseur évoqua la grossesse de Jane, lui facilita la tâche, ça il faut bien le dire. Andrew n'eut même pas à argumenter tant l'attitude des deux myrihandes trahissaient leur liaison. Il le savait, mais il en avait à présent la confirmation certaine : Jane avait effectivement allègrement trompé Léo, se moquant royalement des voeux qu'elle avait pu prononcer lors de leur mariage (mariage factice, au passage, mais c'était une chose qu'il ignorait encore). L'attitude de Jane était déplorable. Elle ne chercha même pas ça se défendre, garce finie jusqu'au bout. Au moins, ils seraient d'accord sur quelque chose une fois dans leurs vies respectives. Oh que oui, elle était une salope. Par contre, il était hors de question qu'elle s'échappe d'ici, il le lui fit comprendre en serrant fermement le poignet de la myrihande. On était chez lui, et il comptait bien fixer les règles. Ils n'en avaient pas fini, pas encore.

Sauf que Baker avait un argument de poids vis à vis de lui. Il avait confisqué le briquet de Jane, mais Edward en possédait un, lui aussi. Une sphère enflammée éclaira tout à coup l'espace, et Andrew devinait bien que ses menaces étaient à prendre au sérieux. Mais il ne pouvait pas lâcher l'affaire, malgré les risques qu'il prenait... autant pour lui que pour Léo (sans oublier la demeure familiale - il préférait ne pas avoir affaire au reste de la famille si toute la bâtisse finissait en cendres... quoi que s'il en mourait, de toute manière). Alors il lâcha son poignet, oui, mais pour aller serrer ses doigts autour de sa gorge.

-J'éviterais de faire ça, à ta place, ou je lui brise les cervicales.
Entre ses doigts, Andrew sentait Jane gesticuler pour se débattre et se défendre, et la flamme grossissait à mesure qu'elle se débattait, mais il tenait bon, ces années d'entrainement n'avaient pas été vaines, il avait pour le moment l'avantage physique sur elle. On n'a pas fini notre conversation, encore.

Andrew faisait références au "on n'a pas fait que ça" prononcé par Edward. Léo devait découvrir le vrai visage de Jane, c'était le but (enfin, le but, à la base, était qu'il ne sache rien, mais la donne avait changé), et pour ce faire, il fallait que tout soit dit. Après... Non, les myrihandes ne s'en tireraient pas indemnes pour autant, mais cette fois, peut-être le chasseur bénéficierait-il de la complicité de celui qui ne voulait plus être son meilleur ami.


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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Sam 15 Aoû - 21:49

Jane & Edward & Andrew & Leopold
Sur l'absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté.
Quand Leopold demandait à Jane si elle avait couché avec Edward, il espérait plus que tout que ça ne soit pas le cas, qu’elle allait lui affirmer qu’elle n’avait rien fait avec lui. Il avait envie de l’entendre lui dire qu’Andrew était devenu dingue et qu’il racontait n’importe quoi. A choisir, vraiment, en cette seconde, Leopold préférait que cela soit Andrew qui mente. Le chasseur avait clairement une dent contre la jeune femme, il avait envie qu’il n’ait prononcé ces paroles que pour les séparer, mais que cela ne soit pas vrai. Qu’elle n’ait pas couché avec Edward et surtout, qu’elle ne soit pas enceinte de lui. Leopold préférait mille fois perdre son meilleur ami que sa femme, celle à qui il avait confié le cœur et qui était en train de lâchement l’écraser. Malheureusement, les mots que l’âme sœur de sa femme prononça ne lui permirent en rien de calmer ses doutes. Ils avaient fait pires que ça ? Vraiment ? C’était possible de faire pire sérieusement ? Le jeune homme ne quittait pas Jane du regard, il attendait une réaction de sa part. Encore une fois, il avait le mince espoir qu’il ne dise pas la vérité (s’il avait eu connaissance de cette potion, il n’aurait clairement pas eu d’autre choix que de se rendre à l’évidence), il ne pouvait évidemment pas faire confiance aux paroles de Baker. Il y avait de forte chance pour que le jeune homme se contente de lui dire ça afin de mettre un peu plus de poudre à la situation. Non, Léo n’accordait aucun crédit aux paroles d’Edward Baker.

Cependant, il en accordait à Jane. Et quand elle reprit la parole, ce fut comme si son cœur s’arrêtait soudainement de battre. Elle ne niait pas, bien au contraire. Elle se contentait d’affirmer qu’elle était une salope qui s’était foutu de sa gueule et qu’elle avait l’intention de sortir d’ici. Le jeune homme ne bougea pas d’un cil, alors qu’elle s’approchait de la porte et qu’Andrew l’empêchait de quitter la cave de sa maison. Il continuait d’observer l’endroit où Jane se trouvait quelques secondes avant, comme s’il voyait encore son fantôme. Elle n’avait pas nié, aucun propos que les deux autres hommes se trouvant dans cette cave avaient prononcé. Elle ne lui avait pas répondu clairement à sa question et elle n’avait pas cherché à contredire les paroles de son âme sœur. Cela ne pouvait signifier qu’une seule chose, elle se foutait vraiment de sa gueule. Ce qui se passait autour de lui importait guère à Leopold, il n’avait même plus vraiment le sentiment d’être présent dans la pièce. Jane tentait de partir, Andrew la retenait et Edward ne manquait pas d’y aller de ses menaces. Ce ne fut que quand le chasseur retourna la situation en attrapant le cou de la jeune femme que Léo reporta son attention sur eux. Ils n’avaient pas terminé leurs conversations non…

« Qu’est-ce que vous avez fait ? » Demanda-t-il d’une voix sans timbre, mentionnant évidemment ce qu’Edward avait sous-entendu plus tôt. Les yeux du jeune homme ne quittaient pas Jane, alors que la boule de feu continuait de grossir. Et puis son regard se tourna vers Baker, dont il attendait autant une réponse. Il commençait à croire qu’il serait plus propice à parler (ce qui était clairement le cas au vu du sort du Sorcier). « On s’est mariés, ton mariage n’est qu’une grande farce. »

Répondit l’âme sœur de Jane sur un ton de défi.

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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Sam 15 Aoû - 22:27



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V

oilà des jours, des semaines, peut-être (elle n'avait plus la moindre notion du temps) que Jane espérait trouver une issue, un moyen de s'échapper de s'enfer. Mais, finalement, elle n'aurait pas dû formuler un tel voeu, car il se réalisait de la pire manière qu'elle aurait pu imaginer. Les portes de son enfer personnel s'ouvraient sur un enfer pire encore. Jane n'avait pas la force de vivre ça, pas maintenant, pas comme ça. Tout ce qu'elle voulait, c'était quitter cette cave obscure, sortir de là, respirer un autre air que celui de cette pièce humide et saturée, retrouver la lumière de la lune, ou alors celle du soleil (elle ne savait plus même si on était le jour ou la nuit). Après, après seulement, elle pourrait parler à Léo, avouer puisqu'il était temps d'avouer, mais elle ne voulait pas le faire comme ça. Quand elle avait promis à Edward de le quitter, ce jour même où les Hellsing avaient mis la main sur elle, Jane avait pensé qu'elle saurait amener les choses avec plus de... douceur, dirons nous. Il n'y avait pas de façon simple de quitter quelqu'un, mais elle aurait voulu protéger Léo. C'était tout l'inverse qui était en train de se dérouler. Et elle y contribuait, bien évidemment. Car, braquée, elle ne se sentait pas capable de faire preuve de douceur et de diplomatie, elle se sentait prise au piège, et pas seulement d'Andrew, qui venait de serrer fermement ses doigts autour de sa gorge, emprise douloureuse dont elle n'arrivait pas à se détacher. Edward la mettait aux pied du mur, en proie, pour une fois, à une sincérité qu'il aurait dû plus que jamais, jeter aux oubliettes, lui aussi la piégeait. Et Léo aussi, à sa manière. Elle avait le sentiment qu'elle allait étouffer, et ce n'était pas seulement parce que le chasseur attendait la moindre occasion de l'étrangler, indifférent à cette sphère enflammée qui gagnait en ampleur à mesure que la pression augmentait, et ça n'allait pas s'arranger.

Léo réclamait la vérité, toute la vérité, cette vérité qui se dissimulait dans les mots prononcés tantôt par son âme soeur qui, au lieu de se raviser comme la prudence l'aurait clairement exigé, révéla tout d'un bloc la pire révélation qu'il restait encore à faire (oui, pire encore que le fait qu'elle soit enceinte d'Edward). Les yeux de Jane dérivèrent en direction du sol au moment de cette révélation, incapable qu'elle était de soutenir le regard de son faux mari, incapable d'assister au spectacle de sa violente désillusion. C'était tout ce qu'elle avait toujours craint. Elle était en train de le briser tout entier. Et elle ne pouvait plus faire marche arrière, non. À quoi bon, il fallait qu'il sache. Il ne servait à rien de mentir à ce stade. Autant qu'il sache. Et autant qu'il la haïsse. Oui, il fallait qu'il la haïsse. Elle préférait le savoir en colère que désespéré (quoique les deux n'étaient pas incompatibles). Les yeux baissés, il était plus simple de feindre l'indifférence, les yeux baissés, personne ne pouvait voir ses yeux se parer d'un voile d'humidité.

-Edward est venu me voir avant la noce, et on a demandé au chef du village de nous marier, c'est la vérité.
déclara-t-elle, tentant de calmer les tremblements de sa voix, espérant qu'y transparaisse un peu de froideur. Je ne t'ai jamais aimé Léo, je me suis servie de toi, c'est tout.

La vérité n'était pas si simple, mais elle voulait le forcer à y croire. Ça lui ferait peut-être mal sur l'instant, mais il s'en remettrait plus rapidement que si elle admettait l'aimer tout de même, au-delà de tout ce qu'elle lui avait fait subir, mais être incapable de ne pas aimer son âme soeur. Il serait libre de la maudire et surtout, il ne reviendrait plus jamais vers elle. Il serait libre. Libéré d'elle. Elle aurait voulu pouvoir faire autrement...


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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Sam 15 Aoû - 22:59

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Edward avait vraiment le sentiment de se retrouver bloqué dans une situation délirante. Il avait retrouvé Jane, elle était juste là, mais c’était encore le bordel. Le chasseur n’avait visiblement aucune envie de laisser sa proie s’en aller et les menaces du myrihande du feu ne changèrent rien. Bien au contraire, les mains du jeune homme s’enroulèrent autour du cou de Jane et Edward ne pouvait clairement rien faire pour lui venir en aide. Ce qu’il détestait vraiment, il ne supportait pas de se retrouver en position de faiblesse. Le jeune homme parvenait difficilement à calmer sa colère et sa peur, cela se ressentait dans la boule de feu qui était encore présente. Il ne pouvait évidemment pas la lancer sur Andrew sans craindre de toucher Jane, ou que ce dernier ait le temps de lui tordre le cou. Autant dire qu’ils auraient l’air vraiment fin tous les deux, morts. Baker détestait vraiment cette situation, surtout qu’elle n’allait pas s’arranger. Il rongeait son frein, les dents plus que serrées, quand Leopold reprit la parole. Le regard d’Edward se tourna sur celui qui était officiellement l’époux de Jane, mais qui s’était surtout fait avoir sur toute la ligne. Le jeune homme voyait bien, en grande partie grâce à la boule de feu qui éclairait la pièce, que son rival était plus que troublé. En même temps, ce n’était pas étonnant au vu de la situation. Et Edward ne savait même pas pourquoi il avait autant parlé, pourquoi il avait à ce point voulu dire la vérité à Leopold. Quand ce dernier demanda ce qu’ils avaient fait, encore une fois Baker était incapable de se retenir. Il résistait pourtant, il n’avait aucune envie de prononcer les mots qui arrivaient dans son esprit, mais il ne put se retenir et il parla. Il mentionna le mariage qui l’unissait à Jane, alors que s’il avait eu toute sa tête il se serait contenté de nier. Mais qu’est-ce qu’il lui arrivait bordel ?

Les yeux d’Edward faisaient la route entre Leopold et Jane. Il espérait obtenir une occasion de libérer son âme sœur, pour qu’ils puissent se casser tous les deux de cet endroit. Ces derniers jours avaient été plus que difficile pour le jeune homme, il espérait retrouver un semblant de vie. Même si tout allait changer à présent. Puisque Leopold connaissait la vérité, il était clair que la situation allait être complètement différente. Jane reprit la parole, expliquant un peu plus la situation à celui qui avait cru être son mari, sans manquer d’enfoncer encore plus le couteau dans la plaie. Edward fut incapable de retenir un léger sourire en coin en l’entendant dire qu’elle ne l’avait jamais aimé et qu’elle se contentait de se servir de lui. Il savait parfaitement que c’était faux (même si ça l’aurait arrangeait personnellement que ça soit vrai), mais il aimait penser que Leopold allait le croire. Et au vu de l’expression dévastée qui s’installa sur son visage, il gobait tout. Un silence pesant s’installa après les mots de Jane, jusqu’à ce qu’il reprenne la parole.

« Tus les… »

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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Sam 15 Aoû - 23:32



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our tout dire, Andrew n'était pas vraiment rassurée par cette boule enflammée que les deux myrihandes qu'il maintenait pour le moment encore captifs, pouvaient contrôler à leur guise. La pression physique qu'il exerçait sur la gorge de Jane faisait manifestement son petit effet, mais allez savoir combien de temps cela allait durer... En attendant, le chasseur ne lâchait pas prise, ni n'en avait l'intention. Quand bien même ce moment serait difficile pour Léo, quand bien même Andrew savait que la situation devait forcément le faire souffrir, il avait l'intention de poursuivre, car Léo souffrirait bien moins sitôt qu'il aurait pris conscience de qui était la femme qu'il avait épousé et qu'il pourrait passer à autre chose... Enfin, la "femme qu'il avait épousé"... apparemment, même ça, c'était une immense mascarade. Andrew n'avait jamais douté du fait que Jane soit une créature vicieuse, indigne, et une salope de premier ordre, mais tout de même, il ne s'était pas attendu à cela. Jamais il n'aurait cru qu'elle et son "âme soeur" avaient poussé le vice aussi loin. Comme quoi, les myrihandes n'étaient jamais qu'une vermine tenace, nocive aux humains. Léo en avait la preuve formelle, à présent.

Ce qu'avait fait Jane était tout bonnement innommable et tout autant impardonnable. Si cela ne tenait qu'à lui, Andrew lui aurait tordu le cou, là, tout de suite, mais il ne voulait pas que cela soit de son initiative, cela devait venir de Léo. Quoi que ce dernier puisse en penser, le chasseur avait fait cela pour lui. Il lui avait ouvert les yeux, un tel processus, au vu des circonstances, ne pouvait pas ne pas être douloureux. Mais au moins était-il efficace. Un léger sourire s'afficha sur le visage d'Andrew quand le jeune homme lui ordonna de les tuer. Enfin, il avait comprit, et rien ne pourrait lui faire plus plaisir, c'est certain, il ne demandait qu'à s'exécuter, et à les exécuter, par la même. Il resserra plus fermement ses doigts autour du cou de Jane. La suite fut rapide. La taille de la boule de feu amplifia encore, puis, finalement, fila dans sa direction, frappant son bras. Andrew lâcha prise pour éteindre les flammes qui menaçaient de lui dévorer le bras, il sut les éteindre, même si sa peau avait été largement brûlé, c'était à présent du reste de la cave que les flammes voulaient apparemment se nourrir. Aucun doute, Andrew, qui pensait avoir les choses en main dans tous les sens du terme, venait de perdre entièrement le contrôle de la situation. Jane avait filé et s'était rapprochée d'Edward. Andrew n'avait toujours pas l'intention de les laisser filer, mais dans cette cave qui prenait feu, face à deux myrihandes en pleine possession de leur moyens, avaient-ils la moindre chance de s'en sortir ? Andrew aurait pu y parvenir s'il avait eu une arme quelconque sur lui, mais il revenait de la fête du village, il n'avait pu se permettre de se promener armé, il n'avait sur lui rien qui fasse l'affaire.


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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 16 Aoû - 0:13

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Alors c’était donc à ce point-là ? Quand Leopold avait demandé aux myrihandes ce qu’ils avaient fait, il s’était attendu à tout… mais pas à ça. Que Jane l’ait manipulé, il pouvait aisément le concevoir au final (apparemment elle était enceinte d’Edward alors… enceinte… elle…). Avant leur noce, celle qui les avait unis officiellement, Jane avait donc épousé son âme sœur. Quand elle s’était trouvé à ses côtés devant le chef du village, dans sa robe de mariée, devant leurs familles, elle était donc déjà mariée à son âme sœur. Leopold ne voulait même pas imaginer tous ce qu’ils avaient pu faire ensemble. Quand elle avait décidé de travailler pour les Baker, elle se moquait sans doute de lui. Quand il s’inquiétait pour elle, elle se contentait de le manipuler et de se servir de lui. C’était bien ce qu’elle disait non ? Elle ne l’avait jamais aimé, elle s’était simplement servit de lui. L’humain ne savait plus vraiment quoi ressentir. Il se sentait complètement perdue. Il était dévasté de découvrir que ces derniers mois de sa vie n’étaient qu’une grande farce, il était énervé contre cette fille qui avait osé se jouer de lui. Pendant longtemps (et même après qu’il avait découvert sa tromperie avec Baker - qui n’était pas la seule visiblement - ainsi que son implication dans le décès de son père), il lui avait trouvé des circonstances particulières. Il l’avait toujours défendu contre vent et marré, alors que tout le monde le mettait en garde sur elle. Andrew le premier, il y avait eu Déa également, même Perséphone. Ce fut donc complètement déboussolé que le jeune homme demanda à Andrew (puisque ses paroles s’adressaient exclusivement à lui) de les tuer.

Ce qui se passa ensuite se déroula très rapidement. Leopold observa la scène d’un regard vide, ne comprenait pas tout ce qui était en train de se produire. Andrew avait visiblement tenté de tuer Jane, mais la boule de feu encore présente lui fonça dessus. Le jeune homme fut touché, mais pas seulement. Les flammes avaient commencé à se répandre dans le reste de la cave. Leopold ne bougea pas de son côté pendant tout cet instant, incapable de faire quelque chose. Ce n’était pas pour rien qu’il avait demandé à son ami chasseur de s’occuper des myrihandes, parce qu’il se savait incapable de le faire. Comme il ne pouvait même pas faire un pas pour tenter de ce sortir de cette cave en feu. Il se contentait donc d’observer la scène passivement. Il vit Edward attraper la main de celle qu’il avait tant aimé et qui s’était contenté de le manipuler, afin de tenter de s’enfuir de cet endroit. Et pendant ce temps, Leopold se contentait simplement de tomber à genou sur le sol alors que les flammes prenaient de plus en plus d’emprise dans la cave. Ce n'était pas plus mal finalement, après tout il pouvait bien rester là et ne plus bouger. Se laisser consumer par les flammes, produite par ceux qui avait allégrement écrasé son cœur sur le sol.

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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 16 Aoû - 0:41



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es mots avaient claqué à son oreille avec une violence infinie. Tout d'abord, elle n'avait pas voulu y croire, et pourtant, c'était bien la voix de Leopold qui venait d'ordonner avec une froideur sans pareil à Andrew de les tuer, elle et Edward. Elle avait tout mis en oeuvre pour qu'il la déteste, visiblement, c'était réussi. Jamais, ô grand jamais, elle ne se serait imaginé que le jeune homme serait capable de donner l'ordre de mettre fin à ses jours. Et pourtant, il l'avait fait. Et bien sûr, le chasseur n'en avait pas demandé davantage pour serrer plus fermement ses doigts autour de sa gorge. La douleur était insupportable, et elle dicta son geste bien plus qu'une raison pour le moins émoussée par ce qui venait tout juste de se produire. Jane réalisa à peine que c'était elle qui avait lancé la boule de feu dans la direction du chasseur. En tous cas, l'effet escompté survint, il lâcha immédiatement prise, et Jane s'empressa de s'éloigner d'Andrew avant qu'il n'ait le temps d'esquisser un nouveau mouvement dans sa direction, retrouvant, de façon plus qu'instinctive, Edward. Ce fut quand elle parvint juste à côté de lui, et qu'elle se sentit alors enveloppée d'une chaleur sans rapport avec les flammes qui crépitaient autour d'eux qu'elle prit conscience de ce qui se passait. Andrew, aux prises avec les flammes, faisait de son mieux pour arrêter un feu qui prenait de plus en plus rapidement. Et Léo... Léo, quant à lui, restait immobile, observant la scène sans mot dire, résigné à un sort que Jane était incapable de lui souhaiter, même après qu'il ai expressément et à voix haute commandité sa mort.

Elle fut tentée, un instant, de faire un pas vers lui, renonçant par la même à toutes ses résolutions prises plus tôt, quand elle sentit la main de son âme soeur attraper la sienne, déclenchant dans tout son corps un frisson incroyable, ce simple contact ne suffisait certes pas à palier à ce manque que son absence lui avait fait si cruellement éprouver ces derniers jours, mais c'était malgré tout diablement agréable, et elle fut bien incapable de lâcher cette main qu'elle serra, au contraire, plus fermement dans la sienne tandis qu'ils tentaient de se frayer un chemin vers la sortie. Andrew tenta de les arrêter, mais une barrière de flammes ne tarda pas à faire barrage entre lui et les deux myrihandes. La voie était libre, ils avaient pu franchir la porte. Ils pouvaient très bien, à présent, se contenter de fuir et laisser les deux humains être consumés par les flammes... Mais non. Si le sort d'Andrew Hellsing indifférait complètement Jane, et qu'elle serait ravie de le voir périr par le feu, elle ne pouvait pas en dire autant de Léo. À travers la porte entrouverte, elle observait le spectacle d'une déchéance qu'elle n'accepta finalement pas. Elle parvint, au final, à se concentrer finalement fort pour que les flammes se réduisent à une étincelle inoffensive qui vint mourir sur le sol de la cave, avant de refermer la porte derrière elle, tout en prenant soin de la verrouiller, pour leur laisser, à elle et à Edward, le temps de s'enfuir.


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Message#Sujet: Re: Sur l’absence sans désir. Sur la solitude nue. J'écris ton nom. Liberté [pv Ed, Léo & Andrew]   Dim 16 Aoû - 1:22

Jane & Edward & Andrew & Leopold
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Visiblement, les mots de Jane avaient eu l’effet voulu sur Leopold qui demanda à son ami chasseur de les tuer. Edward se serait bien épargné cet instant, il n’avait qu’une envie c’était de sortir de cette cave et de cette maison. Sauf que maintenant, Hellsing tentait clairement de les tuer. Edward sentit la pression des doigts d’Andrew sur le cou de Jane, c’était plus que désagréable et son souffle ne manqua pas de se couper en même temps. Mais le jeune homme n’osait rien faire, il avait tellement peur que la boule de feu qui se trouvait encore là fasse du mal à Jane. Cependant, ce fut elle qui l’utilisa. La scène se déroula rapidement, alors qu’elle touchait Andrew avec le feu et qu’elle parvenait à s’extraire de son emprise. Edward sentit immédiatement la chaleur caractéristique de la proximité de son âme sœur, cette chaleur qui lui avait tant manqué pendant cette longue période où elle était captive. Mais ce n’était pas le moment de se reposer sur ces détails, ils devaient agir vite. Baker était bien tenté d’en finir avec les deux hommes se trouvant dans cette pièce (qui commençait à être ravagée par les flammes), mais il avait surtout envie de sauver leurs peaux. Ce n’était pas le moment de faire n’importe quoi. Edward attrapa donc la main de celle qui était son épouse, profitant une seconde de cette sensation caractéristique de leurs corps se touchant. Encore une fois, ils n’avaient pas trop de temps pour tout ça. Ils devaient trouver un moyen de s’enfuir et se frayer un chemin vers la sortie, ce qu’ils parvinrent à faire. Ils avaient passé la porte et ils n’avaient plus qu’à fuir donc, mais Jane ne le suivit pas. Leurs mains ne s’étaient pas lâché, mais Jane s’était arrêtée dans leur course.

« Bordel Jane, dépêche-toi on doit se casser ! »

Edward se montrait sans aucun doute trop dur (il aurait sans nul doute prononcé les mêmes mots sans la farce du Sorcier), mais il n’avait aucune envie de rester trainer dans le coin. Qu’ils crèvent tous les deux, cela lui était clairement égal. Malheureusement, il n’avait pas besoin de ressentir les sentiments de Jane pour comprendre qu’elle n’avait aucune envie de les laisser (le laisser plutôt) mourir dans les flammes de cette cave. Il se contenta donc d’attendre qu’elle éteigne le feu par la force de ses pouvoirs et qu’elle verrouille la porte, pour leur laisser le temps de s’enfuir. Maintenant que c’était fait, ils n’avaient plus aucune raison de rester. Attrapant de nouveau la main de Jane, il reprit donc la route afin de sortir de cette maison avant que les autres Hellsing ne rappliquent. Edward ne réfléchit même pas une seule avant de savoir vers où aller, chez lui. Il voulait mettre le plus de distance entre eux et ces chasseurs barges. Et tant pis pour l’avis de Jane, il n’en avait vraiment que faire actuellement. Il souhaitait simplement la protéger, maintenant qu’il avait pu la retrouver. Et quand ils passèrent la porte de chez lui, la première chose qu’il fit, se fut de la prendre dans ses bras. La serrer contre lui et profiter pleinement de toutes les sensations que le contact de leurs corps lui procurait. Elle était de retour, enfin…

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