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 La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)

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Message#Sujet: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Jeu 29 Oct - 11:10

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Quand on y pensait un peu, la vie de Lena était somme toute parfaitement banale et par moment, ennuyeuse. Mais la jeune femme avait une vision des choses suffisamment particulière, pour ne pas se soucier de ce genre de détail. Si elle passait tous les soirs de la  semaine à faire la même chose, ça ne la dérangeait pas plus que cela. Parce qu’elle se contentait de faire ce dont elle avait vraiment envie, elle profitait de la vie à pleine dent, elle mordait dedans sans ménagement. La sirène n’allait pas commencer à vouloir faire quelque chose de son existence, à vouloir rendre son passage sur Notre Terre utile ou autre. Ce qu’elle voulait, c’était simplement vivre comme elle l’entendait et sans se soucier de ce que les autres pouvaient bien penser d’elle. Autant dire qu’elle était devenue maîtresse en la matière, puisqu’elle profitait de sa vie comme jamais. Evidemment, il y avait parfois quelques ombres au tableau, comme cette histoire avec Eponine. La jeune femme était la seule qui avait vraiment un intérêt pour la sirène et on en pouvait pas dire que ces derniers temps, les choses furent très simple entre les deux amies. Outre le fait que l’humaine était maintenant au courant de sa nature et par conséquent de son mensonge, elle sortait surtout avec un Hellsing. Lena avait confiance en sa meilleure amie bien sûr, elle savait qu’elle ne parlerait jamais de sa nature à son petit-ami, mais quand même. Elle n’aimait vraiment pas l’idée qu’Eponine puisse fréquenter quelqu’un capable de tuer les créatures, alors qu’elle était fascinée par eux. Ça ne lui ressemblait vraiment pas, mais elle n’avait pas son mot à dire…

Lena avait donc légèrement besoin de se vider un peu plus l’esprit et elle le faisait comme elle aimait le faire, elle sortait et elle prenait dans ses filets des hommes (et femmes) qui avaient besoin d’un peu de compagnie. Ou plutôt, qui croyait avoir besoin d’un peu de compagnie. Elle ne manquait pas, dès qu’elle le pouvait, de faire usage de ses pouvoirs afin que les personnes qu’elle désignait comme cible tombent dans ses filets. Elle n’acceptait pas le refus de toute façon, sa fierté en prenait un trop grand coup quand c’était le cas. Alors, elle s’arrangeait du mieux qu’elle pouvait (et elle était très douée pour cela), afin que ça n’arrive pas. Lena avait l’intention de le faire ce soir-là, alors qu’elle marchait tranquillement dans la rue en direction de la taverne dans une tenue affriolante. Son corps était son atout, elle le mettait évidemment en valeur. Mais alors qu’elle marchait, son chemin croisa la route d’une connaissance qu’elle aurait apprécié éviter ce soir-là.

« Bonsoir Cael ! »

Elle afficha un large sourire à l’adresse du fé, qu’elle connaissait bien. En même temps, l’homme était ami avec ses parents et elle le connaissait du coup depuis qu’elle était toute gamine. Elle l’aimait bien, Cael était quelqu’un de très agréable, cependant il y avait des moments où Lena aimait moins le croiser. Quand elle avait l’intention de profiter de sa soirée comme elle savait si bien le faire par exemple. Parce qu’il avait la même vision de la situation que ses parents et qu’elle n’aimait pas les remontrances.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Sam 31 Oct - 8:24


La pudeur est la ruine de la courtisane
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es derniers temps, Cael se trouvait une passion soudaine pour les promenades nocturnes. Non pas qu'il ne lui soit jamais arrivé d'en faire auparavant, mais pas si fréquemment, dans tous les cas, car le village n'était pas des plus sûrs une fois la nuit tombée (et malgré ses pouvoirs de fée, Cael n'était pas à l'abri d'une mauvaise rencontre dont il ne saurait se défendre), et que l'homme était d'un naturel prudent, tout simplement. Mais au diable l'imprudence, dernièrement, sa vie jusque-là bien rangée et qu'il aimait comme telle malgré des défauts évidents s'était vue bouleversée au point qu'il avait du mal à rester enfermé chez lui. Il avait besoin de marcher, de sortir, de prendre l'air pour réfléchir, ou justement, arrêter de réfléchir. En soi, tous ces bouleversements n'étaient pas un mal. Ils donnaient un nouveau sens à son existence, un sens qu'elle n'avait peut-être pas eu jusque là, mais ce n'était tout de même pas des plus simple à assimiler. Se découvrir une fille, comme ça, tout à coup, près de quatre ans après sa naissance, et retrouver un ami que l'on pensait disparu il y a plus de seize ans, c'était positif, oui, mais désarmant, et ça ne vous donnait pas vraiment envie de demeurer coincé chez vous un bouquin près de la cheminée pour seule distraction. Alors, fourrant ses mains dans les poches de sa veste, Cael avait choisi de cheminer dans quelques ruelles, parmi, tout de même, les plus sûres et les plus fréquentées du village. Alors qu'il avait déjà fait plusieurs mètres, il croisa le chemin d'une jeune femme qu'il connaissait bien. Cael appréciait beaucoup Lena, c'était une jeune femme intelligente, avec laquelle il était plaisant de parler. L'homme déplorait seulement des moeurs... pour le moins douteuses. Il n'y pouvait rien, il ne pouvait s'empêcher, avec elle, de jouer aux père la morale, et cette fois-ci ne devait pas faire exception.

-Bonsoir Lena,
lui dit-il d'un ton cordial, dans un léger sourire. Comment vas-tu ? Il était curieux de sa réponse à cette question, oui. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu la jeune femme, il était peut-être temps de rattraper le temps perdu... Quoique Cael avait le sentiment que la sirène avait d'autres plans pour sa soirée. C'est une tenue pour sortir, ça ? D'accord, ça ne le regardait pas, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il n'avait pas son mot à dire, c'est vrai, pas du tout, mais tout de même, c'était un commentaire qu'il n'avait pas su s'épargner. C'est un peu court, non ?

Il parlait d'un ton plaisantin, mais il le pensait tout de même. Lena avait une vie dissolue, et l'homme aurait largement préféré qu'elle se range, trouve quelqu'un, et cesse de courir les tavernes pour rentrer au bras d'un homme ou d'une femme qui ne la satisferait vaguement que le temps d'une nuit.




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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Mer 18 Nov - 12:56

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Lena appréciait sincèrement Cael, elle le connaissait depuis qu’elle était toute petite. C’était sans doute le souci maintenant, elle le connaissait depuis qu’elle était une gamine innocente et cette enfant avait bien changé au fil des années. La jeune femme n’était pas sans ignorer ce que l’homme pouvait bien penser de ses mœurs un peu trop… douteuses à son goût. Il pensait exactement comme ses parents, ce n’était pas étonnant qu’il s’entende si bien avec eux d’ailleurs. Quand elle le croisait, Lena avait un peu le sentiment de croiser son propre père. Quoi que les remarques qu’il lui faisait étaient toujours prononcées sous le ton de la plaisanterie. Après s’être inquiété de son état, il lui fit une remarque sur sa tenue. La sirène se mit à sourire, trouvant cela amusant. Parce qu’elle ne prenait pas ombrage de ses remarques, puisqu’elle n’avait aucune intention de les suivre. Cael avait beau être l’un de ses proches, il pouvait dire ce qu’il voulait, elle ne changerait pas d’attitude. Lena baissa son regard sur sa jupe, effectivement courte, mais vraiment pas trop à ses yeux.

« On dirait mon père quand tu dis ça. » Lui signifia-t-elle avant de reprendre sur le même ton plaisantin. « Tu n’aimes pas ? » Elle leva les bras, faisant même un tour sur elle-même pour faire profiter la vision de sa tenue au fé. Non, elle n’était quand même pas au stade de séduire Cael. Elle avait des mœurs bien légères, mais elle ne ferait jamais une telle chose. Il lui arrivait quand même de se poser quelques limites, avec certaines personnes qui le méritaient vraiment. « Elle fait sensation pourtant. »

Bien sûr, la jeune femme faisait cette remarque simplement parce qu’elle savait parfaitement ce que Cael pensait de sa façon de vivre. Il vaudrait mieux qu’elle se pose, qu’elle trouve quelqu’un pour se ranger vraiment et sans doute fonder une famille. Ce n’était pas pour elle, ce n’était vraiment pas la vie dont elle rêvait. Quoi que puisse penser ses parents, ou encore Cael, elle n’avait aucune intention de se poser et d’avoir une vie plus « saine ».

« Je me porte à merveille. »
Ajouta-t-elle finalement pour enfin répondre à la première question de Cael. « Et toi ? »

Elle se posait vraiment la question, parce que cela faisait quand même un moment que leurs routes ne s’étaient pas croisées. La sirène aurait aimé que ça se passe dans d’autre circonstance, quand elle n’avait pas envie d’aller « pêcher », mais puisqu’elle l’avait devant elle, elle n’avait pas l’intention de perdre cette occasion. Ils pouvaient bien discuter quelques minutes, avant qu’elle ne reprenne la route qui allait la mener tout droit dans les bras d’un homme ou d’une femme, pour le reste de la soirée. Il était rare qu’elle croise Cael en pleine nuit en plus, il était plus du genre à terminer ses soirées près du feu qu’à faire des sorties nocturnes. Elle se demandait bien ce qui pouvait le pousser à sortir donc.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Jeu 19 Nov - 17:54


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ael n'était pas franchement surpris que la jeune femme le compare à son père. C'était l'un des grands soucis de Cael, manifestement, il était naturellement un père poule qui n'avait pas eu l'occasion d'en être un pour de vrai (ou du moins qui pensait ne pas avoir eu l'occasion de l'être jusqu'à il y a peu de temps de cela) : Lena, Owen, Nessa, ils étaient autant de preuves de cet instinct paternel exacerbé, et il n'y pouvait rien. Il avait un tempérament altruiste, et il s'inquiétait à l'excès pour ses petits protégés... Et comme il avait été élevé selon des codes sociaux stricts et spécifiques, il n'en était jamais sorti. Jouer les pères la morale, c'était devenue une habitude chez lui, presque autant que de respirer, alors il ne palliait pas à ses habitudes, et même s'il ne pouvait pas vraiment se permettre d'exiger quoi que ce soit de son interlocutrice, il apprécierait quand même qu'elle prenne pour de bon sa vie en main au lieu de parader et de papillonner d'une personne à l'autre sans jamais se fixer. Et évidemment, Lena ne manqua pas de le provoquer, faisant un tour sur elle-même pour qu'il puisse bien constater combien elle était provocante. Oh ça, il voulait bien croire que cette tenue fasse sensation, elle était objectivement très séduisante (et oui, objectivement, car Cael avait de loin passé l'âge de lorgner sur les petites jeunes... même si certains ne s'en privaient visiblement pas, quel que soit leur âge), mais ce n'était vraiment pas le genre de tenue qu'elle devrait porter. Elle avait ses pouvoirs de sirènes pour prendre le dessus sur n'importe quel séducteur lourdingue. Mais il aimerait bien la voir prendre en main sa vie, et se poser. À ce moment là, elle n'aurait plus besoin de se pavaner en tenues affriolantes pour se sentir exister, sa vie serait moins superficielle, et ce serait beaucoup mieux ainsi.

-Un jour tu comprendra que ces futilités ne te conviennent pas.
répliqua-t-il, ne pouvant s'empêcher d'en rajouter une couche au passage, quand même. Comme si le message avait plus de chance de passer en le répétant, alors que la demoiselle était on ne peut plus bornée. Si tu pouvais t'en rendre compte rapidement. Il poussa un soupir. Avec elle, c'était comme faire la morale à un arbre, pas le moindre intérêt. Au moins lui apprenait-elle aller bien, et il avait le sentiment qu'elle ne mentait pas, ce qui le rassurait, bien évidemment, car au-delà de ses reproches sur sa tenue vestimentaire, il se souciait tout simplement de sa personne, et espérait qu'elle se portait au mieux. Elle lui retourna la question. Et il fit au mieux pour lui répondre sincèrement, même si lui-même ne saurait trop définir son ressenti actuel. Je vais bien... Il ne savait qu'ajouter de plus, parler de Zoile ou de Joachin lui semblait se lancer dans une discussion trop alambiquée. Où est-ce que tu vas ?

Non parce que dans cette tenue, hein... Bon, d'accord, il fallait qu'il lâche l'affaire.


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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Sam 12 Déc - 0:09

Cael & Lena
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Cael avait vraiment l’art de jouer les papas poules avec Lena. La jeune femme ne lui en voulait pas trop (tant qu’il se contentait de lui prodiguer des conseils sans aller plus loin, ça lui allait), elle trouvait ça amusant d’ailleurs. Elle prenait bien mieux les remarques du fé que celles de son propre père d’ailleurs, sans doute parce qu’elle n’avait aucun lien du sang avec lui. Elle pouvait se contenter de l’écouter d’une oreille, pour vite laisser partir tout cela de l’autre. Cela devait agacer l’homme, mais c’était comme ça, elle n’avait pas l’intention de se ranger comme Cael aimerait bien la voir faire. A ses yeux, il était sans doute préférable qu’elle se pose et qu’elle arrête de papillonner de cette manière d’homme en homme (ou femme d’ailleurs). Mais ce n’était pas sa façon de vivre, la jeune femme n’avait aucune envie de se ranger de la sorte. Elle aimait sa vie telle qu’elle était actuellement, elle ne cherchait aucun autre bonheur. Elle se sentait heureuse comme ça, elle ne voyait pas l’intérêt de vivre autrement. Peut-être qu’un jour, elle allait avoir envie de changer, comme signifiait Cael, mais ce n’était pas prêt d’arriver encore à ses yeux. Lena n’arrêtait pas de sourire alors que le fé reprenait son discourt de moral, affirmant qu’un jour elle allait se rendre compte que les futilités de la sorte n’allaient plus lui convenir.

« Je m’en rendrais peut-être compte un jour oui. » Répondit-elle sans perdre son sourire. « Sans doute quand j’aurais ton âge. »

Elle ne voulait pas spécialement l’agacer, elle se contentait simplement de prendre les choses à la légère comme d’habitude. Elle savait parfaitement ce que Cael pensait de sa façon de vivre, elle n’avait pas besoin de l’entendre encore et encore lui rabâcher la même chose. En tout cas, ça ne servirait à rien. Lena n’avait pas besoin de changer puisqu’elle allait bien et elle espérait que le fé allait le comprendre. Il ne pouvait quand même pas douter une seconde de son honnêteté quand elle lui affirmait aller très bien. Et quand Cael répondit qu’il allait bien, Lena se permettait un peu plus de douter. Elle voyait bien qu’il n’avait pas l’air au meilleur de sa forme, mais en même temps elle ne pouvait pas savoir si cela venait de quelque chose ou d’elle. Surtout qu’il ne manqua pas de lui demander où elle se rendait. La sirène arrivait à lire dans l’esprit de l’homme, mais ça ne l’empêchait pas de sourire.

« Je me rends à la taverne. »

Et elle osait s’imaginait parfaitement la réaction de Cael. Autant dire qu’il n’allait pas apprécier qu’elle se rende à la taverne dans cette tenue, mais c’était bel et bien l’objectif de sa soirée. Elle s’était habillée comme cela parce qu’elle avait l’intention de séduire quelqu’un et pas forcément avec ses pouvoirs de sirène. Elle n’avait pas besoin d’une telle tenue, mais c’était quand même agréable de voir les regards se poser sur elle.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Dim 13 Déc - 12:32


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ael savait bien que ses leçons de vie à l'adresse de Lena tomberaient toujours dans l'oreille d'une sourde, et pour cause, outre le fait que la jeune femme avait son fort caractère, il n'avait aucune réelle légitimité auprès d'elle. Il est vrai que, malgré sa tendance à jouer les pères la morale avec elle, il n'était justement ni son père, ni une quelconque figure d'autorité auquel elle avait le devoir d'obéir et la mission d'écouter. Alors oui, il pouvait lui conseiller autant qu'il le voulait de s'assagir, ce n'était pas pour autant qu'elle déciderait d'entendre un jour ce qu'elle avait à lui dire. Un jour, prétendait-elle tout de même. Quand elle aurait son âge, quoi. Cael ne se formalisa pas de cette remarque. Ce n'était pas comme s'il allait s'offusquer d'avoir l'âge qu'il avait. À vrai dire, il se préférait dans sa vie d'adulte (même s'il y avait beaucoup perdu, à commencer par son frère) que dans la vie décousue qu'il avait pu avoir dans sa prime jeunesse, même s'il n'avait clairement jamais eu un train de vie tel que celui de Lena. Même à l'époque, s'ils s'étaient connus au même âge, il n'aurait pas pu le cautionner. Ce n'était tout simplement pas dans sa mentalité, et il ne pensait pas que qui que ce soit puisse vraiment se satisfaire d'un tel train de vie. Ce n'était qu'une illusion, de la poudre aux yeux. Lena méritait d'être aimée, non pas désirée, et de mener une vie paisible. Enfin bon... Une fois encore, il n'avait pas son mot à dire. Il savait pourtant pertinemment qu'il fallait qu'il cesse de jouer les moralisateurs avec tous ceux à qui il tenait, il n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui, et d'ailleurs, il ne sut de nouveau pas s'empêcher de tenir ce rôle quand elle lui apprit se rendre à la taverne. À la taverne, dans cette tenue. Difficile de se méprendre sur ce qu'étaient ses intentions.

- Hum... mieux vaut que je m'abstienne de tout commentaire, n'est-ce pas ?
Mais, évidemment, il n'allait pas réussir à tenir sa langue et ne se priverait pas de commenter tout de même. Il n'y pouvait rien, ce n'était même pas pour se montrer désagréable avec Lena, il était juste incapable de la regarder faire ces choix de vie là et de les accepter. Mais si tu veux boire un verre et ne pas te ruiner, il y a un excellent hydromel chez moi.

Bref, il lui proposait une soirée pépère chez lui (en tout bien tout honneur, précisons-le, Lena n'avait pas la moindre pensée du genre pour son interlocutrice, au contraire) plutôt qu'une nuit de débauche à la taverne. Allez savoir pourquoi, il présumait d'avance qu'elle l'enverrait balader, mais ça ne coûtait rien d'essayer. Et Cael, pour sa part, avec toutes les préoccupations qui s'invitaient dans son esprit dernièrement, n'aurait rien contre une conversation un peu cordiale. Il ne lui tiendrait pas rigueur, bien sûr, si elle l'envoyait promener, il imaginait même que cela arriverait fort probablement. Mais sait-on jamais, hein.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Lun 25 Jan - 12:00

Cael & Lena
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Lena avait l’habitude des leçons de moral de la part de Cael, c’était dans ses habitudes. Le fé était quelqu’un de bien plus prude qu’elle, une personne qui ressemblait énormément à son père d’ailleurs. Ce n’était pas pour rien que par moment, la jeune femme était incapable de faire la différence entre eux. Cela ne l’empêchait pas de l’appréciait bien sûr, elle préférait la compagnie de l’homme à celle de son père d’ailleurs puisqu’elle pouvait aisément faire fi des remarques du fé. Il pouvait lui dire ce qu’il voulait, cela ne changerait de la façon de vivre de la sirène. Elle avait un peu plus de mal à faire de même avec son propre père, ou sa mère d’ailleurs. Enfin, cela ne changeait pas spécialement de toute façon. Elle entendait souvent des remarques et sa vie était quand même la même. Elle n’avait pas envie de changer, elle voulait profiter de chaque instant comme elle l’entendait. Si sa vie pouvait sembler décousue, ce n’était pas un souci pour elle, bien au contraire. C’était de cela qu’elle avait besoin. Lena était incapable de s’imaginer tomber amoureuse et vouloir se poser avec quelqu’un, elle ne comprenait vraiment pas les personnes comme cela. Il n’y avait rien de mieux dans la vie que de profiter de la vie elle-même justement.

Le sourire de Lena s’agrandit quand Cael affirma qu’il était mieux qu’il s’abstienne de faire tout commentaire, maintenant qu’il savait qu’elle se rendait à la taverne. Elle savait parfaitement ce qu’il pensait. Ce n’était pas raisonnable de sa part de se rendre à la taverne dans une tenue comme celle-ci, si courte. Mais en même temps, la sirène se doutait que l’homme voyait clair dans ce qu’elle avait l’intention de faire. Ce n’était pas simplement pour boire un verre qu’elle se rendait à la taverne, elle avait bien l’intention de rentrer en très charmante compagnie (celle d’un homme ou d’une femme, cela lui était bien égal au final, tant que la personne était à son goût). Lena se doutait bien que l’homme qu’elle avait sous les yeux allait avoir du mal à se contenir et d’ailleurs, il ne manqua pas de l’inviter à venir boire un verre d’hydromel chez lui.

« Tu sais bien que je ne me rends pas à la taverne que pour boire. » Lui affirma-t-elle sans perdre de son sourire. La boisson n’était qu’un détail dans son projet de soirée, mais la jeune femme se doutait bien que Cael lui proposait cela justement pour l’éloigner de la taverne. Elle pourrait simplement l’envoyer balader, mais en même temps elle devait bien avouer qu’elle appréciait un peu qu’il se fasse autant de souci pour elle. Est-ce qu’elle allait changer de vie ? Evidemment non, mais elle pouvait bien briser un peu ses plans pour la soirée. « Mais si cet hydromel est si bon que cela, je veux bien venir le gouter. » Elle marqua une pause, son sourire s’agrandissant encore plus. « Mais tu sais ce que risque de penser les gens à me voir entrer chez toi… dans cette tenue ? »

Ce qui était clairement une erreur. Lena n’avait aucune pensée de ce genre pour l’homme qu’elle avait sous les yeux. Ce n’était pas que par moment elle se fasse un casse-croute d’homme de son âge, mais elle avait une affection trop particulière pour Cael qui l’empêchait de vouloir avoir autre chose.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Lun 25 Jan - 19:03


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ael ne put s'empêcher de grimacer aux propos de Lena. Bon, il n'avait pas son mot à dire ni son opinion à donner sur les choix de vie de Lena, mais il détestait l'entendre se vanter de se rendre à la taverne dans le but d'attirer un partenaire d'une nuit dans son lit, comme toutes les autres nuits, comme si une vie faite de plaisirs courts et éphémères pouvait vraiment constituer une existence digne de ce nom. La sirène était une jeune femme brillante, intelligente, futée, elle avait bien plus à offrir au monde que ce qu'elle semblait penser. Et bien sûr, elle ne s'en rendrait jamais compte si elle poursuivait sur sa lancée, sans prendre le temps de comprendre que l'existence avait beaucoup plus à lui offrir. Enfin, ça, c'était inutile de le lui dire, ce n'était pas comme s'il le lui avait déjà fait remarquer à plus d'une occasion, et c'était même pour cela qu'elle le provoquait si ouvertement, et c'était bien évidemment efficace. Enfin, il ne pouvait pas la retenir d'agir comme elle l'entendait. Elle aurait poursuivi son chemin en direction du bar qu'il ne l'aurait pas empêché et aurait tracé sa propre route. Ceci dit, elle sembla prête à accepter son invitation, et Cael en était ravi. D'autant qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de bavarder tous les deux depuis bien longtemps, et qu'un peu de compagnie ne ferait pas de mal. Il esquissa un sourire amusé à la remarque de son interlocutrice. Le pire, c'est qu'elle n'avait pas tort. Au sein du village, les rumeurs allaient bon train et les gens ne manquaient pas de jaser, mais le fé ne craignait pas spécialement de passer outre les éventuels potins qui pourraient circuler à son sujet. Il n'y prêtait pas garde en règle générale (en même temps, personne ne se souciait de lui, au village, il était généralement plutôt transparent), et les personnes dignes de son intérêt ne le faisaient pas d'avantage.

-Je suis prêt à courir le risque.
répondit-il sans perdre son sourire. Au pire, je te prêterai de quoi t'habiller pour ton retour, tu vas nous attraper une pneumonie, avec tes jambes à l'air. ajouta-t-il, ne manquant pas d'en rajouter une couche pour le plaisir de la charrier. Allez, viens.

Et sur ces mots, il se mit en route pour la mener jusque chez lui. Oui, peut-être que certains allaient jaser, mais ils le feraient très clairement à tort, car si Lena ne pouvait qu'être considérée par tous que comme très agréable, elle n'éveillait pas en lui la moindre pensée lubrique, bien au contraire, il trouverait même outrageant de le penser tant il agissait plus avec elle comme le ferait un père qu'un amant potentiel.

-Alors, qu'as-tu à me raconter, depuis le temps ?
lui demanda-t-il, engageant la conversation alors qu'ils étaient en chemin.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Mer 24 Fév - 20:46

Cael & Lena
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Lena savait parfaitement ce que Cael pensait de sa situation, elle l'avait entendu encore et encore lui affirmer qu'elle valait mieux qu'une vie de débauche comme elle faisait. Mais elle ne prêtait pas (plus) attention aux paroles de l'homme. Ce n'était pas contre lui, elle l'adorait vraiment, mais elle n'avait pas envie de se laisser guider sa vie. La sirène aimait la vie qu'elle menait et elle n'avait pas envie de la changer. Vraiment, ce n'était pas qu'elle ne se sentait pas capable de faire autre chose, elle adorait ça tout simplement. Sa nature faisait qu'elle avait des capacités particulières, elle n'avait pas envie de ne pas les utiliser. Quoi que Cael puisse dire, elle ne changerait rien du tout. Mais cela ne l'empêchait pas de le taquiner un peu dans ce sens, de jouer un peu avec ce détail pour le charrier, mais il le lui rendait bien aussi. Lena apprécia donc de voir la grimace sur le visage du fé quand elle affirma qu'elle ne se rendait pas à la taverne simplement pour boire. L'homme savait parfaitement ce qu'elle y faisait principalement, elle n'y allait pas pour la qualité de l'alcool. Cependant, elle acceptait quand même d'aller boire un verre chez lui, la séparant d'une nuit de débauche pour le moment. Cael pouvait y parvenir pendant un temps, mais il était évident qu'il n'allait pas l'empêcher de le faire tout le temps. Elle aimait sa vie de débauche, c'était comme ça.

Lena apprécia d'entendre Cael affirmer qu'il prenait le risque d'être l'acteur de rumeur, si quelqu'un la voyait entrer chez lui dans cette tenue. Cela ne dérangeait pas la sirène qu'on parle d'elle dans son dos, bien au contraire elle aimait même ça. Elle n'avait aucune envie de se cacher pour sa vie un peu particulière qu'elle menait, elle n'avait pas honte de tout cela. Bien au contraire, elle ne se sentait que mieux dans ce "rôle". Elle sourit de plus belle à la petite réflexion du fé, quand il affirma qu'il pouvait toujours lui prêter des habits afin qu'elle ne tombe pas malade, avec ces jambes découvertes.

« Tu es si prévenant avec moi, j'en ai de la chance. »

Lui répondit-elle simplement, le même sourire sur les lèvres. Elle savait bien que l'homme disait cela pour lui renvoyer la balle, elle appréciait ces petites taquineries. Parce qu'elle savait surtout qu'elle n'allait pas changer quoi que ce soit et que Cael savait qu'il serait bien incapable de la changer. Même s'il en avait vraiment envie, il devait reconnaitre que c'était impossible. Ils se mirent donc en route pour rejoindre la maison de l'homme. Lena attrapa le bras de ce dernier, s'amusant encore plus de la situation, alors qu'il lui demandait ce qu'elle avait à lui raconter sur sa vie depuis le temps.

« Oh, bah tu sais moi, je vie de la routine tu me connais. »
Que pouvait-elle dire de toute façon ? Elle continuait de courir les couches et puis voilà. Bon, elle pourrait peut-être s'étendre sur le fait qu'Eponine sortait avec un Hellsing et que ça ne lui plaisait pas tant que ça, mais ça ne regardait pas Cael. La sirène aimait trop sa meilleure amie pour raconter sa vie à tout le monde, même si ce n'était pas un secret. « Et toi alors ? Arrêtes un peu de t'occuper de ma vie et raconte-moi un peu la tienne. »

Une manière comme une autre de détourner la conversation.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Jeu 25 Fév - 18:35


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael savait pertinemment que ses paroles avaient autant d'impact sur Lena que s'il s'adressait à un mur, mais ne serait-ce que pour le principe, il ne saurait faire autrement que de lui répéter sans cesse ce qu'elle savait déjà, ces mêmes leçons de morale qu'elle écoutait pour mieux les rejeter aussitôt après. Il trouvait dommage pour Lena de faire ce qui pour lui était gâcher sa vie et son potentiel, mais il voulait croire qu'elle finirait par s'en rendre compte d'elle-même, à un moment ou à un autre. Après tout, elle était encore jeune. Il faut bien que jeunesse se passe, comme dit le dicton, il serait toujours temps, à un moment ou à un autre, pour Lena de s'assagir. En espérant qu'elle n'y tarde pas trop tout de même. Il allait épuiser toutes les remarques possibles sur la longueur de ses tenues, à ce rythme. Et il n'aimait pas répéter toujours les mêmes. Déjà qu'il devait passer pour le vieux ronchon de base, autant ne pas trop donner non plus l'impression de radoter. Même si ce devait quand même déjà être le cas. Quoi que, au fond, il aimait encore mieux lui rabacher qu'elle devrait adopter une autre conduite que de parler de lui. Non pas que le fé soit quelqu'un de très secret, mais il n'aimait tout simplement pas évoquer sa propre personne, c'était une chose qui le mettait toujours un peu mal à l'aise. Et en vérité, à considérer ce qu'il y avait de réellement important dans sa propre vie, on ne pouvait pas franchement affirmer qu'il était un parangon de vertu, en dépit des reproches qu'il daignait faire sur son interlocutrice. Son grand malheur était d'être tombé sous le charme d'une femme mariée (et son seul mérite de ne pas avoir invité Dina à l'adultère... quoi que si elle finissait par insister...), son grand bonheur était de s'être découvert le père d'une enfant qui était, au final, ce qu'on pourrait appeler le résultat d'un coup d'un soir, même si c'était une manière dont il refusait absolument de voir les choses, d'autant que Zoile était une bien trop grande source de joie pour lui. Après, il y avait le retour de Joachin, mais il ne pouvait pas vraiment se permettre d'en parler si librement. Au final, il répondit d'abord un Lena par un silence des plus éloquents, qui les poursuivit jusqu'à ce qu'ils arrivent chez lui.

-Tu sais, je ne suis pas certain que ma vie ait de quoi t'intéresser...
répondit-il finalement, sur la réserve, tout en lui offrant de rentrer à l'intérieur et en l'invitant à s'asseoir dans le salon. Pour la peine, il eut tout de même la délicatesse de ne pas lui offrir une tasse de thé mais leur prépara deux verres généreusement remplis d'hydromel. Ce fut en voyant quelques jouets réservés à Zoile traîner sur la table basse qu'il considéra qu'il ne pouvait pas non plus complètement faire comme si de rien n'était. Enfin, sauf si tu souhaites que l'on s'attarde sur ma paternité surprise.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Mar 5 Avr - 10:42

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Si Lena devait s'offusquer à chaque fois que quelqu'un lui faisait la moral, il était clair qu'elle était mal partie. Parce qu'au final, il y avait quand même pas mal de personne qui prenaient la peine de la lui faire, cette morale de bonne conduite. Mais elle ne les écoutait pas, elle n'en avait pas envie et elle n'avait aucune envie de faire quelque chose qu'elle n'avait pas envie (vous suivez ?). Lena appréciait sincèrement Cael, c'était quelqu'un de particulièrement agréable avec qui la jeune femme aimait passer du temps. Il avait ce côté paternaliste qui lui plaisait beaucoup. Lena avait son propre père bien sur, ainsi que sa mère, mais cela ne l'empêchait pas de voir une figure paternel dans le fé. La seule différence, c'était qu'elle avait moins de scrupule à lui faire comprendre vivement qu'elle n'en avait que faire de ce qu'il pouvait bien penser ou dire. Les choses étaient plus délicates avec son père, elle prenait bien plus de gant. Même si au final, le résultat était tout autant le même. Lena écoutait les conseils, mais elle ne prenait pas la peine de les suivre, bien au contraire. Elle ne voyait pas pourquoi des rabat-joie, des "vieux", devraient dicter sa vie alors qu'elle l'aimait telle qu'elle était. Mais bon, elle pouvait, par moment, faire quelques efforts. Elle renonçait bien à une soirée de fiesta en perspective, pour aller boire un verre chez Cael.

L'homme ne lui avait pas répondu alors qu'ils marchaient en directement de chez lui, il ne fit qu'une fois qu'ils furent sur place. Il affirma que sa vie n'avait pas vraiment de quoi l'intéresser. Il était évident que les deux êtres n'avaient pas la même manière de vivre, mais ce n'était pas une raison pour que Lena ne s'intéresse pas à celle du fé. Bien au contraire, si sa vie était si sage et si rangée, elle avait bien envie d'en savoir plus. Juste pour voir. Mais apparemment, elle n'était pas si sage que cela sa vie. Quand elle s'installa dans le salon, Lena ne manqua pas de remarquer les jouets pour enfant qui se trouvait sur la table basse, pendant que l'homme leur servait deux vers d'hydromels (elle était contente de voir ce breuvage et pas une tasse de thé, il fallait bien l'avouer). Cael la devança en affirmant qu'ils pourraient parler de sa paternité surprise. Paternité surprise ? Lena devait bien avouer qu'elle avait un peu de mal à comprendre.

"Tu es père ?" Demanda-t-elle en confirmation, même si la réponse était assez évidente en réalité. "Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu as mis l'une de tes conquêtes d'un soir en cloque ?"

Elle demanda ça sur le ton de l'humour, parce qu'elle avait quand même beaucoup de mal à imaginer Cael avoir des conquêtes d'un soir, et pourtant c'était plus ou moins le cas oui.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Jeu 7 Avr - 20:02


La pudeur est la ruine de la courtisane
L

a réaction de Lena ne se fit pas attendre, et elle fut à l'image de ce que Cael avait imaginé la concernant. Oui, c'est sûr, de la part du fé, c'était la dernière révélation à laquelle on pouvait s'attendre. Lui ? Se découvrir père ? Il n'était clairement pas le genre d'homme que l'on imagine draguer à droite et à gauche et se complaire dans des coups d'un soir (contrairement à une autre - suivez mon regard). Et pourtant, les faits étaient ce qu'ils étaient, Cael était père, et pourtant, il n'était pas en couple avec sa mère, ni ne l'avait jamais vraiment été. Oui, l'attitude de Lena était parfaitement compréhensible. Et elle n'allait pas être déçue de sa réponse, c'est certain. Car même si Cael ne considérait pas Arseliann comme un "coup d'un soir" (il trouvait l'expression particulièrement réductrice et dévalorisante), il n'avait pas envisagé une histoire sur le long terme, avec elle. Ils s'étaient séduits mutuellement, mais tout avait été clair dès le départ. Une histoire d'amour avec une recluse, ce n'était pas envisageable, tout comme l'intrusion d'un homme dans leur petit cercle fermé de femmes-sorcières. En même temps, questions relations sentimentales, on ne pouvait pas dire que Cael soit un exemple. Pas de coups d'un soir, non, mais des relations qui finissaient toujours par s'achever, et maintenant, une relation plus qu'ambiguë avec une femme mariée - et il n'en était pas franchement fier, même s'il n'avait pas choisi. En tous cas, c'est sûr que sa crédibilité de donneur de leçon de morale vis-à-vis de Lena en prenait un coup, avec cette histoire. Elle allait la lui ressortir souvent, sans doute. Mais en même temps, il ne pouvait pas lui cacher une chose pareille. Elle finirait bien par l'apprendre. Elle préférait que ce soit de sa part plutôt que de celle de quelqu'un d'autre.

-Ça remonte à il y a quatre ans. Sa mère m'avait caché l'existence de notre fille. Elles ne vivent pas au village, je l'ai découvert complètement par hasard...


Il n'ajouta rien de plus. Il ne voyait pas vraiment d'autre manière de résumer la situation, au final. Même si ce résumé ne révélait pas grand chose. Le comment du pourquoi n'avait plus grande importance aux yeux de Cael, quoi qu'il en soit. Ce qui comptait, c'était Zoile, et le rôle de père qu'il cherchait à adopter malgré les difficultés (nombreuses) qu'il rencontrait. Il ne changerait le passé pour rien au monde, vraiment rien. Parce que sa fille avait comblé un manque à sa vie. Sauf qu'il craignait à présent qu'elle en disparaisse aussi vite qu'elle y était apparue. Avec les Milford, on n'était jamais sûr de rien, et il n'était pas vraiment certain que ce mode de vie puisse véritablement convenir à Zoile, par ailleurs.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Ven 13 Mai - 20:51

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Si Lena avait eu des rumeurs de la paternité de Cael, elle ne l’aurait pas cru. Et pourtant, alors qu’elle se trouvait chez lui, la jeune femme découvrait qu’il était vraiment père. Et le pire dans tout cela, c’était qu’il ne l’avait pas su de suite. En même temps, la sirène osait croire que si le fé avait su directement qu’il était père, elle aurait été mise dans la confidence. Cael était père, c’était complètement dingue. En soit, Lena trouvait que c’était une bonne nouvelle pour l’homme. La jeune femme savait parfaitement qu’il avait un côté paternel avec beaucoup de personne – dont elle – un peu trop par moment. D’ailleurs, elle ne se retenait pas de lui affirmer. Le fé était fait pour être père, alors c’était sans doute le moment pour lui d’en avoir un. Et au moins, il s’était épargné les premières années casse pieds d’un gosse (bon, Lena n’était peut-être pas bien objective et Cael ne voyait surement pas la situation comme elle). Dans tous les cas, Cael était donc père. L’homme expliqua un peu plus la situation à la sirène. La jeune femme se demandait bien qui était la mère de la gosse, pour qu’elle ne vive pas au village. A sa connaissance, il n’y avait pas grand monde qui osait vivre à l’extérieur des lignes du village en dehors de certaines créatures. Mais bon, Cael ne rentra pas dans les détails et au final, ce n’était pas vraiment ce qui intéressait le plus Lena.

« J’y crois pas ! » Lança-t-elle plus fortement que précédemment, avant de reprendre rapidement. « Bon, je suis contente pour toi c’est cool. » La jeune femme se doutait que c’était une bonne nouvelle pour le fé, même si ce n’était vraiment pas le genre de chose qui plairait à Lena. Mais à la différence de Cael, elle ne risquait pas de se découvrir une maternité surprise – quoi qu’elle n’était pas à l’abri de tomber enceinte, mais elle ferait en sorte de régler le problème à sa manière. « Mais… comment tu peux me faire la moral alors que t’es pire que moi ! » Elle disait cela sur le ton de la plaisanterie bien sûr. Elle n’en voudrait jamais à Cael de jouer au père avec elle, même si par moment il était quand même bien trop insistant. Mais comme ça n’allait rien changer à son mode de vie, il pouvait bien continuer autant qu’il le voudrait. « Je te signale qu’avec toutes mes conquêtes, je n’ai jamais procréé moi ! »

Et des conquêtes, elle en avait quand même eu un certain nombre. Au point que la sirène n’était même pas capable d’établir une liste des personnes avec qui elle avait partagé sa couche. Elle s’en souvenait bien sûr de certain, ceux qui l’avaient marqué, mais elle serait incapable de tous les citer. Et malgré tout cela, la sirène n’était jamais tombé enceinte, il n’était jamais arrivé le moindre accident. Ce qui était une très bonne chose à ses yeux.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Sam 14 Mai - 12:03


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael comprenait sans mal la surprise que son interlocutrice affichait. C’était bien normal, après tout, il lui apprenait sa paternité alors que la jeune femme ne lui connaissait pas de partenaire (pour cause, il n’en avait pas), d’une enfant née il y a un moment en définitive, le tout annoncé par l’homme qui ne cessait – bien que gentiment – de lui donner des leçons de morale et de bienséance. Le fé ne pouvait pas franchement lui reprocher de réagir ainsi, même s’il aurait préféré obtenir d’elle une réaction différente. Des félicitations tardives et c’est tout, ça lui aurait suffi, plutôt que de se voir confronté à ses propres contradictions. Mais une fois encore, il l’avait bien cherché. S’imposer en parangon de vertu auprès de la jeune sirène, le tout pour lui apprendre ensuite qu’il avait un enfant lâché dans la nature, et qui était par ailleurs le fruit d’une histoire d’une nuit, qui n’avait jamais connu de suites (enfin, elle l’aurait pu, ceci dit, mais c’était sans compter sur la famille Milford et tout ce que celle-ci avait de particulière. Qu’il ait fini par découvrir l’existence de son propre enfant, c’était finalement presque un miracle en soi), c’était un peu l’hôpital qui se fout de la charité, c’est certain. Bref, évidemment, Lena ne manqua pas de lui faire remarquer qu’il était difficilement bien placé pour lui donner des leçons, sachant qu’elle-même, et en dépit du nombre conséquent de ses aventures (contrairement à celles de Cael, qui se comptaient au final sur les doigts d’une seule main), n’avait jamais eu de polichinelle dans le tiroir. D’un autre côté, avoir eu la décence d’esprit de se protéger convenablement quand on enchaînait autant de partenaires qu’elle, ce n’était aux yeux de Cael pas tant un motif de fierté que la moindre des choses. Enfin…

-Peut-être que c’est ce qu’il te faudrait, justement.
affirma-t-il, un léger sourire au coin des lèvres, ne commettant pas l’erreur de la contredire (ce serait faire preuve d’une considérable mauvaise foi). Fonder une famille. Te stabiliser.

Bon, il recommençait. D’un autre côté, pour découvrir si tardivement lui-même les joies de la paternité, il trouverait regrettable que Lena n’envisage jamais vraiment de devenir mère. Certes, chacun ses goûts et ses envies, et elle était encore jeune. Ceci dit, elle approchait de la trentaine, malgré tout. À cet âge, ce n’était pas si rare… À son âge, Cael nourrissait déjà l’espoir de fonder une famille… avant de finir par penser que cela n’arriverait jamais. Cael était convaincu que, si elle devait devenir mère un jour, Lena serait une maman exceptionnelle. Encore faudrait-il parvenir à la convaincre de la même chose. D’un autre côté, qu’elle tombe enceinte accidentellement, sans l’avoir voulu, n’arrangerait pas les choses. Déjà parce que, la connaissant, elle chercherait certainement à remédier à ce… problème. Ensuite, parce que ce n’était pas forcément de cette manière que son enfant serait épanoui, comme Cael lui-même, en père tardif, doutait de savoir apporter à Zoile tout ce dont elle pouvait avoir besoin.


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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Mar 21 Juin - 11:43

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Lena savait parfaitement qu’elle aurait pu réagir autrement à la nouvelle que Cael venait de lui apprendre, mais elle ne serait pas elle si elle réagissait comme tout le monde. Elle était sincèrement heureuse pour le fé, elle savait qu’il était du genre à vouloir une grande famille et fonder quelque chose de solide, ce que le destin ne lui avait pas vraiment permis. Ce n’était pas pour rien qu’il avait tendance à se comporter comme un père avec les jeunes gens qu’il côtoyait, comme elle, il avait l’âme d’un père. Alors sincèrement, Lena était heureuse pour Cael et elle se doutait que c’était vraiment une très bonne nouvelle pour lui. Sauf qu’elle ne pouvait quand même pas s’empêcher de mettre en avant le fait qu’il lui fasse souvent la morale (à juste titre mais bon), alors qu’il avait visiblement une vie assez dissolue aussi. Bon, la sirène ferait quand même preuve d’une grande mauvaise foi si elle osait comparer sa situation avec celle du fé, qui n’avait vraiment pas une vie comme la sienne. Cela l’étonnerait beaucoup d’apprendre que Cael accumulait les conquêtes comme elle. Sa fille devait simplement être un accident de parcourt, tout simplement. Le genre d’accident que Lena était bien contente de ne pas vivre de son côté. Quoi que puisse en penser le fé d’ailleurs.

« Fonder une famille ? Moi ? » Demanda-t-elle sur le ton de la plaisanterie après les propos de Cael, ne prenant pas mal le fait qu’il recommence avec ses leçons de morales. En même temps, c’était comme ça que Lena appréciait le fé. Et puis, ça se saurait si elle prenait la peine de suivre les conseils ou remarques que l’homme pouvait bien lui faire. Cela ferait longtemps qu’elle aurait arrêté son train de vie et qu’elle aurait une vie stable et particulièrement ennuyeuse. Non, elle ne se voyait vraiment pas un jour fonder une famille. Si en soit l’idée de se stabiliser et de finir par tomber amoureuse n’était pas si impossible que ça à son esprit – même si elle n’allait pas s’amuser à l’affirmer haut et fort – elle n’irait pas jusqu’à imaginer qu’elle puisse avoir un jour des enfants. « Tu ne t’adresses vraiment pas à la bonne personne. »

Elle ne souhaitait pas le rembarrer trop violement, mais il ne fallait pas qu’il commence à s’imaginer des choses non plus. Lena ne deviendrait jamais mère et si jamais elle devait avoir un accident du même genre que Cael, elle s’arrangerait pour remédier au problème afin que ça n’arrive pas. De toute façon, c’était bien mieux pour tout le monde. Lena ne voulait même pas imaginer la pauvre vie d’un gamin s’il devait l’avoir pour mère, il était préférable que ça n’arrive jamais.

« Bon racontes moi un peu alors. »
Maintenant qu’elle savait que Cael était père, la jeune femme devait bien avouer qu’elle était quand même un peu curieuse. « Comment s’appelle ta fille ? Et comment ça se passe avec elle ? »

Ça ne devait sans doute pas être évident avec la situation dans laquelle ils se trouvaient.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Mer 22 Juin - 21:24


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael savait bien que, quoi qu'il puisse dire ou penser, il n'aurait de toute façon pas la moindre influence sur les choix de vie et les décisions de Lena. Elle était une grande fille, et elle pouvait bien mener sa vie comme elle l'entendait. Il était sans doute trop fermé d'esprit sur ce point, convaincu qu'il était que le bonheur de tout chacun devait forcément passer à un moment ou à un autre par le fait d'avoir une famille. Comme si cela pouvait être si simple, comme si toutes les personnalités étaient faites de la même manière. Évidemment, il existait autant de destins que de caractères sur cette terre, et c'était vraiment une excellente chose. Il faut de tout pour faire un monde, comme on dit. Peut-être voyait-il en Lena quelqu'un qu'elle n'était définitivement pas, et devait tout simplement se faire une raison. Ce n'était pas parce qu'elle préférait mener une vie dissolue qu'on devait plus la juger qu'une autre, mais c'est ainsi, Cael était vieux jeu, et il y avait de bien faibles chances pour que cela change. Au moins admettait-il qu'il ne pourrait pas changer le point de vue de Lena sur la vie. Il espérait bien un jour pouvoir lui faire remarquer qu'elle avait eu tort, mais en attendant, tant qu'elle ne se mettait pas en danger et qu'elle était heureuse, le fé pouvait bien s'en contenter. Même si, paternaliste comme il était, il ne pouvait jamais s'empêcher de vouloir mettre son grain de sel dans la moindre situation, ne manquant jamais la moindre occasion d'outrepasser son rôle. Un rôle qu'il n'était pas supposé tenir de base pour elle puisqu'ils n'avaient réellement aucun lien de paternité. Aussi, il préféra ne pas insister davantage, et daigna parler un peu plus de Zoile, même si ce n'était pas encore un sujet des plus simples à aborder.

-Elle s'appelle Zoile et... ça se passe bien, je crois.
Il le croyait, oui, car ils s'étaient encore trop peu vus malheureusement pour forger réellement un lien aussi fort que celui qui devait unir un père et sa fille. Cael se sentait heureux en compagnie de sa fille quand il avait le bonheur de la garder, mais pour l'heure, il ne pouvait chercher qu'à l'apprivoiser petit à petit tout en acceptant que, chaque fois qu'elle passait le pas de sa porte, il ne saurait pas quand il lui serait donné de la revoir. C'est compliqué. Sa famille est particulière, je la vois moins souvent que je ne le voudrais. Mais c'est une fille vraiment adorable. Tu auras peut-être l'occasion de la voir, un de ces jours.

Même si Cael avait pris pour habitude de s'isoler pour le moment quand il était avec Zoile, avant tout parce qu'il ne voulait pas envenimer la situation avec les recluses en exposant trop leur dernière née.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Ven 22 Juil - 14:08

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Lena préférait largement qu’ils changent de sujet. Non pas qu’elle n’appréciait pas quand Cael jouait les papas poules avec lui, elle savait parfaitement comment il était, mais juste elle n’avait pas envie de devoir lui dire encore une fois qu’il rêvait en pensant qu’elle pouvait se ranger comme il l’aurait voulu. Le fé était particulièrement vieux jeu, pour lui il fallait une vie de famille pour être heureux. Selon sa vision du monde, la sirène devait normalement finir par s’installer avec un homme qu’elle aimerait et fonder une famille en sa compagnie. Sauf qu’il y avait un hic là-dedans, Lena ne pensait vraiment pas qu’elle était capable d’aimer un jour et encore moins d’avoir envie de fonder une famille. A quoi bon ? Elle n’aimait pas les gosses de toute façon. Ce n’était vraiment pas ce qu’elle désirait pour sa vie, elle préférait se contente de s’amuser le plus possible. Bon, la jeune femme ne pouvait pas non plus prédire son avenir et ce qui allait arriver dans son existence. Elle n’était pas à l’abri que les faiblesses de l’amour frappent à sa porte un jour, mais elle ne les attendait vraiment pas. Elle était une sirène après tout non ? S’ils avaient le pouvoir de séduire les autres personnes, ce n’était pas pour rien. Du moins, elle ne pensait pas que c’était anodin. Elles pouvaient séduire les autres, alors Lena n’avait pas l’intention de s’en passer. Et elle adorait trop les contacts de la chair des autres pour s’arrêter là. Elle ne changerait donc pas d’avis et Cael ne changerait pas sa vision de la vie, donc ils se trouvaient encore une fois dans une impasse. Autant qu’ils parlent d’autre chose et il y avait un sujet parfait.

L’enfant que Cael s’appelait donc Zoile et ça se passait bien. Du moins, c’était ce que le fé croyait. Lena n’avait pas besoin d’être devin pour comprendre que la situation était quand même un peu bizarre. Bon en même temps, rien que le fait que l’homme n’ait pas été tout de suite au courant de sa paternité en disait long sur la situation particulière dans laquelle il se trouvait. Cael précisa un peu plus son propos, en affirmant qu’il ne pouvait pas autant voir sa fille qu’il le voudrait. Lena lui adressa un sourire, qui se voulait confiant et compatissant. Même si la sirène n’était pas faite pour la vie de famille, elle savait que ce n’était pas le cas de Cael. L’homme jouait les papas avec beaucoup de personne après tout, il avait un caractère paternaliste. C’était son truc d’être père et il aurait peut-être été plus simple qu’il le soit complètement.

« J’aimerais beaucoup la rencontrer. » Même si Lena se doutait quand même que ce n’était pas si évident que ça, puisque la famille de l’enfant semblait particulière. « J’espère que tu pourras bientôt la voir bien plus que maintenant. »

Et effectivement, si elle pouvait la voir au passage, ça lui ferait énormément plaisir. Même si elle n’était pas fan des enfants, elle pouvait faire un effort pour Cael.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Ven 22 Juil - 23:17


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael adressa un sourire sincère à Lena en réponse à ses propos. Il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle n'aurait pas tenu ce genre de propos avec tout le monde. Avec beaucoup, elle n'en aurait sans doute eu que faire. Si Cael espérait que un jour, la sirène parviendrait à se caser et à se construire une véritable relation avec une autre personne, ce n'était pas pour autant qu'il la voyait un jour mère de famille avec une poignée de marmots. Un jour, oui, cela viendrait peut-être, mais pour l'heure, il est certain que sa fibre maternelle n'était pas bien développée. Elle n'aimait pas particulièrement les enfants, en somme, mais elle prenait la décision de faire un réel effort, et le fé voulait croire la jeune femme sincère quand elle affirmait qu'elle apprécierait de rencontrer Zoile. Pas seulement comme lorsque l'on fait ce genre de déclarations par pure et simple politesse, mais tout simplement parce qu'elle le pensait réellement. Elle ne serait peut-être pas la maman idéale dans l'immédiat, mais il était convaincu qu'elle pouvait vraiment être bien en présence d'un enfant, du moment qu'il ne lui appartenait pas. Et il était quasiment certain que Zoile adorerait Lena si elle devait faire sa connaissance. Certes, la voie que cette-dernière avait choisi, de même que la plupart de ses décisions de vie, n'étaient de loin pas ce que Cael espérait la voir emprunter, elle n'était pas l'exemple qu'il aimerait voir sa fille suivre, mais au-delà de ça, si elle modérait son langage (et adaptait sa tenue pour quelque chose d'un peu moins court ?), elle pouvait vraiment lui plaire.

-Je l'espère aussi
, répondit Cael quand Lena affirma espérer qu'il ait très vite l'opportunité de voir Zoile plus souvent. Malheureusement, il ne pouvait qu'espérer, pas vraiment faire grand-chose pour obtenir gain de cause. Bien sûr, il pouvait se battre pour la demoiselle, et il l'aurait sans doute fait si elle n'avait pas passé quatre ans de sa vie sans connaître son existence, mais maintenant, il était bien obligé d'admettre que ce ne serait pas une bonne chose pour elle que de bouleverser trop lourdement ses habitudes. Et que pouvait-il vraiment faire en se confrontant aux recluses. Oui, espérer était sa seule option. Et elle n'avait rien de bien engageante. La prochaine fois que je la verrai, je te la présenterai, je suis sûre qu'elle sera contente de faire ta connaissance.

De voir du monde, de découvrir la vie sous un angle différent que celui que les Milford avaient adopté et défendaient corps et âme, de rencontrer de nouvelles personnes qui n'appartiennent pas au cadre restreint de la famille des sorcières, tout simplement. Ce n'était pas fait, c'est certain, d'autant qu'il ne savait vraiment pas quand, comment, et dans quelles circonstances il reverrait la chair de sa chair, mais il comptait bien faire de son mieux pour que cela soit le plus tôt possible.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Lun 5 Sep - 15:39

Cael & Lena
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Quand Lena affirmait à Cael qu’elle espérait qu’il puisse voir sa fille plus souvent que maintenant, que la situation s’arrange pour lui, elle le pensait vraiment. S’il était évident que la sirène n’avait pas l’intention de devenir mère un jour (quoi qu’un jour peut-être, mais elle ne pensait pas vraiment que ça allait arriver), elle savait pertinemment que c’était quelque chose qui ressemblait bien au fé devant elle. Après tout, l’homme avait l’habitude de se comporter comme un père avec de nombreuses personnes. Preuve en était des remarques qu’il lui faisait sur sa tenue, qu’il ne jugeait pas assez digne pour sortir. C’était bel et bien des propos qu’un père pourrait affirmer à sa fille, que le propre père de Lena avait déjà dû lui affirmer plus d’une fois. Mais comme Cael, Lena ne prenait pas la peine d’écouter les propos de son paternel. Oh, elle l’aimait, mais elle ne pensait pas qu’il puisse avoir son mot à dire sur sa vie. Tout comme le fé n’avait rien à dire sur la sienne. Il ne se gênait pas pour juger la situation, mais il était évident que Lena n’allait pas changer sa façon d’être et de faire simplement parce que Cael le lui demandait. Au contraire, elle trouvait ça quand même un peu amusant d’y aller contre en plus. Mais bon, en soit, la jeune femme se disait que si Cael avait une vraie fille à sa charge, il allait peut-être être moins exigeant à son encontre. Non pas qu’elle n’aimait pas qu’il lui apporte de l’attention – elle adorait être au centre de l’attention – mais elle devait bien avouer que par moment, elle aimerait qu’il pense à autre chose que la manière dont elle était habillée quand ils se voyaient. Et au passage, la jeune femme devait bien avouer qu’elle avait hâte de pouvoir rencontrer la chair de la chair du fé.

« Et je serais contente de faire la sienne ! » Affirma-t-elle, vraiment sincère. Elle l’était oui, parce qu’elle devait bien avouer qu’elle avait envie de rencontrer la fille de Cael. En soit, la jeune femme n’avait jamais eu d’affection particulière pour les enfants, mais il n’y avait pas de raison pour que la sirène ne s’entende pas avec Zoile. Et puis, ce n’était pas comme si elle devait se la coltiner constamment. Elle pouvait passer un peu de temps avec elle avant de la laisser à son père. Elle pouvait faire quelques efforts pour les enfants, mais à petite dose quand même. « Je suis sûre que j’ai tout un tas de truc à lui apprendre à cette petite. »

Lança-t-elle alors, pleine d’enthousiasme, même si elle faisait évidemment exprès pour taquiner un peu l’homme sous ses yeux. En même temps, l’air mutin qu’elle affichait ne laissait pas de place au doute, elle n’était pas vraiment sérieuse. Parce qu’évidemment, la jeune femme ne pouvait pas s’empêcher de sous-entendre qu’elle avait des choses que Cael n’appréciait pas vraiment à apprendre à la jeune fille. Ce qu’elle ne ferait pas, elle n’était pas comme ça quand même.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Lun 5 Sep - 21:58


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael sourit sincèrement quand son interlocutrice affirma qu'elle serait heureuse de faire la connaissance de Zoile. Il avait envie de croire qu'elle ne disait pas cela uniquement pour lui faire plaisir, mais parce qu'elle voulait vraiment faire la rencontre de la petite fille qui était en train de changer sa vie, qui en faisait déjà quelque chose de radicalement différent, qui l'avait fait passer du père de cœur au père tout court, qui avait donné un nouveau sens à sa vie. Il avait comme dans l'intuition que les enfants n'étaient pas forcément le truc de la jeune femme, mais qu'elle pourrait faire l'effort pour lui, tout simplement. Il ne lui demandait pas de passer des heures avec elle, mais de se réjouir de son bonheur, tout simplement. Son sourire se changea néanmoins en moue réprobatrice quand Lena affirma qu'elle avait plein de chose à apprendre à sa fille. Il pourrait prendre cette remarque avec gratitude, mais il savait pertinemment qu'il y avait des leçons de vie, les siennes, qu'il préfèrerait qu'elle s'épargne de donner à sa progéniture... déjà que cette dernière recevait une éducation assez... hors normes, pour ne pas dire contestable par certains aspects, auprès des Milford. Évidemment, elle disait cela pour le chercher et le charrier, mais malgré tout, il espérait bien qu'elle ne mettrait pas ses paroles à exécution... Malgré tout, il parvint à esquisser un nouveau sourire, même si une désapprobation toute paternelle se lisait encore dans le regard du fé, qui prenait comme souvent les choses bien trop sérieux, y compris les plaisanteries qui étaient pourtant clairement présentées comme telles. Il avait sans doute un vrai travail à faire à ce sujet, mais ce n'était pas pour tout de suite, de toute évidence.

-Tu n'es pas obligé de tout lui apprendre non plus
, affirma-t-il alors d'un ton qu'il aurait voulu un peu plus détendu. Puis finalement, dans une esquisse de sourire, conscient du fait que son comportement était sans aucun doute excessif, il se permit d'ajouter : Au fond, ce n'est pas plus mal que je ne la vois pas si souvent, je serais vraiment le contraire de permissif, avec elle.

C'était sans doute vrai, effectivement, il ne pouvait dire le contraire, il n'empêche tout de même qu'il regrettait réellement de devoir attendre après l'approbation d'Arseliann pour pouvoir passer du temps avec la chair de sa chair, cette vie qui passait dorénavant avant elle alors qu'il n'avait pas eu le loisir de la voir grandir et évoluer. Il ne serait sans doute pas un père idéal, il avait encore beaucoup de choses à apprendre pour tenir convenablement ce rôle (même s'il était un père de substitution pour bon nombre de personnes, c'est vrai), mais il en avait l'envie, et cette envie était brimée par les circonstances. Même quand il essayait d'en parler avec douceur et légèreté, ce n'était pas si simple.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Ven 4 Nov - 17:20

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Le sourire de Lena se fit encore plus grand en voyant la moue de Cael après sa remarque et plus encore, quand il affirma d’un ton plus léger qu’elle n’avait pas besoin de tout lui apprendre. Cael n’avait rien à craindre, la sirène se contentait surtout de le charrier et de le taquiner quand elle lui avait fait cette remarque. Il était évident que Lena n’avait pas l’intention de tout apprendre à cette enfant, en même temps elle était bien trop jeune pour ça quand même. Si la sirène adorait profiter de la vie comme elle le faisait, elle n’avait pas non plus envie d’ouvrir des cours de « vie » à la débauche comme elle. Le fé se rendait bien compte qu’elle plaisanter, Lena le savait, mais elle le connaissait assez pour savoir que quand même, il espérait qu’elle n’allait pas mettre ses remarques à exécution. La jeune femme considérait qu’elle avait donc réussi son coup, en souhaitant taquiner le fé. Elle savait parfaitement à quel point, par moment, il avait un peu trop tendance à être coincé. C’était quelque chose qu’elle appréciait chez lui, même s’il en abusait quand même trop parfois. Et quand il était question de sa fille, Lena était persuadée qu’il était encore plus sensible. Il avait l’habitude d’être un père de substitution pour beaucoup, il ne pouvait pas s’empêcher de se comporter comme un père avec tout le monde. Mais là, on parlait de sa fille, sa fille à lui.

« Ne t’en fais pas, je sais être sage. »
Affirma-t-elle dans le but de rassurer Cael, qu’elle imaginait assez bien se faire des films quand même. Lena n’était pas sérieuse, du moins pas comme elle avait voulu le faire croire. Elle pouvait très bien décider d’apprendre des choses à la petite du fé, mais évidemment pas des « mauvaises » choses. Et puis, elle avait envie de la rencontrer, pas de jouer trop aux baby-sitters non plus, il ne fallait pas trop lui en demander. « Et je suis certaine que tu as un comportement tout à fait normal pour un père. »

Lena avait envie de rassurer un peu Cael, qui venait quand même de dire qu’il valait mieux qu’il ne la voit pas trop souvent. C’était idiot bien sûr, il ne pouvait pas le croire pour de vrai. Même si, bien sûr, elle ne pouvait pas non plus le contredire quand il affirmait qu’il serait le contraire de permissif. De ce qu’elle connaissait du fé, il allait forcément être un père un peu trop rigide. Mais en même temps, c’était là le rôle d’un père. Même si Cael serait du genre à en faire trop sans doute, mais c’était dans son caractère ça.

« Si tu veux mon avis, d’après ma grande expérience dans ce domaine. »
Bon, elle n’avait aucune expérience, mais c’était une façon de dire. « Je pense que le seul moyen d’être un bon père et de faire les choses bien pour ses enfants… c’est de les aimer tout simplement et d’être là pour eux. »

Lena s’étonnait elle-même de ces sages paroles.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Sam 5 Nov - 10:20


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael afficha un air sceptique quand son interlocutrice quand elle affirma qu'elle savait être sage. En vérité, il le pensait en effet. Ou en tout cas, si elle lui promettait de se tenir à carreaux en présence de Zoile, il la croirait. Ce n'était pas pour rien s'il s'était attachée à la jeune fille, s'il ne voyait qu'en elle une jeune femme superficielle, sans profondeur, il n'aurait pas tant plaisir à discuter avec elle. Il savait qu'elle avait clairement plus à offrir que ce qu'elle pouvait bien laisser paraître parfois. Et c'était pour cette raison, d'ailleurs, qu'il se permettait d'être à ce point moralisateur avec elle. Sans ignorer que ses leçons entreraient sans doute dans une sourde oreille, il avait envie de penser qu'avec le temps, Lena s'assagirait. Sans rien perdre de son caractère pétillant, bien sûr, mais on ne peut rester volage toute sa vie, si ? En tout cas, le fé voulait bien la croire quand elle affirmait pouvoir se tenir sage, et en avait l'intention d'ailleurs, du moins envers sa fille. Il lui faisait confiance. De toute façon, il n'avait pas non plus l'intention de lui infliger d'interminables heures de baby-sitting. Déjà qu'il n'avait que peu d'occasions de voir Zoile, quoi qu'il en soit (à moins que la situation ne change avec les recluses, mais Cael ne se faisait pas beaucoup d'illusions à ce sujet, à vrai dire), il avait bien l'intention de passer ce temps en sa compagnie, la présenter à la limite à d'autres, sans pour autant leur infliger sur le long terme une compagnie qui pouvait finir par devenir agaçante (même les enfants les plus éveillés et les plus adorables - et sans la moindre objectivité, c'était ainsi que Cael voyait sa fille - peuvent finir par vous taper sur le système). Il esquissa un léger sourire quand Lena affirma que son comportement était tout simplement celui d'un bon père. Il n'en était malheureusement pas convaincu, pour sa part. Il n'avait eu de cesse que de jouer les pères de substitution, comme pour compenser l'absence d'un enfant dont il ignorait pourtant l'existence, et il avait malgré tout le sentiment de ne pas être prêt, l'impression de griller singulièrement les étapes.

Lena ajouta, et de sa part, de telles perles de philosophie n'étaient pas si courantes (non pas parce qu'elle n'en était pas capable mais sans doute plus parce qu'elle n'en avait pas envie), se référant à une expérience inexistante, ça va de soi (plus tard, qui sait), qu'au final, être un bon père, c'était simplement aimer son enfant et être là pour lui. En ce qui concerne la première étape, il semblait au point effectivement. Il adorait sa fille, comme si elle avait fait partie de sa vie depuis sa naissance. Pour la seconde, ce risquait fort d'être un combat de tous les instants, car les Milford n'étaient certainement pas aussi conciliantes que ce que lui-même prenait le soin d'être.

-Tu as raison, tu sais être sage, parfois,
observa-t-il dans un sourire. Tu n'as sûrement pas envie d'entendre ça. Mais il le lui disait quand même, peu importe. Mais tu serais vraiment une excellente mère si tu décidais de le devenir un jour.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Lun 2 Jan - 14:47

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Lena n’avait au final aucune expérience dans le domaine, contrairement à ce qu’elle venait de dire mais elle savait que Cael ne la prendrait pas au sérieux de toute façon, mais elle ne pensait pas trop se tromper en disant que la seule chose que l’homme pouvait faire pour être un bon père, c’était d’aimer sa fille et d’être le plus présent pour elle possible. Lena ne pouvait que se reposer sur sa propre relation avec ses parents, qui même s’ils passaient leur temps à critiquer sa façon de vivre l’aimaient énormément. Lena le savait, elle savait qu’ils l’aimaient comme elle les aimait. Cela ne les empêchait pas par moment de se prendre la tête – presque tout le temps en ce moment et ça n’allait surement pas s’arranger parce qu’elle n’avait aucune envie d’avoir une vie plus posée un jour – mais au moins ils s’aimaient et c’était le principal. Lena savait qu’elle pourrait toujours compter sur ses parents, quoi qu’il puisse lui arriver. Elle espérait que ça allait être de même pour Cael, elle ne pouvait qu’espérer le meilleur pour lui. Il méritait vraiment d’avoir une vie agréable en compagnie de sa fille, même si ça n’était pas bien facile non plus apparemment. Mais Lena ne pouvait qu’espérer que les choses allaient s’arranger, que le fé allait parvenir à créer une vraie relation avec sa progéniture. L’enfant méritait d’avoir un père comme Cael et le fé méritait d’avoir une fille à aimer. Une vraie fille, une qui avait un lien du sang avec lui et pas seulement l’une de ces personnes nombreuses que l’homme avait tendance à materner parce qu’il avait un manque dans sa vie. Un manque qui allait être comblé maintenant.

La jeune femme afficha un sourire amusé quand Cael affirma qu’elle savait effectivement être sage par moment. Lena le pensait oui, mais ça ne voulait pas dire qu’elle voulait avoir une vie sage comme la plupart des personnes. Elle n’en donnait peut-être pas l’air, mais elle savait réfléchir et tout ce qu’elle faisait été parfaitement réfléchit. La jeune femme leva volontairement les yeux au ciel, dans un geste un peu trop soutenu sans doute pour être naturel, mais c’était pour que son père de cœur le voit bien, quand Cael revint à la charge avec une éventuel maternité de sa part. Franchement, la sirène ne savait pas du tout s’il disait vrai, si elle pouvait être une bonne mère si elle déciderait de l’être un jour. Et pour l’heure, elle n’avait vraiment aucune envie d’y penser, même pas une seconde. Elle n’avait aucun désir d’enfant. Peut-être un jour, elle ne pouvait pas non plus mentir en affirmant qu’elle n’aurait jamais envie d’avoir des enfants, mais ce n’était pas du tout d’actualité pour le moment.

« Arrête avec ça. » Dit-elle, d’un ton léger qui n’était évidemment pas dans le but de faire le moindre reproche au fé. « Il ne faut pas trop que tu rêves tu sais, je n’aurais pas d’enfant. »

Bon, d’accord, elle se montrait sans doute un peu trop radicale dans ses paroles, mais c’était histoire de dire. Il ne devait pas espérer la voir un jour se balader avec un poupon.
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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Lun 2 Jan - 15:02


La pudeur est la ruine de la courtisane
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ael n'y pouvait décidément rien, même quand il promettait de ne plus revenir à la charge, son naturel reprenait le dessus, et il se permettait ces remarques qu'il n'était pas supposé adresser à son interlocutrice. Ce serait sans doute toujours ainsi : Cael tenait sincèrement à Lena, il voulait le meilleur pour elle, il ne voulait pas qu'elle atteigne son âge et ait le même regret que lui-même avait pu avoir alors qu'il pensait encore qu'il n'aurait jamais d'enfants, pas de vie de famille, pas même une femme avec qui passer le restant de sa vie (d'ailleurs, ce semblait particulièrement mal parti, car avec quelle femme pourrait-elle vivre une telle aventure ? Dina ? Ça ne risquait pas d'arriver)... Il savait que tout le monde n'avait pas les mêmes rêves et les mêmes ambitions, il savait que c'était là une question de tempérament, tout simplement... mais il avait toujours un peu trop tendance à vouloir faire le bonheur des autres en se concentrant sur sa vision personnelle du bonheur, sans admettre qu'il y en avait de nombreuses autres, qui étaient tout autant valables. La jeune femme était très heureuse avec le train de vie qu'elle menait, et il avait sans doute tort de penser qu'elle s'en lasserait, d'une manière ou d'une autre... néanmoins, il ne retirerait certainement pas ce qu'il lui avait dit précédemment : il en pensait en effet le moindre mot. Si un jour, par il ne savait quel miracle, Lena décidait de devenir mère, de fonder une famille et un foyer, il était convaincu qu'elle excellerait dans ce rôle, plus que ce qu'elle pouvait bien imaginer, car sous ses airs de s'en moquer, il était sûr et certain qu'elle avait de l'amour à revendre... Elle le distribuait seulement avec plus de parcimonie que Cael, qui avait bien davantage l'habitude d'accorder une affection quasi-paternel à tous les jeunes un peu paumés qui croisaient sa route et qui lui semblaient manquer de la figure d'un père.

-On verra
, dit-il, pas tant pour l'agacer ou la provoquer, car après tout, elle faisait ce qu'elle voulait de sa vie, et si elle n'avait finalement pas d'enfants mais était heureuse comme cela malgré tout, alors c'était le principal. Il tenait à Lena, c'était son bonheur qu'il voulait, au-delà de ses considérations paternalistes qui devaient peut-être lui donner le sentiment de sortir tout droit d'un autre temps, d'une époque révolue et fantasmée à laquelle il était le seul à croire encore. Il songeait, parfois, qu'ils auraient dû échanger leurs places, tous les deux. Lui, séduisant et dans la force de l'âge, prêt à fonder une famille, elle célibataire endurcie et sans attaches malgré elle. Mais la vie n'était pas ainsi faite, il faut croire. Tu veux peut-être que je te libère, non ? Tu allais à une soirée, je crois. Je dois t'ennuyer, avec tous mes radotages.

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Message#Sujet: Re: La pudeur est la ruine de la courtisane. (Cael)   Mar 21 Fév - 15:24

Cael & Lena
La pudeur est la ruine de la courtisane.
On verra, on verra… Lena se retint de dire un commentaire sur les paroles de Cael. Ils ne verraient jamais, il n’y avait aucune raison qu’elle décide un jour d’avoir des enfants. Bon, la jeune femme savait bien qu’elle était trop catégorique et qu’elle ne pouvait pas non plus prédire le futur, mais franchement ça n’était pas du tout son truc. La jeune femme ne se voyait pas du tout fonder une famille, même en tant que mère célibataire. Non parce que franchement, avoir un seul et unique partenaire dans sa vie, ça doit être super triste. Mais bon, la sirène ne pouvait pas prédire le futur donc… peut-être qu’au fond Cael avait raison d’émettre des doutes. Bon, ils verraient bien de toute façon. Franchement, Lena aimait beaucoup trop sa vie actuellement pour se prendre la tête. Elle aimait sortir tous les soirs, coucher avec énormément de personne, et ne pas se prendre la tête. Elle vivait sa vie au jour le jour, sans penser au lendemain, sans se soucier de ce que sa vie allait être. Ce qui n’était pas le cas de ses parents donc, pas plus du fé qui se trouvait sous ses yeux. Mais ils ne semblaient pas comprendre. C’était comme ça qu’elle était heureuse et elle n’avait aucune envie de changer quelque chose. Elle ne souhaitait rien changer du tout.

« On verra oui. »

Se contenta-t-elle d’ajouter tout de même, un sourire amusé sur le visage. Bon, elle n’allait pas reprocher à Cael son côté paternaliste et le fait qu’il lui fasse ce genre de remarque. Parce qu’elle savait que c’était parce qu’il tenait à elle, qu’il souhaitait son bonheur. C’était quand même agréable de savoir que quelqu’un tenait à soit de cette manière et bien plus facile à l’accepter de sa part que de ses parents. Parce qu’elle n’aurait jamais eu une conversation de ce genre avec ses géniteurs. Elle les aimait, ils l’aimaient, mais ils ne se comprenaient pas et ils ne parvenaient pas à se parler. Lena s’arrangeait la plupart du temps pour couper court à la conversation, afin de ne pas avoir ce genre de reproche de la part de son père. Mais avec Cael, les choses passaient bien plus facilement bizarrement. Sans doute parce qu’il n’était pas vraiment son père, elle prenait ses remarques plus légèrement et ne se sentait pas tout de suite agressée par lui. Et puis… il était quand même plus sympa.

« J’allais à une soirée oui. »
Enfin, elle allait surtout chasser un peu de proie à se mettre sous la dent. « Mais tu ne m’ennuies pas tu sais. » Enfin, elle n’avait pas pour autant envie d’avoir ce genre de soirée à chaque fois non plus. Ça ne la dérangeait pas de passer un peu de temps avec le fé, mais il ne faudrait pas que ça l’empêche de s’amuser comme elle avait envie de le faire. « Mais bon… je vais quand même aller tourner quelque tête avec la jupe courte. » Comme si Cael pouvait ne pas savoir comment sa soirée allait se terminer. La jeune femme se leva, s’approcha du fé pour venir déposer un baiser sur sa joue. « Ton hydromel est super bon au passage. »
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