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 Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)

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Message#Sujet: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Mar 1 Nov - 21:04

Eponine & Penny
Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
Ils n’avaient vraiment pas eu besoin de ça, ça n’avait pas du tout été le moment. Andrew n’avait pas besoin qu’on ajoute encore des soucis en plus dans son existence et Penny se sentait tellement impuissante pour l’aider. Elle faisait du mieux qu’elle pouvait, mais elle ne pouvait pas faire grand-chose non plus. En plus de tout ce qu’il y avait déjà donc, la maladie le touchait indirectement mais le touchait quand même. Leopold était malade – et de ce qu’elle avait su, son état n’était pas du tout au beau fixe – et maintenant Aaron était malade. Son frère était malade alors qu’ils étaient en froids et il ne pouvait pas lui rendre visite, pas sans prendre le risque de tomber malade. Et sans doute égoïstement, il n’était pas question pour la fée qu’elle laisse l’homme qu’elle aimait prendre ce risque, même pour son frère. Alors, elle faisait de son mieux pour que sa condition leur soit profitable à tous. Quand Eponine était venue les voir, Penny n’avait pas hésité une seconde avant d’accepter d’aider Aaron, même si elle savait d’avance que ça n’allait pas être une partie de plaisir. Et elle ne s’était pas trompée. Son beau-frère (puisque quoi que puisse penser le chasseur, elle était bien sa belle-sœur) ne faisait pas vraiment preuve de beaucoup de sympathie envers elle, quand bien même il ne refusait pas son aide. C’était déjà ça, il semblait s’être résigné au fait qu’il n’avait pas le choix. Penny était persuadée que c’était pour Eponine qu’il faisait le minimum d’effort, parce qu’il en faisait un minimum quand même.

Enfin, Penny n’était pas vraiment à plaindre, au final Aaron passait surtout beaucoup de temps à dormir. Elle tentait de l’aider du mieux qu’elle pouvait, de faire descendre sa fièvre qu’elle trouvait plus haute chaque jour passant. Par moment, dans des moments de délire, Aaron lui adressait quelques paroles pas très agréables, mais elle n’y prêtait pas attention. Et au moins, dans son état, il n’avait pas remarqué son ventre rebondi. Ce qui n’était pas un mal en soit, la fée devait bien avouer qu’elle préférait que son « beau-frère » ne sache pas de suite qu’elle était enceinte d’Andrew, même s’il savait qu’ils étaient ensemble. Elle n’avait pas vraiment envie d’aggraver leurs cas, puisqu’elle espérait vraiment qu’Aaron s’en sorte. Et ce n’était pas pour lui qu’elle l’espérait, c’était pour Andrew et Eponine. Comme elle n’acceptait pas d’aider le malade pour lui, mais pour ceux qui tenaient à lui. Après qu’Aaron se soit de nouveau endormi, Penny décida de quitter la maison d’Eponine où il était en « convalescence », ne pensant pas sa présence utile dans les prochaines heures. Elle n’allait pas s’absenter beaucoup, mais elle avait besoin de se reposer aussi… ailleurs. Mais quand elle passa le pas de la porte, son regard se posa sur Eponine qui se trouvait juste là.

« Bonjour Eponine. » Dit-elle dans un sourire, avant de s’approcher de la jeune femme pour la serrer dans ses bras. « Comment tu vas ? »
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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Mar 1 Nov - 21:27


Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
D

epuis que la maladie de Aaron avait été découverte, Ponine avait le sentiment de ne plus vivre qu'à moitié. Elle n'avait jamais eu à ce point l'impression de dépendre de quelqu'un d'autre. Elle avait toujours été indépendante, autonome, elle avait toujours pensé qu'elle pourrait supporter la solitude, qu'elle n'avait besoin de personne... mais ça, c'était indéniablement parce que le jeune homme ne faisait pas encore partie de sa vie. À présent, elle était bien incapable de parler encore de cette manière. Aaron et elle avaient mis du temps à se trouver, à parvenir à trouver un équilibre au sein d'un couple qui leur était devenu essentiel, mais en dépit de leur passé et de leurs caractères, ils y étaient parvenus. C'était trop injuste qu'on lui enlève la personne qui comptait le plus au monde à ses yeux au moment où ils étaient le mieux. Leurs vies n'étaient pas idylliques, surtout celle de Aaron qui était tombé de haut en découvrant la vie sentimentale de son frère, mais ils avaient été là pour se soutenir mutuellement, et aucun obstacle ne semblait difficile à traverser... mais celui-là... Non seulement elle ne savait pas si le jeune homme y survivrait, mais par ailleurs, elle ne s'était jamais senti plus impuissante. Elle se sentait capable de tout pour Aaron, mais à l'heure actuelle, elle était incapable de lui apporter l'aide et le soutien qu'il méritait. C'était un supplice que de ne pas pouvoir aller le voir, surtout quand elle le savait si proche d'elle, comme maintenant, alors qu'elle attendait devant la porte de sa maison que Penny en sorte dans l'espoir de prendre des nouvelles de son petit ami. Elle n'avait qu'une envie, c'était d'ouvrir cette fichue porte et d'aller trouver le jeune homme, qu'importe que ce ne soit pas prudent ! Juste pour le voir, juste pour pouvoir lui parler directement. Mais elle se faisait violence, elle se raisonnait. Aaron ne voudrait pas qu'elle prenne ce risque pour lui. Finalement, la porte s'ouvrit. Penny était là, et Ponine l'aurait presque remercié de la serrer ainsi dans ses bras. Elle en avait terriblement besoin.

-Je... pas très bien
, reconnut-elle, qui se sentait incapable de mentir en affirmant que tout allait pour le mieux pour elle. Ce n'était pas le cas, ce ne le serait pas tant qu'un remède n'aurait pas été trouvé pour soigner son petit ami. Tant qu'il oscillerait ainsi, entre la vie et la mort, elle n'irait pas bien. Et s'il devait ne jamais s'en sortir... Alors elle ne s'en remettrait jamais, voilà tout. Et toi ? ...Elle ne lui laissa pas le temps de répondre avant de reprendre la parole, incapable de contenir la question qui lui brûlait réellement les lèvres et qui ne demandait qu'à s'en échapper. Et Aaron ?


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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Ven 30 Déc - 18:45

Eponine & Penny
Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
Quand Penny avait décidé de demander à Eponine comment elle se sentait, la jeune femme n’avait pu que deviner sa réponse. C’était évident que la jeune femme n’allait pas bien, mais en même temps elle n’avait pas pu s’empêcher de lui demander ne serait-ce que pour lui prouver qu’elle se souciait d’elle. Si Penny aidait Aaron, ce n’était pas vraiment pour lui qu’elle le faisait. Bon, d’accord, elle n’avait rien contre son beau-frère (même si ce dernier serait bien incapable de la considérer comme sa belle-sœur en fait), mais elle n’avait pas spécialement d’affection pour le cadet des Hellsing. Le fait qu’il passe son temps à l’envoyer chier – puisque c’était ce qu’il faisait constamment – ne l’aidait pas vraiment à avoir envie de l’apprécier. Penny ne faisait donc pas ça pour lui, mais pour Eponine et Andrew. Parce que ces deux personnes qu’elle appréciait – qu’elle aimait en fait – tenaient à Aaron et donc, c’était la seule raison qui pouvait la pousser à accepter de jouer les infirmières avec lui. Elle espérait donc quand même qu’Eponine allait un peu bien, qu’elle ne se laissait pas complètement perdre par son inquiétude pour son petit ami. Même si elle ne pourrait que comprendre que ça soit le cas, parce qu’elle serait complètement dévastée s’il devait arriver ce genre de chose à Andrew.

Penny afficha donc un léger sourire en entendant Eponine affirma qu’elle n’allait pas très bien. La jeune femme ne pouvait que comprendre et malheureusement, elle se sentait quand même un peu impuissante. Eponine lui demanda comment elle allait, mais elle n’eut pas le temps de répondre qu’elle lui demanda rapidement comment se sentait Aaron. Penny n’en voulait pas du tout à la jeune femme de ne pas attendre de savoir si elle allait bien, au contraire elle le comprenait. À sa place, elle aurait aimé avoir vite des nouvelles de son petit ami aussi.

« Il va aussi bien qu’il le peut. »
Dit-elle doucement, un léger sourire sur le visage. Elle ne savait pas exactement comment dire les choses, parce que ce n’était vraiment pas évident. Aaron n’allait pas très bien en réalité, il était malade et son état ne s’améliorait pas vraiment. Au contraire… à chaque fois que Penny venait ici, elle constatait que son beau-frère allait de moins en moins bien. Mais elle voulait garder espoir, espoir qu’un remède allait être trouvé assez rapidement, le plus rapidement possible… avant que l’état du jeune homme ne devienne pire encore. « Je ne peux pas te dire qu’il est en forme, mais ça pourrait être pire. »

Elle voulait vraiment se montrer le plus optimiste possible, parce qu’elle voulait donner un peu d’espoir à Eponine. La jeune femme ne pouvait même pas se rendre auprès de son petit ami pour le soutenir, cette situation était vraiment difficile pour elle. Penny avait à cœur de la soulager du mieux qu’elle pouvait, ce qui était loin d’être évident en fait. Si seulement Aaron pouvait s’en sortir rapidement, ça serait merveilleux. C’était ce que la fée espérait au plus profond d’elle pour l’heure, malgré l’animosité qu’elle avait envers son beau-frère.
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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Ven 30 Déc - 20:15


Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
I

l allait aussi bien qu'il le pouvait, cette nouvelle n'avait rien d'encourageant pour la jeune femme. Au moins, il n'était pas au pire de son état, mais malgré tout, il allait toujours mal. En même temps, elle ne s'attendait pas à ce que les nouvelles soient bonnes. Si elles l'étaient, elle n'aurait pas besoin de les réclamer, elle n'aurait pas besoin d'aller trouver Penny directement. Elle fit de son mieux pour garder contenance. Elle était si angoissée, si épuisée, qu'elle se sentait capable de craquer au moindre mot prononcé. Elle se faisait violence pour empêcher ce cas de figure de se produire, mais ce n'était vraiment pas simple. Elle tenta d'esquisser un sourire, mais il se changea en grimace. Cette situation la dépassait totalement. Elle se sentait complètement désœuvrée, perturbée au possible. Elle ne pouvait qu'être reconnaissante envers Penny pour tous les efforts qu'elle faisait, bien consciente de son côté du fait que Aaron ne devait pas être des plus simple à vivre et à supporter. Elle n'en aurait pas assez d'une seule vie pour remercier Penny, pour le mal qu'elle se donnait, ce même si ce dernier ne porterait toujours pas ses fruits. Quoi qu'il doive arriver, elle éprouvait une réelle reconnaissance à son égard. Elle observa un instant son interlocutrice sans rien dire du tout. En fait, elle ne savait pas vraiment trop quoi dire. Cette situation la dépassait totalement. Elle ne savait pas quoi faire ni quoi dire. Ça l'agaçait de se dire que le moindre mot, le moindre geste, était parfaitement inutile.

-Je vois...
finit-elle par dire, ne trouvant aucun autre mot à prononcer qui ait une quelconque utilité, mais éprouvant le besoin de les dire tout de même. Elle ne savait définitivement pas de quelle manière réagir. Merci, ajouta-t-elle avec une sincère gratitude dans la voix. "Merci", c'était un mot qui manquait cruellement de force pour exprimer sa reconnaissance envers sa belle-sœur (même si c'était encore étrange de la considérer comme telle et qu'elle ne le pouvait pas, officiellement). Il a laissé un message... pour moi ? ne put-elle s'empêcher de lui demander.

Elle savait bien que Aaron n'était pas tenu de lui écrire à chaque fois, et qu'il n'en avait peut-être pas l'énergie, d'ailleurs, mais elle avait besoin d'avoir un signe de lui, n'importe lequel, quelque chose qui soit susceptible de la rassurer, de la réconforter, même si c'était sûrement égoïste de penser dans ce sens. Après tout, c'était lui qui avait besoin de réconfort, normalement, pas l'inverse, mais elle n'y pouvait rien. Elle n'était sans doute pas suffisamment forte pour supporter Aaron comme il méritait bel et bien de l'être. Elle était faible, beaucoup trop faible... vraiment bien trop faible. Et face à Penny, elle faisait bien difficilement illusion.

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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Jeu 16 Fév - 10:35

Eponine & Penny
Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
Penny voyait bien que c’était une situation difficile pour Eponine, en même temps il n’y avait aucune raison que la jeune femme parvienne à supporter la situation. Elle ne pouvait pas se rendre dans sa propre maison où se trouvait son petit ami, il était normal qu’elle ne soit pas bien. La fée ne pouvait que la comprendre, si Andrew était malade, elle ne savait pas du tout comment elle ferait pour tenir. Penny se sentait un peu inutile, elle ne parvenait pas à aider complètement Aaron et elle ne parvenait pas à soutenir entièrement Eponine. Elle faisait de son mieux pour le frère d’Andrew, mais elle ne pouvait que s’efforcer de soulager un peu ses douleurs et de s’arranger qu’il mange et boive comme il le faut. Pour Eponine, elle était à ses côtés, mais en même temps elle ne pouvait pas la soulager. La jeune femme ne serait que soulagée le jour où elle pourrait voir de nouveau son petit ami… si elle pouvait le voir. C’était ça le pire, elles ne pouvaient pas savoir si le chasseur allait s’en sortir. Elle voyait bien le désarroi de la jeune femme et la fée ne pouvait pas s’empêcher de se sentir inutile, de se sentir vraiment incapable de la soutenir comme il le fallait. Ce n’était pas évident, rien ne pourrait soulager Eponine, mais elle ne supportait pas de la voir aussi mal. Même si les deux jeunes femmes ne se connaissaient pas depuis très longtemps, Penny appréciait sincèrement Eponine. Elle ne devrait sans doute pas le faire – surtout au vu de la manière dont Aaron la traitait tous les jours – mais elle considérait vraiment Eponine comme sa belle-sœur.

Penny se contenta d’afficher un léger sourire quand la jeune femme le remercia, elle n’avait évidemment pas besoin de le faire. C’était normal que la fée fasse tout cela, même si elle ne portait pas spécialement Aaron dans son cœur. Si elle le faisait, c’était pour Eponine et Andrew et il était évident qu’ils n’avaient pas besoin de la remercier.

« Tiens, il l’a écrit, il m’a laissé ça. » Dit-elle alors, en tendant un billet qu’elle avait sortie de sa poche pour la tendre à la jeune femme. C’était un message d’Aaron, qu’elle n’avait évidemment pas lu, parce qu’elle savait bien que le jeune homme ne supporterait pas qu’elle le fasse. « Il l’a écrit lui-même, il n’a pas voulu que je l’aide. »

L’information n’était peut-être pas utile, mais Penny avait envie qu’Eponine le prenne comme un bon signe. Si Aaron avait encore la force d’écrire un message, c’était une bonne chose. Et mieux, il avait suffisamment de volonté pour le faire lui-même sans l’aide de la fée. Penny savait parfaitement que c’était parce qu’elle était ce qu’elle était, qu’Aaron prenait déjà sur lui pour la laisser venir tous les jours. Et c’était bien la preuve qu’il se battait, même si c’était pour l’empêcher de l’aider à faire quelques petites choses.

« Il est fort. »
Ajouta-t-elle, en posant une main sur l’épaule de la jeune femme. « Il va s’en sortir. »

Penny ne pouvait peut-être pas dire ça, mais elle le faisait. Parce qu’elle le croyait vraiment, elle avait envie de croire qu’elle allait s’en sortir.
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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Jeu 16 Fév - 18:22


Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
P

enny esquissa un sourire sincère quand Penny lui tendit le billet que Aaron avait rédigé pour elle. Ce n'était pas grand-chose, mais le simple fait de pouvoir lire quelques mots de lui, de ne pas rompre totalement le contact avec lui, ça la rassurait beaucoup. Elle se sentait toujours plus forte, plus sûre de l'issue de toute cette histoire quand Penny lui revenait avec un mot rédigé de la main de son petit ami. Dans ces moments-là, elle se disait qu'il était vraiment possible pour eux de s'en sortir, et elle se disait aussi que leur lien, leur relation lui donnerait à lui la force de guérir et à elle l'espoir que cela arrive. C'était le cas. Elle devinait l'écriture de Aaron sur le dessus du billet, et déjà, elle se sentait un peu mieux, d'autant mieux qu'elle savait donc que c'était bel et bien le jeune homme qui avait écrit en main propre ce mot à son intention, en dépit de l'état où il se trouvait. Elle l'avait compris en reconnaissant son écriture (même si tremblante, ce qui laissait deviner qu'il n'était pas au meilleur de sa force), mais elle en avait à présent la confirmation définitive, et ça lui faisait du bien, d'autant que son interlocutrice en tirait les mêmes conclusions qu'elle-même. Il était fort. Est-ce qu'il allait s'en sortir ? Va savoir, mais il allait en tout cas tout faire pour. Et Ponine aimait à se dire qu'à elle seule, elle constituait déjà pour lui une raison de se battre, tout comme elle se serait battue pour le revoir coûte que coûte si la situation avait été inversée. Oh, comme elle détestait cette situation ! C'était d'autant plus frustrant qu'elle savait pertinemment que, présentement, elle n'aurait qu'une porte à franchir pour être près de lui. Mais non, c'était impossible.

La jeune femme hocha la tête tout en rangeant précautionneusement le billet dans l'une de ses poches. Elle avait très envie de le lire dans la seconde, mais elle préférait attendre d'être seule. C'était peut-être idiot, mais elle n'aimait pas l'idée qu'on la voie voir cette lettre, d'autant qu'elle ne savait pas du tout comment elle allait y réagir. Elle se sentait déjà tout sauf solide et sûre d'elle, en cet instant, elle n'avait pas envie de s'effondrer devant Penny. Et même si l'inverse se produisait, si ces mots lui redonnaient du courage, en lissant cette missive devant quelqu'un, elle aurait le sentiment que cette personne, même sans rien savoir des mots écrits, pénétreraient son intimité. Alors cela attendrait. Elle ne comptait pas fausser compagnie à Penny pour autant. Au contraire, ça lui faisait du bien de lui parler.

-Il faut qu'il s'en sorte,
confirma-t-elle simplement. Il le fallait. Parce qu'elle ne pouvait pas vivre sans lui. Et avec toi, il est comment ?

Elle savait qu'elle avait mis Penny en position délicate en lui demandant de veiller sur la personne qui la détestait sans doute le plus au monde présentement. Elle voulait tout de même s'assurer que ce n'était pas trop dur pour elle.

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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Ven 14 Avr - 11:00

Eponine & Penny
Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
Si Eponine avait ouvert le billet d’Aaron au lieu de le ranger dans sa poche, pour le lire tout de suite, Penny ne lui en aurait pas du tout voulu. Au contraire, elle aurait compris que la jeune femme ait envie de voir tout de suite ce que son petit ami avait écrit. Mais en même temps, la fée comprenait aussi qu’elle ne souhaite pas le découvrir en présence de quelque d’autre. Elle ne lui en aurait pas non plus voulu si elle avait décidé de lui fausser un peu compagnie, afin de justement lire ce billet. Mais elle ne l’avait pas fait, elle l’avait mis dans sa poche. Elle ne pourrait pas lui en vouloir en tout cas non, parce que la jeune femme était capable de comprendre que tout cela était particulièrement compliqué pour Eponine. Elle n’osait vraiment pas imaginer ce qu’elle ressentait, en sachant qu’Aaron était malade de l’autre côté de la porte, sans pouvoir le voir, sans pouvoir l’approcher. Penny serait devenue folle si elle n’avait pas pu s’approcher d’Andrew. Malheureusement, Eponine ne pouvait pas le faire, Aaron n’apprécierait pas qu’elle prenne tant de risque. Même si peut-être que sur la fin… mais il fallait espérer que ça n’arrive pas du tout, que cette fin ne soit pas définitive. Même si Penny n’avait pas d’affection particulière pour son beau-frère, elle n’avait aucune envie qu’il meure. Pour Eponine, pour Andrew, qui ne le supporteraient pas.

Penny afficha un sourire d’encouragement à la jeune femme quand elle confirma le fait qu’il devait s’en sortir. Penny pensait vraiment qu’Aaron était suffisamment fort pour s’en sortir. Qu’il avait suffisamment de force pour tenir, parce qu’il tenait vraiment à revoir Eponine. La jeune femme serait la force pour le chasseur, celle qui allait le pousser à tenir le plus longtemps possible pour la revoir. Elle ne perdit pas son sourire quand Eponine lui demanda comment il était avec elle. Bonne question.

« Il est… » Elle hésita une seconde sur le terme à utiliser. Il n’avait pas non plus envie qu’Eponine prenne mal ce qu’elle allait dire, mais en même temps elle ne voulait pas lui mentir. Si jamais elle affirmait que le frère d’Andrew était agréable avec elle, elle ne le croirait pas de toute manière. « Il ne m’appelle jamais par mon prénom et il n’a pas manqué de me rappeler, souvent, que je lui avais pris son frère. » Et la fièvre n’aidait pas spécialement à ce que leur conversation se passe bien. « Mais je prends ça pour une bonne nouvelle. Tant qu’il aura la force de me détester, il aura celle de se battre. »

Et elle le pensait vraiment. Au moment où son beau-frère allait se montrer sympa avec elle, la jeune femme se poserait vraiment des questions. Tant qu’elle était la fée de son frère, qui lui avait pris son frère, qui avait gâché sa vie, alors c’était bon signe. Même si, au fond, Penny espérait quand même qu’un jour, sa relation avec le jeune homme se passe mieux.
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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Ven 14 Avr - 20:26


Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
E

ponine connaissait suffisamment bien Aaron (elle avait même envie de penser qu'elle le connaissait par coeur, même si c'était sûrement très présomptueux de sa part) pour savoir que le jeune homme ne finirait sans doute jamais par sauter dans les bras de Penny, elle ne se leurrait pas quant au fait que cette dernière devait en voir des vertes et des pas mûres avec lui, mais, sans doute assez naïvement, elle avait osé espérer tout de même que le jeune homme finisse par se montrer un peu plus clément avec elle, parce qu'il lui reconnaîtrait cette grande douceur et cette extrême gentillesse que l'on ne pouvait décidément pas ôter à cette femme par ailleurs incroyablement généreuse (parce qu'il fallait l'être en effet pour agir comme elle le faisait : c'est à dire accepter de prendre soin d'une personne qui n'avait de cesse que de vous rabaisser juste pour rendre service à des personnes à qui vous tenez). Mais visiblement, même la maladie ne suffirait pas à altérer la vision que Aaron avait de la fée... La fée qu'il continuerait à considérer comme telle et pas comme une personne à part entière, avec un nom, un prénom et des sentiments propres. Aaron, même agonisant, n'oubliait donc pas de rappeler à Penny qu'elle lui avait "volé" son frère. Ce propos serrait le coeur d'Eponine, quelque part, elle se sentait un petit peu tributaire des propos du jeune homme, et quand il se montrait si désagréable avec Penny, elle avait comme le sentiment d'en être en partie responsable, quand bien même ce n'était pas le cas. La jeune humaine osa un léger sourire quand son interlocutrice ajouta que tant qu'il aurait la force de la détester, il l'aurait sans doute de se battre également. C'était sans doute vrai, oui, mais tout de même, Eponine aurait réellement préféré que les choses se passent d'une tout autre manière. Mais elle n'y croyait plus vraiment maintenant, si au moins Aaron pouvait survivre, alors elle n'aurait pas tout perdu.

-Tu as sûrement raison,
admit tout de même la jeune femme, même si elle n'aimait pas l'idée d'approuver un propos qui devait leur rappeler combien la situation était délicate et combien les tensions étaient nombreuses... mais en même temps, il fallait bien en passer par là. Je suis vraiment désolée que ça se passe comme ça, ne sut-elle s'empêcher de s'excuser, même si elle n'était bien sûr pas responsable de l'attitude de Aaron (même si elle ne l'aidait pas, puisque le fait que Penny lui ait sauvé la vie ajoutait à son dilemme). J'avoue que j'espérais un peu que tout ça, cette situation... ça vous permette au moins de mieux vous entendre.

Mais à toute chose malheur n'était pas forcément bon. Parfois, rien n'allait et c'était tout.

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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Mer 31 Mai - 23:14

Eponine & Penny
Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
Penny aurait très bien pu mentir à Eponine, lui dire que ça allait, qu’Aaron se montrait étrangement agréable avec elle. Mais la fée ne tenait pas à lui mentir, parce que ça ne servirait à rien, parce que ça ne l’aiderait pas. Et qu’au final, la jeune femme l’apprendrait peut-être et n’aurait pas besoin de savoir qu’elle avait menti. Donc, Penny se montrait sincère même si la fée se doutait que ça ne plaisait pas énormément à Eponine d’entendre ça. Au fond, elle aurait bien aimé que les choses soient différentes qu’Aaron se montre plus agréable avec elle que ça, éventuellement qu’ils puissent mieux s’entendre. Oui, au fond, Penny avait cru un instant que le fait qu’elle accepte de s’occuper de lui allait changer son comportement, qu’il allait se montrer plus enclin à l’accepter. Même si bien sûr, c’était une Hellsing et qu’il y avait peu de chance qu’il l’apprécie, parce qu’elle foutait quand même une sacrée pagaille dans sa vie à cause de sa relation avec Andrew. Mais bon… elle aurait aimé que les choses s’amenuisent un peu, que les tensions diminuent. Mais Penny avait quand même envie de croire que la force qu’il mettait encore pour la détester allait lui permettre de justement se battre pour sa propre vie. Dans le seul but, par exemple, de ne pas mourir alors qu’il se trouvait auprès d’une créature. D’être aussi faible devant elle, celle qui gâchait la vie de son frère selon ses dires.

Penny afficha un sourire à Eponine pour lui dire qu’elle n’avait pas à s’excuser. Ce n’était pas du tout à elle de lui présenter des excuses. Elle n’y était pour rien après tout si les choses se passaient comme ça. La fée et le chasseur étaient les seuls responsables. Penny parce qu’elle aimait un chasseur, qu’elle éloignait un homme de sa famille (et elle savait qu’Aaron tenait énormément à son frère et que c’était pour cette raison qu’il réagissait de cette manière). Le chasseur parce qu’il ne pouvait pas faire de compromis. En même temps, Penny ne le demandait pas vraiment. Bien sûr, elle n’avait aucune envie que le petit ami d’Eponine en veuille encore à Andrew, parce qu’elle savait qu’il souffrait de la colère de son cadet. Mais elle ne demandait pas à ce qu’elle l’apprécie. Seulement qu’il ne se retourne pas contre son frère.

« Je sais. »
Dit-elle doucement, en posant une main sur le bras d’Eponine. Elle savait en effet qu’elle avait espéré que la situation s’arrange, puisqu’elle avait accepté de prendre soin du chasseur. Elle aussi, Andrew aussi l’espérait d’ailleurs. Mais est-ce qu’ils étaient capables de s’apprécier, même un peu ? Penny avait envie de croire que oui en un sens, ils pouvaient s’apprécier. En tout cas, elle avait envie de croire qu’elle pouvait l’apprécier lui, même s’il ne faisait rien pour. Ce n’était pas vraiment une position agréable qu’elle avait, mais elle comprenait sa rancœur. Et si une fille comme Eponine, qu’elle appréciait sincèrement, l’aimait, alors il devait y avoir une raison. L’inverse par contre, Penny ne pouvait pas vraiment le parier. « Mais il ne faut pas perdre espoir. Aaron est malade, il ne se sent pas bien, il n’a sans doute pas envie d’en rajouter une couche. Quand il va guérir, ça sera peut-être différent. »

Quand il allait guérir oui, parce qu’elle voulait considérer que ça allait être le cas.
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Message#Sujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)   Jeu 1 Juin - 18:27


Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille.
E

videmment, Penny devait le savoir, elle aussi avait dû espérer, consciemment ou pas, que cette situation aurait au moins le mérite de la rapprocher de celui qui était, qu'il le veuille ou non, son beau-frère, mais ça avait été visiblement trop demander. Elle n'avait pas pu échapper à cette possibilité, parce que Andrew devait l'espérer autant qu'elle, et Penny également, mais Aaron était borné au-delà du concevable, même à l'article de la mort, la rancoeur prenait le pas sur le pardon, quand bien même Penny était la jeune femme la plus douce et la plus sympathique qu'Eponine ait jamais rencontrée. Il fallait manifestement se faire un raison. Penny l'exhortait à garder espoir. Plus facile à dire qu'à faire. Ponine n'avait rien d'une grande optimiste, bien au contraire. Elle était plutôt de nature pessimiste, à vrai dire, et le verre, chez elle, était bien plus souvent à moitié vide que plein. Mais au final, en la circonstance, c'était tout ce qu'il leur restait encore, l'espoir, alors il ne fallait sans doute pas le perdre, même si, quelque part, la jeune femme se disait qu'elle ferait bien de se préparer à l'éventualité plus que probable que la fée quitte sa maison un jour en lui apprenant que Aaron n'avait pas passé la nuit... Qu'est-ce qu'elle ferait si une chose pareille devait arriver ? Elle n'en savait trop rien, pour tout dire. Elle avait toutes les peines du monde à le concevoir, c'était une perspective bien trop douloureuse à ses yeux. Sa vie avait eu si peu de sens avant que le chasseur ne fasse irruption dans sa vie, elle n'en aurait plus aucun s'il devait disparaître pour de bon. Oui, bon... de l'espoir. D'accord, de l'espoir... elle devait encore y croire.

-Peut-être,
répondit-elle sans vraiment y croire, un sourire contrit déposé sur ses lèvres.

Même si Aaron s'en sortait, elle ne pensait pas que ça changerait quoi que ce soit. Bien au contraire, puisqu'il serait en pleine disposition de ses moyens, il aurait aussi toutes les raisons du monde, en fin de compte, de rester campé sur ses positions. Même si, en prenant soin de lui maintenant, Penny lui sauvait dors et déjà la vie, ni plus ni moins, et qu'il le veuille ou non.

-On verra bien... quand il guérira...
Parler au futur aurait dû être rassurant, mais Ponine entendait le futur comme du conditionnel. Elle n'y croyait pas, elle n'arrivait pas à y croire. Elle voulait par-dessus tout qu'il s'en sorte, mais les chances semblaient si minces, en fin de compte. Tu ferais bien de rentrer, je suis en train de te retenir pour rien, observa-t-elle alors.

Penny devait être impatiente de retrouver Andrew, elle ferait mieux de partir de son côté.

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Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. (Eponine)
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